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Critique: Kazuma Kaneko’s Tsukuyomi

Voici notre critique du jeu Kazuma Kaneko’s Tsukuyomi testé sur Nintendo Switch.

Genre: Roguelite, Deckbuilder
Développeur: COLOPL, Inc
Date de sortie: 23 avril 2026

Disponible sur Nintendo Switch et PC.

Ces temps-ci, chez 2pjeuxvidéo, les critiques de roguelites de toutes sortes se multiplient. C’est donc sans grande surprise que nous revenons encore à la charge avec un autre roguelite, mais en jeu de cartes du style deckbuilder, et cette fois, on est… étrangement satisfait? Kazuma Kaneko’s Tsukuyomi (appelons le Tsukuyomi pour faire court) m’a d’abord attiré, puis rebuté, puis attiré, et puis rebuté de nouveau. Mais alors, quelques heures se sont écoulées et force est d’admettre que j’ai été agréablement surpris! On rejoue, avec une autre perspective, et le constat devient de plus en plus positif. Est-ce que j’ai piqué votre curiosité? Alors, allons-y!

Il y a une histoire!

Pour un jeu du genre, c’est rare d’avoir droit à une histoire, mais Tsukuyomi en propose une! Bon, ce n’est rien de très extravagant, mais, quand même, c’est suffisamment intéressant pour qu’on s’y colle un peu, ce qui est quand même bien pour un jeu de cartes. On incarne tout d’abord Izayoi Tsukuyomi, un agent du NCO et chasseur de démon. L’immeuble Hashira, un bassin de la technologie où vivaient plusieurs rêves, est maintenant victime de cauchemars. Une barrière qui retenait les Jinma, des démons d’une autre dimension, a été rompue et notre mission est de monter les étages de la tour pour y rencontrer une divinité, qui va tout rétablir… ou tout détruire. À priori, le jeu s’inspire de plusieurs thématiques, mais puise peut-être ses sources d’inspiration dans trop de domaines. Par moment, ça manque un peu de cohérence. Des cartes à thématique Grecques, invoquées par un rituel bouddhiste? OK, c’est un peu bizarre, mais on va l’accepter. Malgré le fait que, par moment, c’est un peu trop chargé et qu’on a du mal à cerner l’identité du jeu, ça reste quand même amusant.

On invoque…
… Thor…
… et Perséphone?

A+ pour la mécanique!

La mécanique principale du jeu est ce qui fait que le temps file. C’est le genre de jeu avec lequel vous ne verrez pas le temps passer. On commence à jouer alors que le soleil brille et dès qu’on lève la tête, et il fait déjà tout noir. On a un petit paquet de cartes en rotation, qui se gonfle en évoluant. On a un trio en main, quand on utilise une carte, on en pige une autre aussitôt, jusqu’à ne plus en avoir dans le paquet. On acquiert de nouvelles cartes qui se retrouvent dans notre défausse et, lorsque notre paquet est vide, on brasse la défausse et l’on continue. Chaque carte a un coût d’utilisation, et notre énergie par tour est limitée. Il faut donc détruire les adversaires avec nos « Jinma » (cartes), tout en se protégeant des attaques adverses. Bien sûr, chaque carte a sa propre puissance d’attaque, sa défense et, parfois, des effets uniques. Jusque-là, c’est un deckbuilder classique.

Là où le jeu prend une tournure intéressante, selon moi, c’est le simple fait que vous n’arriverez jamais en haut de la tour en un seul jeu. C’est pratiquement impossible. Après chaque niveau, vous gagnez de l’expérience, et votre invocateur gagne en puissance et obtient des pouvoirs ou des objets, qui vont vous suivre à chaque partie. Car oui, lorsque vous manquez de points de vie, vous devez recommencer. En revanche, les pouvoirs, cartes et objets déverrouillés, le restent. Donc, à chaque jeu, on recommence, mais on recommence toujours un peu plus fort. On peut alors mieux orienter nos ressources et choisir un nouvel angle pour le choix de nos cartes. Cette portion en soi, crée une belle rejouabilité qui nous force un peu à tenter différents combos et, par le fait même, enlève un peu de redondance. De plus, les petits ennemis qui parfois nous emmerdaient finissent par se faire démonter!

On prépare bien nos défenses pour l’attaque à venir !
Hmmm…
Plus de points vie, pour aller plus haut !


Un système d’invocation et d’amélioration plutôt cool!

