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Critique: Shanty Town

Voici notre critique du jeu Shanty Town, testé sur PC

Genre: Relaxation, City Builder, Réconfortant, Bac à sable
Développeur: Erik Rempen
Date de sortie:16 avril 2026

Disponible uniquement sur PC.

Les City Builders sont l’un des genres les plus communément exclusifs aux joueurs PC. Et si vous êtes fan du genre, vous savez que la plupart se ressemblent. Pourtant, il arrive que certains d’entre eux réussissent à tirer leur épingle du jeu en proposant quelque chose de nouveau. Vous aimez quand c’est bric-à-brac et vous aimez être créatif? Vous aimez quand c’est mignon, mais un peu sale? Si oui, Shanty Town est pour vous! On plonge aujourd’hui dans un charmant univers où le but va être de construire un bidonville de format diorama. Préparez-vous à empiler des maisons comme des blocs en bois, ne vous souciez pas de la gravité, et allons-y!

Bidonville

On ne va pas vraiment s’attarder à l’histoire ici. Grossièrement, vous êtes un géomètre qui doit aller enquêter sur des constructions illicites qui, bien évidemment, ne respectent pas les codes de bâtiments. Vous devrez prendre une photo du site afin d’achever votre rapport, mais ce que vos patrons ne savent peut-être pas est que vous serez aussi responsable de la construction. Shanty Town n’offre pas une histoire palpitante, mais son intrigue est une entrée en matière adorable et très efficace. Au lieu de nous laisser tout découvrir par nous même, ils nous offrent une belle présentation, ce qui est plutôt inattendu pour un jeu comme celui-ci. Cela ajoute une touche de fraîcheur que j’ai vraiment appréciée. On a été dans le simple, efficace, et bien exécuté. Pour le genre, je lève mon chapeau une première fois!

Vous serez charmés par le tutoriel simple et concis.
Emparez-vous de votre mission!
Le premier site.

Le principe de jeu

Dans Shanty Town, le principe est simple et accessible, mais ça nous pousse à être créatifs et à réfléchir un peu. Sur chaque site, on doit construire à partir de trois choix proposés. Ce qui est amusant, c’est qu’il faut improviser et trouver notre propre stratégie. On se retrouve à explorer toutes sortes de solutions, à tester des idées originales, et à adapter notre façon de jouer selon les situations qui se présentent. Mais au final, tout dépend de notre imagination et de notre capacité à penser différemment.

Pour compléter un site, il faut faire des choix pour optimiser chaque bâtiment. Pour que les bâtiments soient vraiment au top, il faut « combler » leurs besoins en y ajoutant de la déco, des éléments pratiques ou de la lumière. Quand c’est fait, on peut recevoir un objet spécial ou un objet rare pour enrichir notre collection. On pourra ensuite s’amuser avec cette collection dans le mode créatif, où il n’y a aucune contrainte de mission. Ce mode nous permet de laisser libre cours à notre imagination, d’expérimenter sans limites et de construire comme bon nous semble.

Vu le format, vous n’aurez pas beaucoup de place…
… il faudra donc miser sur la verticalité!

Chaque site a sa propre zone de construction et c’est là que le défi commence! Certains sites ne permettent pas de construire tous les bâtiments ou de profiter des améliorations. Du coup, il faut empiler et placer chaque ressource pour que le maximum de bâtiments soit amélioré, tout en gardant un peu de marge de manœuvre. Et il faut bien se souvenir que l’ordre des options reste imprévisible, ce qui rend la planification et l’adaptation très importantes tout au long de la partie. On doit rester attentif, observer le site, anticiper les besoins, et parfois prendre des risques pour maximiser le potentiel de notre construction. Cela ajoute une dose de surprise et d’excitation qui rend chaque partie unique.

https://youtu.be/_g8MHiKnGYw

Une contrainte intéressante

Au début, il faut l’avouer, toutes ces contraintes pour optimiser chaque bâtiment nous semblent plutôt embêtantes. Dû au format diorama, on se sent un peu coincés, on a peur de manquer de liberté, de ne pas pouvoir vraiment s’exprimer dans notre construction. Mais après juste un scénario, force est de constater que, finalement, ça devient même plaisant! On se surprend même à aimer ce défi particulier où, au lieu de faire tout et n’importe quoi, on doit jongler avec les besoins précis des bâtiments. Plutôt que de nous laisser errer dans un espace sans but, on sent qu’on avance avec un vrai objectif, et ça change tout.

On commence ça… dans un tuyau?
Le format diorama est très intéressant.
Ça va le faire!

Ce qu’on aime, c’est ce petit coup de pouce pour canaliser notre créativité. Dans la plupart des jeux du genre, on est tellement libres qu’on finit par se demander: « Bon, je fais quoi maintenant? » Mais ici, le jeu nous donne un cadre et un format, et ça rend chaque réussite plus savoureuse. Et puis, comme chaque scénario a une fin, on évite la routine. On peut se prévoir une petite séance d’une demi-heure, construire quelques maisons, relever un défi, puis passer à autre chose sans se sentir coupables ni lassés. C’est parfait pour ceux et celles qui, comme nous, doivent jongler avec un emploi du temps serré, la famille, le boulot et tout le reste.

