Critiques jeux

Critique: Pragmata

Voici notre critique du jeu Pragmata, testé sur PlayStation 5.

Genre: Action-Aventure, Jeu de tir, Jeu de réflexion
Développeur: Capcom
Date de sortie: 17 Avril 2026

Disponible sur PlayStation 5, Nintendo Switch 2, Xbox Series et PC.

Depuis le début de l’année, Capcom ne cesse de nous impressionner. Après le succès monstre de Resident Evil Requiem, la compagnie revient à la charge avec Pragmata, une toute nouvelle propriété intellectuelle. Cependant, présenter un tout nouveau jeu peu de temps après une sortie aussi majeure que Requiem représente un pari risqué qui demande une confiance à toute épreuve. Ce risque est d’autant plus marqué que ce projet a d’abord été annoncé en 2020, avec une sortie prévue en 2022. À la suite de certains problèmes de développement, le jeu a été reporté. Ce n’est qu’en 2025 que Capcom a finalement annoncé le retour du projet, avec une sortie officielle prévue en 2026. Malheureusement, le mal était fait, et une certaine crainte s’était installée chez les joueurs. Cette crainte était principalement liée aux nombreux reports et aux difficultés de développement, notamment en raison de l’implication d’une nouvelle équipe en cours de route. Heureusement, depuis l’annonce de son retour, il a su se faire désirer grâce à des bandes-annonces prometteuses. On y découvre une jouabilité hors du commun, une direction artistique captivante et des personnages à la fois touchants et mystérieux. Cette mise en valeur a porté ses fruits, puisque le titre a bénéficié d’un énorme engouement, tant du côté de la presse que de la communauté des joueurs. Mais est-ce que Pragmata est aussi bon qu’il en a l’air? C’est ce que nous verrons dans cette critique.

Une aventure à la fois terre-à-terre et lunaire

Pragmata nous transporte dans la peau de Hugh, un astronaute faisant partie d’une équipe chargée de se rendre sur une station lunaire afin de comprendre pourquoi toute communication avec la Terre a été perdue. À leur arrivée, l’équipage constate rapidement que quelque chose cloche: la base est complètement vide. À la suite d’un tremblement lunaire, la station subit d’importants dégâts, éliminant la majeure partie de l’équipage. Hugh demeure le seul survivant, coincé dans cette base lunaire où il se retrouve désormais prisonnier, sans aucun moyen de communication avec la Terre.

On apprend rapidement que la base est sous le contrôle d’une intelligence artificielle hostile nommée IDUS, responsable du chaos qui règne sur la station. Pour arriver à ses fins, celle-ci a pris le contrôle de tous les systèmes électroniques et des robots, les transformant en armes redoutables destinées à éliminer toute présence humaine sur la Lune. Pour espérer retourner sur Terre, Hugh doit impérativement trouver un moyen de rétablir les communications afin d’alerter les autorités de la situation critique, mais aussi pour espérer s’en sortir vivant.

Fermez les yeux et embarquez avec moi dans une aventure spatiale hors du commun.

Peu de temps après le début de notre périple, on fait la rencontre de Diana, un androïde à l’apparence d’une petite fille, qui se décrit comme une « Pragmata », soit le résultat d’une création technologique conçue par les scientifiques de la base. Se retrouvant seule à la suite des événements tragiques, elle se joint rapidement à Hugh afin de l’aider dans sa mission: contacter la Terre et quitter à tout prix cette station désormais sous l’emprise d’une IA hostile.

Pragmata n’est pas un jeu qui mise sur les rebondissements à répétition ou les embranchements narratifs complexes. Dès le départ, le jeu pose clairement ses bases et son objectif principal, et l’on sait exactement à quoi s’attendre. On est loin des choix qui modifient le récit ou des intrigues labyrinthiques difficiles à suivre. Ici, l’expérience repose davantage sur l’exploration de cette station lunaire corrompue, mais surtout sur la relation entre Hugh et Diana, qui constitue, selon moi, la véritable force du jeu.

On saura bien assez vite ce qui s’est passé…
Le début d’une relation assez improbable.

Hugh et Diana, une complicité intergalactique

Dès les premiers instants de la rencontre entre Hugh et Diana, ce dernier demeure assez réticent quant aux intentions de l’androïde, étant donné que l’IA a pris le contrôle de tous les robots à bord de la station. Cependant, il réalise rapidement qu’elle est somme toute inoffensive et animée par une curiosité et une douceur qui correspondent parfaitement à son apparence de petite fille. C’est au fil de l’aventure que Hugh développe un certain sentiment d’attachement envers Diana. On suit et on vit l’évolution de cette complicité grandissante, jusqu’à en venir, nous aussi, à ressentir cet attachement. Peu à peu, Hugh adopte même une posture de père protecteur envers la jeune androïde.