Le système d’invocation est plutôt simple. Après les combats, on doit généralement choisir parmi trois cartes et l’on a droit à trois reroll pour la partie en cours. Lorsque notre karma atteint un certain point, l’oracle nous permet de réaliser un rituel pour invoquer de puissants Jinma, grecque, pour ajouter à notre paquet. Ces invocations ont des effets plutôt géniaux, et lorsqu’elles sont obtenues, elles le sont de façon permanente et peuvent être invoquées à nouveau dans une prochaine partie.

Oh… On la veut dans quel style celle-là ?

Le système de karma est quand même assez simple, à certains moments de notre aventure, on doit faire des choix qui vont influencer le destin. Parfois choisir de payer une taxation malhonnête plutôt que de combattre, parfois participer à un larcin. Vient ensuite le système d’amélioration. Chaque carte peut être améliorée de plusieurs façons. Soit, on tombe sur une pièce qui nous fait un petit cadeau, en échange de doublons, soit, chaque étage comporte une pièce qui nous donne le choix entre récupérer une partie de nos points de vie ou améliorer des cartes en échange de mana (la monnaie du jeu). Ce n’est rien de bien compliqué encore, mais cette option nous laisse tout de même une certaine marge de manœuvre, car, pour progresser et passer les paliers de niveau, nous devons utiliser nos ressources de la bonne façon. Les points de vie sont une ressource précieuse. Car ça peut vite tomber.

Parfois, le choix est facile!
Finn MacCool, c’est mon boy!
Ouf, heureusement, je suis plein, mais 30% c’est parfois un choix déchirant !

Visuellement décevant

Vous rappelez-vous quand j’ai dit que Tsukuyomi m’avait attiré, puis que je me suis rétracté? Eh bien, pour le visuel, c’est le premier aspect qui m’a fait sentir de cette façon. La cinématique d’intro est quand même franchement accrocheuse, et je me suis dit: « Wow! » Et puis, notre personnage débarque… C’est seulement moi ou ils ont une drôle de tronche? Ça m’a percuté honnêtement, et je n’ai pas trop compris… La différence de niveau dans les graphismes est étrange. Parfois magnifique, parfois franchement laid. La mécanique de jeu est vraiment bien, mais malheureusement, pas assez pour nous faire oublier le look des personnages, et l’écart rend le tout encore plus flagrant, et rien ne le sauve vraiment… Et c’est dommage, car j’ai quand même éprouvé du plaisir, mais malheureusement, pas assez pour l’oublier lors de ces lignes. Peut-être que j’ai raté le bateau là-dessus et que, dans le style, c’est un chef-d’œuvre? En passant, je sais qui est Kazuma Kaneko, et c’est un peu pour ça que je suis perplexe au niveau visuel, car les Shin Megami Tensei sont vraiment cool! Mais bon, ça reste subjectif, des goûts, hein?

Je suis vraiment désolé, mais sa tronche ne me revient pas…
Elle non plus…
Mais ça, c’est très cool quand même !

Mon avis

J’ai gardé le pot pour la partie graphismes, mais je vais finir avec le bouquet. Dans l’ensemble, Tsukuyomi est un excellent jeu. Les mécaniques sont intéressantes et il y a une belle rejouabilité, ce qui donne une bonne longévité au jeu. L’histoire, bien que ce n’est pas hyper original, reste quand même agréable en soi, et considérant la quantité de deckbuilders qui ne s’en donne même pas la peine, je ne peux que saluer le travail. Comme je dis souvent, l’un de mes principaux critères de gaming daddy, c’est des titres qui ne doivent pas être time consuming. Un jeu doit me sortir de ma tête, ne pas monopoliser tout mon temps libre et, surtout, être amusant ! Et ici, Tsukuyomi remplit tous ces critères. J’ai eu du plaisir, je n’ai pas vraiment vu le temps passé, mais, en même temps, il y a possibilité d’arrêter facilement. C’est un jeu auquel je vais rejouer plusieurs fois et qui mérite à mon avis une très solide note de 8 sur 10.

Points positifs:

  • Des mécaniques de jeu intéressantes
  • Une belle longévité
  • Se donne la peine de mettre du contenu et de l’histoire
  • Un format efficace et divertissant

Points négatifs:

  • La direction artistique qui ne me plait pas particulièrement
  • L’incohérence dans la thématique des cartes

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Kazuma Kaneko’s Tsukuyomi. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à COLOPL, Inc de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Alexandre Aubry
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Alexandre Aubry

Curieux et geek de nature, Alex est un « 90's kid » dans l'âme et son style de gaming en est teinté. Marié et père de deux enfants, son horaire chargé le force à choisir ses passes-temps avec soin et ses jeux vidéos n'échappent pas à cette règle. À travers ses critiques, viens découvrir des trésors insoupçonnés ou redécouvrir tes jeux favoris sous sa loupe unique!

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