Critique: Blood Reaver
Voici nos premières impressions du jeu Blood Reaver testé sur PC.

Genre: FPS, Action, Roguelite, PvE
Développeur: Hell Byte Studios
Date de sortie: 15 avril 2026 (accès anticipé)
Disponible uniquement sur PC.
Développé et édité par Hell Byte Studios, Blood Reaver propose une jouabilité fortement inspirée par les modes de survie par vague d’ennemis avec les mécaniques des jeux de tir modernes, tout en adoptant une esthétique dark fantasy particulièrement violente et sanglante. On y incarne un héros lié à un ordre ancien nommé les Blood Reavers, des guerriers ayant appris à manipuler la magie du sang pour lutter contre l’invasion démoniaque qui menace le monde des vivants depuis des millénaires. Réveillé après une longue période d’oubli, cet ordre doit reprendre les armes pour repousser les forces infernales et tenter de mettre fin au conflit. Il est important de noter que le jeu d’entrer dans sa phase d’accès anticipé. Blood Reaver présente quelques systèmes intéressants, mais encore plusieurs sont en développement. Donc, il faut garder en tête que tout peut changer dans le futur. Dans cet article, je vais vous parler de mon expérience en ce qui concerne la jouabilité, la difficulté, les améliorations, les cartes disponibles, les armes et la rejouabilité. Je tenterai de déterminer ce que vaut réellement le jeu dans son état actuel tout en donnant mes espoirs pour le futur.
Une jouabilité familière
La prise en main de Blood Reaver n’a rien de vraiment différent des autres types de jeu de tir à la première personne, ce qui fait qu’aucun tutoriel n’est vraiment requis.C’est un jeu qui évoque immédiatement un type d’expérience bien connue: le mode survie par vagues. Le principe est simple: des hordes d’ennemis apparaissent et l’on doit survivre manche après manche tout en éliminant les monstres présents sur la carte. Lorsqu’une vague de démon est éliminée, la suivante commence automatiquement quelques secondes plus tard. Plus on progresse, plus les ennemis deviennent nombreux, résistants et dangereux. Cette montée en puissance constitue la base même du jeu. Il n’y a pas de limite aux nombres de manches, seul votre talent peut déterminer la durée des parties.

La progression d’une partie repose principalement sur un système de points qui est représenté par de la monnaie. Les points sont obtenus de plusieurs manières, soit en tuant des monstres ou en réparant des barricades. Ces points peuvent ensuite être dépensés pour acheter des armes, améliorer son équipement ou déverrouiller de nouvelles zones. Ces mécaniques rappellent fortement certains modes zombies de la franchise Call of Duty. La différence principale réside dans l’univers dark fantasy du jeu, ainsi que la différence de graphisme, mais il mise sur la violence visuelle et les effets sanglants. Il y a possibilité d’avoir jusqu’à trois capacités utilisables et qui se régénèrent avec le temps en tuant des démons. Il peut s’agir, par exemple, d’une grenade, d’un pouvoir de ralentissement ou d’un « stimpack » qui permet de récupérer des points de vie rapidement. Il sera assurément possible d’avoir d’autres capacités lors de la sortie officielle, mais, pour le moment, c’est assez restreint.


Une carte pensée pour la mobilité
Pour le moment, une seule carte était disponible durant ce test: L’Affrontement final. Cette carte, qui est relativement grande, adopte une structure composée de corridors reliant différentes zones ouvertes. Ces espaces plus larges servent souvent de points de circulation entre plusieurs passages étroits, ce qui crée de multiples entrées possibles pour les monstres. La carte est aussi bien conçue. C’est facile de s’y retrouver, car, plus on déverrouille de zones dans la carte, plus les chemins se rejoignent. Le design de la carte favorise donc une mobilité constante. Il est nécessaire de surveiller en permanence son environnement et d’évaluer rapidement si l’on dispose du temps nécessaire pour se faufiler entre les ennemis sans se faire submerger par la horde.
En fait, ici, la mobilité est le mot d’ordre. On ne peut pas facilement rester immobile dans un coin sécurisé très longtemps. Les endroits vraiment sûrs sont rares, ce qui oblige à constamment se déplacer pour échapper aux vagues d’ennemis. La sensation de danger est presque permanente. Les ennemis apparaissent généralement à proximité du joueur, mais à travers différents passages. Il faut donc apprendre à gérer les trajectoires des monstres, les attirer dans certaines directions ou utiliser les couloirs afin de mieux les contrôler.


Une difficulté progressive, mais prévisible
La difficulté de Blood Reaver augmente de manière linéaire. Plus les manches avancent, plus les ennemis deviennent nombreux, variés et résistants. Cependant, la structure des vagues demeure assez prévisible. À une manche donnée, on retrouve souvent le même nombre d’ennemis ainsi que les mêmes types de monstres d’une partie à l’autre. Cette répétition rend le jeu plus facile à anticiper. Après quelques parties, on finit par reconnaître les moments où les plus grands dangers commencent à apparaître, ce qui permet de s’y préparer correctement. Cependant, cela devient aussi vite redondant. J’aurais aimé être surpris pour briser la routine.