Cette relation repose en grande partie sur le côté fragile, adorable et curieux de Diana. Bien qu’elle possède une vaste connaissance de tout ce qui touche à la station lunaire, elle ne connaît rien de la planète Terre, ce qui attise énormément sa curiosité. Elle ne cesse de poser des questions sur la vie humaine, les objets du quotidien et les activités terrestres, nourrissant ainsi un rêve: celui de s’y rendre un jour, une promesse que Hugh lui fait à maintes reprises.

Aussitôt imprimé, aussitôt utilisé! Diana interagit avec tous les nouveaux objets.

Grâce au côté enfantin, joueur et curieux de Diana, on oublie souvent qu’il s’agit en fait d’un androïde et non d’une vraie fillette humaine. Au-delà de l’aspect émotionnel, cette complicité possède aussi une dimension très concrète en jeu. Lors de l’exploration, Diana s’installe sur le dos de Hugh et l’accompagne dans chacun de ses déplacements. Elle possède une capacité de piratage qui lui permet d’interagir avec les systèmes électroniques de la station: portes, ascenseurs, panneaux de contrôle, et même avec les robots ennemis.

Diana devient ainsi un atout essentiel pour Hugh, puisqu’elle permet d’activer divers mécanismes et de faciliter la progression. Elle joue également un rôle clé en combat en rendant vulnérables les robots hostiles. Toutefois, cette relation fonctionne dans les deux sens: Hugh est tout aussi indispensable pour Diana, puisqu’il doit profiter des ouvertures créées par le piratage pour éliminer les ennemis, une tâche qu’elle ne pourrait accomplir seule. Cette chimie se fait rapidement sentir en pleine action. Si Hugh se fait attaquer par un ennemi, qu’il est projeté au sol et que Diana est éjectée dans une autre direction, son premier réflexe, une fois relevé, est de courir immédiatement vers elle pour la protéger et la remettre sur son dos.

Diana est une grande aide autant en exploration…
… que lors des combats.

L’inverse est tout aussi parlant. Diana demeure constamment aux aguets et, si l’on prend le temps de l’écouter, elle nous avertit lorsqu’un ennemi s’approche dans notre angle mort, nous indique le moment idéal pour esquiver une attaque, ou encore met en lumière les points faibles des adversaires. Pragmata propose peut-être une approche rafraîchissante du genre avec ses mécaniques originales, mais il mise avant tout sur la synergie et la complicité croissante entre Hugh et Diana, véritable cœur de l’expérience.

Une jouabilité qui allie synergie et réflexes

Cette complicité et cette synergie entre Hugh et Diana constituent un élément clé de l’arc narratif du jeu, mais elles sont tout aussi essentielles au cœur de la jouabilité. Pendant que Hugh s’occupe des déplacements et des combats, Diana, de son côté, gère le piratage des différents éléments corrompus de la station lunaire, y compris les ennemis.

D’entrée de jeu, il est important de préciser que le joueur contrôle à la fois Hugh et Diana, simultanément, avec une seule manette. Le piratage de Diana se fait à l’aide des touches situées à droite (par exemple, les touches « Croix », « Carré », « Triangle » et « Cercle »), tandis que le reste des commandes est dédié à Hugh. Cette dualité peut sembler déroutante au départ, mais elle devient rapidement intuitive. Après quelques minutes seulement, ce double contrôle s’apprivoise étonnamment bien.

Les 15 premières minutes de jeu!

Parlons d’abord de l’exploration. Celle-ci se veut simple et efficace, grâce à une approche volontairement épurée. Hugh peut marcher, courir, grimper, sauter et planer à l’aide de ses propulseurs, tout en utilisant les différentes armes de son arsenal. Cependant, cette progression est souvent freinée par des zones verrouillées par l’IA de la station, qui bloquent notre avancée. C’est ici que Diana entre en jeu. Grâce à ses capacités de piratage, elle peut déverrouiller ces passages et interagir avec divers terminaux. Ces interventions prennent la forme de petits puzzles à résoudre, permettant ainsi de débloquer de nouvelles zones.

Le piratage de Diana joue également un rôle central lors des affrontements. La synergie entre ses capacités et la puissance de feu de Hugh représentent le cœur même du système de combat. Sans l’un des deux, il serait impossible de venir à bout des ennemis. Les armes de Hugh seules ne suffisent pas à percer les défenses des robots, tandis que le piratage de Diana ne sert qu’à les ralentir ou à les rendre vulnérables. C’est donc cette complémentarité qui permet de triompher, renforçant encore une fois le thème de la collaboration entre les deux personnages.

