Critique: Gravelord
Voici notre critique du jeu Gravelord, testé sur PC.

Genre: Boomer Shooter, Doom-like, Roguelike, FPS
Développeur: Fatbot Games
Date de sortie: 21 mai 2026
Disponible uniquement sur PC.
Avez-vous déjà entendu parler de Boomer Shooter ou de Doom Like? Ce sont des termes qui désignent la plupart des jeux de tir à la première personne des années 90. Des titres tels que Doom, Quake, Wolfenstein et Duke Nukem en sont de parfaits exemples. Il s’agit de jeux rapides, brutaux et remplis d’armes toutes plus balaises les unes que les autres dans lesquels les joueurs affrontent des hordes d’ennemis. Gravelord coche toutes les cases nécessaires pour en faire un Boomer Shooter par excellence. La petite équipe de Fatbot Games, composée de vétérans de l’industrie, nous offre aujourd’hui leur lettre d’amour aux shooters qui ont bercé notre enfance. Préparez-vous au carnage!
Le fossoyeur
Dans Gravelord, vous incarnez un fossoyeur nommé Queedo. De nos jours, les morts ne veulent pas rester morts, et c’est votre devoir de les remettre à leur place. Le métier de fossoyeur a considérablement changé depuis que la Keron Husk Company, une entreprise spécialisée dans la lutte contre la mort, a mis au point un sérum permettant de ranimer les défunts. L’introduction est simple, mais joliment illustrée et le doublage est vraiment excellent. Elle introduit le joueur dans l’histoire, présente le thème et établit l’ambiance en laissant comprendre que ce jeu assez humoristique. Plus tard dans l’aventure, vous aurez l’occasion de découvrir davantage sur Queedo et son univers à travers les bandes dessinées cachées dans les niveaux. Nous en discuterons plus en détail dans un autre chapitre.
Queedo est le fossoyeur le plus balaise de la planète. Il est viril, musclé, et il vous fera certainement penser à Duke Nukem grâce à son cigare et ses répliques sanglantes. Tout au long du jeu, il commente l’action, mais heureusement, pas de manière abusive. La plupart de ses répliques sont pour public averti et il est difficile de ne pas éclater de rire à certaines d’entre elles. Le héros apporte une touche personnelle au jeu, et il semble parfaitement à sa place dans cet univers. J’ai beaucoup aimé le thème des zombies, des cimetières, de l’architecture gothique et des démons.



Un jeu rapide et brutal
La jouabilité est l’élément clé pour un jeu de ce genre. Gravelord fait partie des nombreux jeux de cette catégorie qui sont publiés chaque année sur PC. Depuis l’existence de ce type de jeu, nous avons vu une multitude de studios tenter de reproduire le succès de Doom. Bien que plusieurs aient échoué, Gravelord réussit à trouver le bon équilibre entre nervosité, rapidité et agressivité. Il encourage les joueurs à se déplacer sans cesse et à attaquer avec férocité. Chacune des cinq armes disponibles, soit le pistolet, le fusil à pompe, la mitrailleuse Gatling, le lanceur de bombes et le fusil électrique, possède ses propres forces et faiblesses. Le pistolet de base, par exemple, est très efficace contre les ennemis éloignés et son tir alternatif peut envoyer trois balles d’un seul coup, ce qui est plutôt bien. L’artilleur de bombe anéantit les ennemis, mais il vous anéantira également si vous vous trouvez trop près des explosions qu’il provoque. Et alors que la majorité des jeux nous ont habitués à des haches, des épées ou même des tronçonneuses, Queedo, lui, est armé d’une pelle. Cette arme est pour le moins inusitée. De plus, elle est thématiquement très bien intégrée dans la thématique et elle est vachement puissante.


Pour ce qui est de la difficulté, le jeu pourrait bénéficier d’un mode débutant afin qu’un plus grand public puisse y jouer, car la difficulté actuelle est clairement destinée aux vétérans. C’est un jeu créé par des passionnés, pour des passionnés. Je crois que je suis plutôt bon à ce genre de jeu et Gravelord m’a mis à l’épreuve même à la difficulté intermédiaire qui est la difficulté conseillée. Le dernier niveau du premier chapitre est un défi de survie en vagues où vous devrez affronter des ennemis et des boss pour obtenir des améliorations à la fin de chaque vague. Même s’il était vachement difficile, c’était l’un des meilleurs niveaux du genre que j’aie jamais joués. J’ai enfin réussi à le terminer après plusieurs tentatives, mais j’ai rarement dû me concentrer autant pour relever un défi. Cela étant dit, c’est beaucoup plus satisfaisant de réussir un niveau si vous avez souffert un peu pour y arriver. Plus de défis du genre sont disponibles dans les niveaux bonus après le premier chapitre et ils sont tout aussi exigeants.


Parlons maintenant plus en détail de la pelle, car elle est une alliée d’une aide inestimable. Bien qu’elle soit déjà très efficace, elle peut se révéler encore plus redoutable grâce aux cartes bonus. À certains moments clés, soit en récompense à la fin d’un événement, soit cachées dans les niveaux, vous obtiendrez des cartes qui vous permettront de choisir une nouvelle aptitude. Certaines sont des aptitudes passives, comme 50 % moins de dégâts quand vous êtes à 30 % ou moins de votre vie maximale, ou votre pelle qui vole la vie des ennemis. D’autres sont de nouvelles compétences, telles que la possibilité de déclencher une attaque à distance qui étourdit les ennemis avec la pelle. Les deux dernières capacités que j’ai mentionnées rendront votre personnage inarrêtable en corps-à-corps. Vous ne pourrez avoir que trois bonus actifs simultanément, un de chaque niveau, et ils seront réinitialisés entre certains niveaux. Pour l’instant, ils ne sont pas très variés, mais ils ajoutent tout de même un élément de surprise bien apprécié.