Les ennemis possèdent une intelligence artificielle assez basique, typique de ce genre de jeu. Leur comportement consiste essentiellement à emprunter le chemin le plus court pour atteindre le joueur. En comprenant cela, il devient rapidement possible d’adopter certaines stratégies de déplacement. En attirant les monstres autour d’un mur ou dans un corridor, on peut provoquer un détour, puis passer à côté d’eux afin d’éviter leurs attaques. Malgré tout, ce n’est pas toujours facile de se faufiler à travers la horde, il faut toujours être vigilant et conscient de son environnement.
Les améliorations et les armes
Pendant la partie, plusieurs améliorations peuvent être achetées avec les points accumulés afin d’augmenter nos chances de survie. Une fois le cœur corrompu trouvé et détruit, certains autels apparaissent et permettent d’obtenir des améliorations qui renforcent le personnage. Parmi les améliorations, vous trouverez la recharge rapide, la vie supplémentaire, la possibilité de se faire attaquer une fois de plus par les ennemis, ainsi qu’une légère augmentation des dégâts.
En éliminant les monstres, il arrive également que certains pouvoirs temporaires apparaissent sous forme de bonus à ramasser. Vous trouverez, entre autres, « Banishment », qui permet d’éliminer instantanément tous les ennemis, « Restock », qui recharge complètement les munitions, « Barricade », qui reconstruit toutes les barricades détruites, et quelques autres. Ces bonus peuvent parfois transformer une situation critique en répit temporaire, permettant parfois de reprendre le contrôle de la partie lorsque l’on est submergé par la horde. Encore une fois, il s’agit de quelque chose que les amateurs du genre connaissent déjà bien.


Le jeu regroupe une très bonne variété d’armes, 26 au total, et il y en a pour tous les goûts. Il est possible de les acheter sur le mur ou de les obtenir à partir d’un « Mystery Nest », qui permet d’obtenir une arme aléatoire. Cette boite mystère est à utilisation limitée et se déplace à différents endroits sur la carte. L’avantage d’acheter une arme sur un mur, c’est que l’on peut toujours retourner payer pour des munitions si l’on revient à l’endroit où l’arme a été achetée. Sinon, il faudra attendre qu’un pouvoir de récupération de munitions tombe des démons, ce qui n’arrive pas si souvent. On peut aussi infuser les armes afin d’augmenter leur puissance, ce que j’ai bien aimé.


Rejouabilité et potentiel multijoueur
La rejouabilité dépendra fortement de l’évolution du jeu. Actuellement, la présence d’une seule carte limite la variété des parties. Après plusieurs parties, une certaine répétition s’installe. Cependant, le jeu pourrait gagner énormément en intérêt grâce au mode coopératif en ligne. Jouer avec des amis transforme facilement ce type d’expérience en soirée divertissante, surtout lorsque la difficulté commence à augmenter. Si de nouvelles cartes, mécaniques, améliorations, ennemis sont ajoutés, le potentiel de rejouabilité pourrait devenir beaucoup plus grand. Dans son état actuel du jeu, il devient vite redondant. Espérons que le studio nous livre régulièrement du nouveau contenu pendant la phase d’accès anticipé.

Quelques problèmes techniques
Comme souvent avec un accès anticipé, quelques bogues sont encore présents. Le plus gênant observé durant ce test, c’est que, lorsque je mourais, j’étais obligé de redémarrer le jeu pour recommencer une nouvelle partie. Cela devient désagréable à la longue, surtout dans un jeu où les morts sont fréquentes. Outre cela, quelques animations semblent parfois imparfaites, mais ces défauts restent relativement mineurs. Un autre petit élément qui pourrait améliorer le confort de jeu serait la présence d’un indicateur visuel sur le réticule lorsque les tirs touchent un ennemi.
Mon avis
Dans son état actuel, Blood Reaver s’annonce plutôt prometteur. La jouabilité est simple, les sensations de tir sont correctes (même si elles pourraient être améliorées) son univers dark fantasy le distingue des autres jeux du genre. La seule carte disponible encourage la mobilité et parvient à maintenir une tension constante face aux hordes d’ennemis. C’est un bon exemple de level design. Je suis donc optimiste pour la suite. L’arsenal varié constitue également un point intéressant, permettant d’expérimenter différents styles de combat selon les vagues. Toutefois, la répétition des vagues et des types d’ennemis rend les parties un peu prévisibles après plusieurs parties, surtout qu’une seule carte est présente. De plus, comme c’est souvent le cas dans un jeu avec un accès anticipé, quelques bogues sont encore présents. Malgré cela, le potentiel reste bien présent. Si les futures mises à jour ajoutent du contenu et corrigent les problèmes techniques, Blood Reaver pourrait devenir quelque chose de bien. Il ne rivalise pas avec les grands en ce qui concerne les graphismes, mais il n’est pas désagréable non plus. Réussira-t-il à se frayer une place à travers tous les gros titres similaires? C’est ce que le temps nous dira!
- Un gameplay simple et efficace
- Une sensation de danger constant
- La carte présente favorise la mobilité
- Un arsenal qui contient déjà 26 armes
- Un mode coopératif prometteur
- Une atmosphère dark fantasy violente réussie
- Une seule carte disponible pour le moment
- Les graphismes manquent de finesse
- Aucun système de progression permanente en place
- Certains bogues sont présents
- Aucun élément narratif pour nous mettre dans l’ambiance
- Aucune version française disponible pour l’instant
Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Blood Reaver. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!
Un énorme merci à Hell Byte Studios de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.
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