Une vraie pirate

Concrètement, lorsqu’on cible un ennemi, une grille de piratage apparaît à l’écran. Celle-ci prend la forme d’un quadrillage aux dimensions et à la complexité variables selon l’adversaire. L’objectif est simple: relier un point de départ à un point d’arrivée, représenté par une case verte, à l’aide des touches dédiées. Les premières grilles sont assez simples, mais la difficulté augmente progressivement. On y retrouve alors des obstacles, des pièges, mais aussi des bonus et des cellules positives qui amplifient l’efficacité du piratage.

Au départ, ce système peut sembler répétitif, et l’on pourrait craindre une certaine redondance. Pourtant, le jeu parvient à renouveler constamment l’expérience. Certaines séquences demandent simplement de tracer un chemin direct, tandis que d’autres nous plongent dans de véritables labyrinthes remplis de dangers. De plus, optimiser son tracé en passant par des cellules bonus devient rapidement un élément stratégique important. Le tout se déroule en temps réel, pendant que l’on doit continuer à se déplacer et esquiver les attaques ennemies, ajoutant une couche de tension et de coordination particulièrement efficace. Pour ma part, il s’agit d’un système que je n’avais jamais expérimenté auparavant, et Capcom frappe juste avec cette approche. Pragmata n’est pas un simple jeu de tir où l’on avance en tirant sans réfléchir. Ici, coordination, anticipation et réflexes sont essentiels pour progresser et surmonter les défis proposés.

Il y a des grilles plus difficiles que d’autres.

Une personnalisation cinq étoiles

Pragmata se veut un jeu assez linéaire, de type « couloir », où chacune de nos explorations débute dans un hub central depuis lequel on se téléporte vers différentes zones. Durant ces phases d’exploration, on retrouve également des terminaux de téléportation permettant de revenir rapidement à la base. Il s’agit d’une approche que l’on voyait beaucoup auparavant, mais qui a été délaissée au profit de mondes ouverts. Ici, le pari de proposer une expérience linéaire pouvait sembler risqué. Pourtant, force est d’admettre que c’est extrêmement bien amené. On prend un réel plaisir à évoluer dans un jeu structuré, sans tomber dans des environnements vastes, mais souvent vides et sans âme.

Il est possible d’imprimer et, surtout, d’améliorer nos armes favorites.
Où mettre nos points d’amélioration?
Les améliorations les plus puissantes demandent des Pure Lunum.

La base centrale ne sert pas uniquement de point de téléportation. Elle constitue aussi un lieu d’interaction avec Diana, un espace pour relever différents défis afin d’obtenir des récompenses, mais surtout un centre de personnalisation et d’amélioration. Avant chaque mission, en passant par le hub central, le jeu nous encourage fortement à bien nous préparer. Il signale même les emplacements laissés vides afin d’éviter les oublis. Cette préparation permet de choisir les armes à équiper (une par direction de la croix directionnelle), sachant qu’il est possible de posséder plusieurs variantes d’un même type. On peut également équiper des modificateurs sur le scaphandre, qui offrent des améliorations passives ou ajoutent des capacités spéciales. Ces modules sont entièrement personnalisables et peuvent être changés à volonté dans le hub.

La préparation est une étape cruciale avant de retourner à l’exploration.

Enfin, les nœuds de piratage viennent enrichir le système de Diana en ajoutant des effets variés: réduction de défense, paralysie, confusion, piratage multiple ou encore attaques critiques. Ces nœuds constituent, selon moi, l’un des éléments les plus intéressants de la personnalisation. En cas d’échec, le retour au hub permet d’ajuster sa stratégie en modifiant son équipement. Par exemple, face à une horde d’ennemis, privilégier la paralysie et la confusion peut s’avérer efficace, tandis qu’un ennemi plus résistant demandera plutôt une combinaison axée sur les attaques critiques et la réduction de défense.

Ce système de préparation peut sembler simple, voire anodin au départ, mais il devient rapidement essentiel pour progresser efficacement. Les mécaniques sont accessibles, faciles à comprendre et rapides à maîtriser. Ici, pas d’arbre de compétences complexe aux multiples embranchements : on mise sur un système de modules à équiper, simple et efficace, qui s’intègre parfaitement à l’expérience proposée.

Il est possible d’ajuster les nœuds de hacking selon les ennemis que l’on affronte.

Une direction artistique à couper le souffle

On dit souvent qu’il ne faut pas se fier aux premières apparences pour se forger une opinion, et Pragmata en est un excellent exemple. Lorsque le jeu s’est dévoilé et qu’on a appris qu’il se déroulerait sur une station lunaire, j’ai, comme bien d’autres joueurs, ressenti une certaine inquiétude quant à la variété des environnements proposés. Je craignais de passer la majeure partie de l’aventure dans des couloirs gris et uniformes d’une station spatiale inhabitée. Au contraire, Pragmata propose une étonnante diversité d’environnements et de biomes, selon les zones explorées. Forêts, villes, cavernes, plages: cette variété est rendue possible grâce au Lunafilament, une ressource utilisée par des machines de type « imprimante 3D » permettant de recréer des écosystèmes, des paysages et divers éléments issus de la Terre. Cette idée s’avère particulièrement ingénieuse, puisqu’elle justifie habilement la diversité visuelle tout en évitant la redondance.