Comme dans les jeux dont il s’inspire, il est possible de trouver une multitude de bonus dans les niveaux et des améliorations pour vos armes. Vous y trouverez les traditionnelles croix pour vous soigner et les armures, mais aussi des objets plus insolites, comme des bottes qui vous permettent de sauter deux ou même trois fois plus haut, ainsi que la pelle spectrale. Cette pelle améliorée vous permettra principalement de vous accrocher aux surfaces bleues, comme si c’était un grappin. Les bottes et la pelle spectrale ajoutent une toute nouvelle dimension aux mouvements. Ces éléments offrent l’opportunité d’atteindre la hauteur, et, une fois maîtrisés, ils vous permettront d’explorer entièrement les étages et de découvrir tous les mystères.
Le level design et les secrets
Les niveaux sont remplis de secrets et ont été soigneusement élaborés. Leur conception est l’un des points forts du jeu, offrant des espaces vastes pour l’exploration. On y trouve une multitude de pièces, de couloirs et de raccourcis. À la manière d’un jeu Metroidvania, vous devrez revenir sur vos pas une fois les bottes ou la pelle spectrale découvertes pour dénicher tous les secrets. Les niveaux sont également conçus avec beaucoup de verticalité, vous devrez souvent sauter et grimper pour vous déplacer. De plus, certaines sections sont sous l’eau, vous devrez donc vous déplacer en nageant pour les franchir. Ces passages sont toujours plaisants et délaissent légèrement les combats pour laisser place à des énigmes et à des labyrinthes.



En plus de tout ce que vous pourrez voir, les niveaux contiennent plusieurs zones que vous ne pourrez pas voir. Comme dans tous les bons jeux du genre, vous pourrez découvrir de nombreuses zones secrètes dans chacun des niveaux. Et laissez-moi vous dire qu’elles sont assez difficiles à trouver. Même en passant beaucoup de temps dans un niveau, vous serez chanceux si vous en trouvez la moitié. Généralement, ces zones contiennent de plus gros bonus d’armure ou de vie, ou encore des objets plus utiles, comme des symboles de furie ou des cartes.


Une autre chose que vous pouvez trouver est les bandes dessinées. Ces BD sont éparpillées dans les niveaux, mais, heureusement, elles ne sont pas trop difficiles à trouver. Je dis heureusement, car vous ne voudrez surtout pas les manquer. Elles servent à vous raconter l’histoire, et ce, d’une des manières les plus originales. Chaque nouvelle BD contient six nouvelles pages de l’histoire de Queedo et des fossoyeurs. Ces pages sont magnifiquement illustrées et captivantes. L’histoire est unique et digne d’une bande dessinée que vous trouveriez dans votre librairie préférée. J’ai vraiment aimé lire tous les numéros. Je suis content d’avoir pu découvrir la suite, puisque ces BD étaient limitées pendant l’accès anticipé.


L’éditeur de niveaux
Gravelord propose aussi un éditeur de niveau très respectable. À l’instar de jeux tels que Doom et Little Big Planet, les développeurs vous fournissent les mêmes outils qu’eux pour créer votre propre chef-d’œuvre. Cependant, puisque le jeu vient tout juste de paraître, il n’y a pas une grande variété de niveaux disponibles pour l’instant, mais ils risquent de se multiplier dans les prochains mois.
Que vous aimiez les défis, les bains de sang ou les promenades dans le parc, vous trouverez éventuellement tout ce dont vous aurez besoin. Par contre, vous aurez aussi besoin de certaines connaissances pour fabriquer des niveaux. N’ayant aucune aptitude avec Steam Workshop et ce genre de projets, je n’ai pas pu me lancer dans la création d’un niveau, mais ceux qui sont déjà à l’aise avec le concept devraient bien s’amuser.


Mon avis
La version 1.0 de Gravelord c’est: 2 nouveaux chapitres (soit 12 nouveaux niveaux), 11 nouveaux ennemis, 3 nouvelles armes, les cartes de la communauté et l’éditeur de niveau pleinement intégré. Est-ce que c’est suffisant? La réponse est: oui! C’est simplement plus de plaisir et c’est parfait comme ça! Pour 25$, le jeu propose suffisamment de contenu pour vous occuper pendant un bon moment. Le protagoniste est hilarant, les armes sont satisfaisantes et les ennemis sont variés. De plus, vous y retrouverez deux des meilleurs niveaux de survie par vague que j’aie joués ces dernières années. Si vous êtes un amateur de Boomer Shooters, c’est un titre auquel vous devez absolument jouer. Je lui donne la note de 8 sur 10.
Points positifs:
- Un jeu rapide et intense
- Une mobilité digne des plus grands classiques du genre
- Un level design remarquable.
- Une thématique attrayante
- Une bonne durée de vie
- Les bandes dessinées qui racontent l’histoire sont particulièrement réussies.
Points négatifs:
- Il pourrait bénéficier d’un niveau de difficulté « très facile » pour accommoder les débutants
- Bien qu’un éditeur de niveaux soit disponible, le jeu ne propose que trois chapitres
Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Gravelord. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!
Un énorme merci à Fatbot Games de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.
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