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Critique: Blades, Bows and Magic

Voici notre critique du jeu Blades, Bows and Magic, testé sur PC.

Genre: Stratégie, Bataille de cartes, Deckbuilder, Multijoueur
Développeur: Funk Games
Date de sortie: 20 avril 2026

Disponible uniquement sur PC.

Je le dis d’entrée de jeu, aujourd’hui, nous ne sommes pas sur un jeu graphiquement avancé. Toutefois, il fait le travail malgré tout, surtout pour le prix. Les personnages sont visuellement un peu redondants, quoiqu’amusants. La trame sonore n’a pas été faite par l’orchestre symphonique de San Francisco et, vous savez quoi? Après quelques minutes de jeu, on s’en fiche complètement! Avec Blades, Bows & Magic, Funk Games nous propose un petit jeu de cartes pas cher, très sympathique et avec juste assez de challenge pour passer un moment agréable. Disons-le, c’est quand même ça le but premier d’un jeu, n’est-ce pas? Sans plus tarder, voyons ce que ce titre nous réserve!

Un petit brain game quand même!

Le système est ma foi plutôt simple à comprendre, mais assez riche pour qu’on se fasse prendre au jeu. Ici, on est sur une dynamique de « roche, papier et ciseaux », ou plutôt, de « mage, guerrier et archer ». Le mage contre le guerrier, l’archer contre le mage et le guerrier contre l’archer. Ce n’est rien de nouveau, et c’est justement ça qui fait que les premières parties se prennent rapidement en main. Ensuite, tout repose sur la lecture de la table et sur la façon dont vous enchaînez vos cartes. Certaines unités sont très génériques et servent surtout à « remplir » votre ligne, d’autres apportent des effets (bonus, malus, interactions) qui vont carrément changer le résultat d’un duel, et il faut bâtir une stratégie en conséquence au lieu de simplement poser au hasard.

C’est très générique, mais ce n’est pas grave.
Hmmm… ça fait pas mal d’archers…
… et là, ça fait pas mal de guerriers!

Concrètement, on nous distribue quelques cartes au début de la manche. Il faut ensuite réfléchir à l’ordre dans lequel les placer, tout en considérant le triangle de puissance, les effets imprimés sur les cartes et les effets de notre champion, qui peuvent encourager un style de jeu plus agressif, plus défensif, ou plus opportuniste selon le cas. Le premier point positif est que l’on voit tout de suite l’alignement de l’adversaire, ce qui évite de jouer complètement à l’aveugle, une fois tout placé, il nous reste à voir si l’on ne s’est pas trop trompé et quelles cartes vont réellement « tenir » une fois les effets déclenchés. Au moment de la résolution, le nombre de cartes qui survivent à l’affrontement correspond au nombre de points de dégâts que nous infligeons à l’adversaire à la fin de la ronde, ou aux dégâts que nous subissons si nous avons mal jugé nos actions, ou encore si la pige ne nous a pas avantagés. Par exemple, si, après les échanges, il vous reste trois cartes en jeu, ce sont trois points qui passent. Dit comme ça, ça semble évident, mais, dans les faits, l’intérêt vient du fait qu’un petit détail dans l’ordre de placement peut transformer une « ronde perdue » en ronde qui gratte quand même quelques dégâts.

On va s’accrocher et espérer que ça fonctionne!
Le premier coup, ça n’a pas passé, mais le deuxième a été le bon!

Il y a une histoire?

Pas vraiment. Le jeu se veut très minimaliste, comme vous l’avez sans doute remarqué, et l’histoire sert surtout de prétexte pour enchaîner les affrontements. On avance dans le royaume de Valtempête en combattant principalement des chefs barbares et quelques groupes d’ennemis qui se dressent sur la route, un peu comme une suite d’épreuves plutôt qu’une grande aventure remplie de rebondissements. Rien d’extravagant, pas de longues scènes à lire ni de révélations dramatiques. On comprend rapidement ce à quoi l’on a affaire, et ça colle bien avec l’approche du « petit jeu efficace ».

Ici, il n’y a pas de superflu: on est sur un deckbuilder pas compliqué dont le but est simplement de vous faire passer un moment plaisant, sans vous noyer sous des détails inutiles. Et honnêtement, ça fonctionne, parce qu’on finit par s’attacher juste assez à nos petites unités pour espérer qu’elles survivent… même si on sait très bien comment ça va se terminer. Alors non, vous n’aurez pas à verser des larmes quand la milice du village ou l’archer de la Légion va se faire démolir. Son cousin générique, tout aussi volontaire et tout aussi interchangeable, va débarquer pour prendre sa place dès le prochain round.

Le plus proche d’une histoire qu’on va être ici.
Oh non! Milice, Archer et Prêtre se sont fait dégommer… Ahahah

Un peu gatcha, mais il faut bien gagner des cartes, non?