Au-delà des environnements, Pragmata impressionne également par son rendu visuel global, notamment au niveau des personnages. Ces derniers sont remarquablement bien modélisés. Diana, en particulier, se démarque par la qualité de ses expressions faciales, d’un réalisme saisissant, ainsi que par la physique de ses cheveux, enfin crédible et naturelle. Ces détails viennent renforcer son caractère et, sans cette qualité d’animation, il serait difficile de ressentir un attachement aussi fort envers elle.

Grâce au système d’impression 3D de la station, on passe d’une ville…
… à une forêt…
… tout en restant à la surface de la lune.

Sur le plan sonore, la direction artistique brille tout autant. Les dialogues entre Hugh et Diana constituent l’un des points forts de l’expérience. Fidèles à l’identité du jeu, qui repose sur leur relation, les échanges sont omniprésents et naturels. Diana pose des questions sur le monde qui l’entoure, tandis que Hugh lui répond avec sincérité. Elle lui offre aussi des conseils en exploration comme en combat, donnant lieu à des échanges parfois en plein affrontement. Heureusement, ces dialogues sont bien dosés et ne deviennent jamais envahissants ou répétitifs. Ces interactions traduisent parfaitement la dynamique entre les deux personnages: une relation presque parentale. Hugh transmet son expérience, alors que Diana, avec sa logique propre, apporte un regard neuf et parfois surprenant sur le monde qui l’entoure. Cette complémentarité enrichit considérablement l’immersion.

Mon avis

Vous l’aurez sûrement deviné, j’ai adoré mon expérience avec Pragmata. Malgré certaines réticences au départ, mon appréhension s’est rapidement dissipée, au point que le jeu est devenu l’un de ceux qui m’ont le plus marqué ces dernières années. Non, il ne propose pas une histoire remplie de rebondissements ni une aventure de plus de 50 heures dans un vaste monde ouvert. Ici, on mise plutôt sur une expérience plus courte, soit une dizaine d’heures, mais sans temps mort, avec un rythme soutenu du début à la fin. Pragmata propose également un système de combat original, où la planification et la coordination sont essentielles. Le joueur doit jongler en temps réel entre les déplacements, les tirs et le piratage des ennemis. Une approche qui peut sembler intimidante au premier abord, mais qui se révèle finalement très intuitive une fois la manette en main. Mais au-delà de ses mécaniques, le jeu tire véritablement son épingle du jeu grâce à sa direction artistique, mais surtout grâce à la relation entre Hugh et Diana. Leur synergie, leur complicité, cette relation presque parentale, créent un attachement sincère. On en vient à ressentir un véritable désir de protéger Diana, comme Hugh le fait tout au long de l’aventure. Cela faisait longtemps qu’un jeu ne m’avait pas procuré un tel sentiment d’attachement envers ses personnages, et ça fait du bien. J’ai été agréablement surpris par Pragmata et je lui donne la solide note de 9 sur 10!

Points positifs:

  • Une direction artistique visuelle réussie
  • La synergie et les interactions entre Hugh et Diana
  • Un système de combat mêlant habilement action et réflexion
  • Une grande liberté de personnalisation
  • Une exploration récompensée par de nombreux éléments à découvrir
  • Des défis supplémentaires qui prolongent l’expérience
  • Des combats de boss spectaculaires
  • Une difficulté bien dosée

Points négatifs:

  • Une aventure un peu courte, on en voudrait davantage
  • Un système de piratage qui peut devenir répétitif sur la durée pour certains joueurs
  • Une structure linéaire qui pourrait ne pas plaire à tout le monde

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Pragmata. N’hésitez pas à nous partager votre avis sur le jeu dans la section commentaires ci-dessous !

Merci à Capcom de nous avoir fourni une copie du jeu afin de réaliser cette critique.

Christopher Drouin
Les derniers articles par Christopher Drouin (tout voir)
 
Partager

Christopher Drouin

Dans la trentaine, originaire de la Beauce.. Il a le bonheur d'être marié et papa de 2 beaux enfants. Il est dessinateur industriel depuis maintenant près de 14 ans et parallèlement, il est aussi pompier volontaire et premier répondant. Gameur depuis son tout jeune âge. Il a découvert le gaming grâce à la Super Nintendo. Depuis cette console, il a possédé toutes les autres consoles suivant cette génération. Actuellement sur la nouvelle génération, il est le genre de joueur qui aime toucher à tout de près ou de loin. Au plaisir de discuter gaming avec vous, ou même de se retrouver en ligne lors d'une partie. Game On !

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.