Bref, ces contraintes, loin de nous brider, rendent l’expérience plus vivante. On se surprend à chercher la meilleure combinaison, à optimiser chaque coin de la carte, et à savourer ce petit moment de jeu comme une vraie parenthèse dans la journée. Au fond, c’est un bel équilibre entre liberté et direction, et on s’y retrouve volontiers, partie après partie.

Oh l’aquarium!
Que cela vous plaise ou non, c’est ici que je la pose!
Délicat comme position…

Des graphismes qui font sourire

Franchement, le style graphique, c’est tout simple, mais ça colle parfaitement à ce que propose le jeu. On ne va pas en parler à tout le monde pendant vingt ans, mais franchement, ça fonctionne. C’est joli, c’est cohérent, et l’on se sent bien tout de suite dans cet univers. On n’a pas d’artifices inutiles, juste ce qu’il faut pour donner du cachet et rester dans le ton. En fait, ce qui nous plaît, c’est que tout est pensé pour que ça marche ensemble: le graphisme fait écho à la musique, à l’ambiance, à l’histoire, et ça crée une vraie harmonie. On peut même personnaliser certains trucs, comme les objets ou les maisons, afin de mettre notre petite touche bien à nous sur la carte. Ça ne veut pas dire qu’on part dans tous les sens, au contraire, il y a une vraie cohérence, mais on peut s’amuser avec les détails.

Et finalement, on se rend compte qu’on ne s’attarde pas forcément sur les décors, alors que ça veut dire que tout est bien intégré. C’est fluide, naturel, on ne se pose pas de question et on profite du moment. Pour moi, c’est un pari réussi. Je lève mon chapeau à ce choix artistique qui frappe dans le mille sans en faire trop. Bref, c’est tout simple, mais ça marche, et l’on en redemande.

Il y a encore un peu de place ici!
Une belle p’tite photo, pour notre rapport!

De son côté, la trame sonore, à la fois simple et discrète, accompagne le joueur tout au long de l’expérience de manière particulièrement agréable. Elle ne cherche pas à s’imposer, mais à se fondre dans l’ambiance, permettant ainsi de maintenir une concentration maximale sur la construction et la réflexion. Cette musicalité s’avère parfaitement adaptée au genre, car elle évite toute distraction et favorise la fluidité du jeu. Il n’y a aucun effet sonore superflu ou envahissant qui pourrait briser l’immersion ou détourner l’attention. Au contraire, la musique, légère et efficace, installe une atmosphère sereine et plaisante, propice à la créativité et à l’inventivité. C’est grâce à cette harmonie subtile que l’on profite d’un environnement sonore qui amplifie la satisfaction de jouer, sans jamais nuire à l’expérience. En définitive, la trame sonore contribue à faire de chaque session une expérience apaisante, où la simplicité devient une force.

Conclusion

Shanty Town m’a vraiment séduit dès les premières minutes de jeu. Son approche du genre construction, à la fois simple et originale, fait mouche et offre une expérience renouvelée. On sent que chaque élément a été pensé pour créer un univers cohérent et accessible, sans négliger la profondeur de la jouabilité. On retrouve la satisfaction de bâtir, de planifier et d’optimiser, le tout dans un cadre qui évite la monotonie grâce à des scénarios variés et des défis ponctuels. L’ambiance est chaleureuse et légère, portée par des graphismes simples, mais efficaces et une bande sonore qui accompagne parfaitement l’action sans jamais l’alourdir, offrant un accueil immédiat, que l’on soit novice ou habitué du genre. Le jeu consomme le temps de façon équilibrée: pas de sessions interminables ni de sentiment de devoir sacrifier d’autres activités. On peut jouer par courtes séquences, relever un défi, puis reprendre le cours de sa journée sans frustration, ce qui est un vrai atout pour les joueurs pressés. J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir Shanty Town. Tout fonctionne, de la simplicité des mécaniques au charme des petits détails qui font sourire, avec une dose de défi bien intégrée et suffisamment de liberté pour laisser s’exprimer la créativité, mais sans jamais nous perdre. Les graphismes et l’ambiance créent une parenthèse agréable et harmonieuse, où l’on se surprend à vouloir optimiser chaque recoin et relever chaque défi. Difficile d’en dire davantage tant le jeu se distingue par sa justesse! Dans son genre, Shanty Town s’impose comme une valeur sûre, solide et agréable à chaque partie. Que vous soyez amateur de jeux de gestion ou simplement en quête d’un moment de détente ludique, je vous le recommande vivement! Je lui donne la note parfaite de 10 sur 10! Pour moi, c’est un jeu idéal!

Points positifs:

  • Un excellent titre pour une partie rapide
  • Un format original
  • Un jeu qui permet de se détendre
  • Un univers cohérent et unique
  • Un jeu ridiculement amusant et bien balancé
  • Des défis variés et intéressants

Points négatifs:

  • Un style plus casual qui ne plaira peut-être pas à certains joueurs

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Shanty Town. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Kinephantom Games de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Alexandre Aubry
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Alexandre Aubry

Curieux et geek de nature, Alex est un « 90's kid » dans l'âme et son style de gaming en est teinté. Marié et père de deux enfants, son horaire chargé le force à choisir ses passes-temps avec soin et ses jeux vidéos n'échappent pas à cette règle. À travers ses critiques, viens découvrir des trésors insoupçonnés ou redécouvrir tes jeux favoris sous sa loupe unique!

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