À chaque victoire, on peut choisir une carte parmi une sélection aléatoire, ce qui nous permet d’étoffer notre deck petit à petit. C’est simple, rapide, et ça donne cette impression que la prochaine partie sera meilleure, surtout lorsqu’une carte arrive au bon moment. Il y a d’ailleurs une quantité satisfaisante de cartes pour l’ampleur du jeu. Évidemment, on n’atteint pas la collection de Magic: The Gathering, mais il ne faut pas oublier qu’on reste dans une approche minimaliste (et c’est aussi ce qui fait son charme).

En somme, c’est bien dosé. On en a juste assez à se mettre sous la dent pour ressentir une progression, et pour ajouter un vrai petit casse-tête, puisque de nouveaux effets apparaissent petit à petit. À force de jouer, on se met à réfléchir en fonction des synergies et de l’équilibre. Est-ce qu’on choisit une carte « fiable », utile dans la plupart des situations, ou est-ce qu’on tente le coup avec une carte plus spécialisée, potentiellement très efficace si le reste du deck suit? Et malgré l’objectif de base, il y a ici un beau potentiel d’ajouts (et même de contenu additionnel) qui pourraient simplement apporter de nouvelles cartes et quelques effets de plus pour ouvrir davantage les possibilités. Bref, on a déjà un petit jeu sympathique qui pourrait prendre de l’ampleur si le studio décide de le soutenir sur la durée.

Ce n’est pas une collection incroyable, mais c’est quand même très bien!
Hmmm… Un choix difficile.
Encore un choix déchirant.

Mon avis

En fin de compte, Blades, Bows and Magic ne cherche pas à impressionner, et c’est pleinement assumé. Visuellement, c’est simple, parfois un peu redondant, et la trame sonore reste discrète, mais, dans l’ensemble, elle fait le travail. Ce qu’il faut garder en tête est le prix demandé de seulement huit dollars. Ce n’est pas un jeu qui tente de masquer ses limites techniques: il mise plutôt sur une présentation claire, un rythme efficace, et une ambiance suffisante pour qu’on embarque rapidement. Et honnêtement, après quelques minutes, on se surprend à arrêter de compter les archers identiques pour se concentrer sur ce qui compte vraiment: prendre de bonnes décisions, au bon moment. Là où le jeu marque, c’est dans son cœur stratégique. Ce triangle « mage, guerrier et archer » (façon « roche, papier et ciseaux »), combiné aux effets des cartes et à l’influence du champion, force à lire la table, à planifier l’ordre de placement, et à accepter que le moindre détail puisse faire basculer une partie. En ce qui concerne la progression, le choix de cartes après chaque victoire donne une montée en puissance agréable, sans tomber dans la collection interminable. On étoffe son deck, on teste des synergies, on s’adapte, et l’on relance une partie avec l’envie de faire mieux. L’histoire est absente, mais dans un jeu aussi axé sur la mécanique, ce n’est pas un problème: on est ici pour les affrontements et le petit casse-tête qu’ils proposent. Au bout du compte, c’est précisément ce mélange de simplicité, de hasard et de stratégie qui rend Blades, Bows and Magic aussi facile à recommander. Oui, il n’est pas exigeant (parfait si l’on aime les casse-tête légers) et oui, il ne vous racontera pas l’histoire la plus mémorable de l’année, mais il compense par un gameplay solide, lisible, et suffisamment varié pour donner envie d’y revenir. Si vous aimez les jeux de cartes tactiques, les deckbuilders et les titres qui demandent un peu de planification (sans vous demander de consacrer des dizaines d’heures avant de comprendre toutes les mécaniques), vous en aurez pour votre argent. Il offre un excellent rapport qualité-prix et je vous le recommande fortement. Sans hésiter, je lui donne la note de 8 sur 10.

Points positifs:

  • Un jeu simple et efficace
  • Un bon équilibre entre hasard et stratégie
  • Un excellent rapport qualité-prix
  • Une progression bien dosée

Points négatifs:

  • Une direction artistique pas particulièrement marquante
  • Un léger manque de variété au niveau des champions de départ
  • Aurait bénéficié d’un minimum de narration

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Blades, Bows and Magic. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaires, ci-dessous!

Un énorme merci à Funk Games de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Alexandre Aubry
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Alexandre Aubry

Curieux et geek de nature, Alex est un « 90's kid » dans l'âme et son style de gaming en est teinté. Marié et père de deux enfants, son horaire chargé le force à choisir ses passes-temps avec soin et ses jeux vidéos n'échappent pas à cette règle. À travers ses critiques, viens découvrir des trésors insoupçonnés ou redécouvrir tes jeux favoris sous sa loupe unique!

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