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Critique: Artificial Extinction 2

Voici notre critique du jeu Artificial Extinction 2 testé sur PC.

Genre: Action, Tower Defense, FPS, Stratégie en temps réel, Bac à sable
Développeur: 100Hr Games Inc
Date de sortie: 10 juin 2026

Disponible sur uniquement sur PC.

Développé par 100Hr Games Inc et lancé le 10 juin 2026, Artificial Extinction 2 est un mélange hétéroclite de genres. C’est à la fois jeu de tir à la première personne (FPS), un jeu de stratégie en temps réel (RTS), un Tower Defense et un bac à sable, ce qui est très inhabituel. Dans Artificial Extinction 2, on incarne une intelligence artificielle consciente qui tente de survivre sur une Terre dominée par des machines hostiles. Chaque mission nous demande d’explorer une zone, de récupérer des données critiques, de construire une base capable de résister aux assauts ennemis, puis d’organiser notre extraction avant d’être détruit. Pour y parvenir, il faut constamment alterner entre une vue stratégique permettant de gérer l’ensemble de notre infrastructure et une vue FPS qui nous place directement sur le champ de bataille. Dans cet article, nous examinerons l’expérience de jeu, son concept unique mélangeant RTS et FPS, la gestion des ressources et de la progression, la campagne et sa rejouabilité, ainsi que l’aspect audiovisuel.

Un concept hybride FPS et RTS

Artificial Extinction 2 affiche clairement ses ambitions. Peu de jeux tentent de fusionner aussi directement la stratégie en temps réel, la défense de base et les affrontements à la première personne. Le résultat est une expérience qui demande au joueur d’être à la fois gestionnaire, stratège et combattant.

Le déroulement général des missions suit toutefois une formule relativement constante. On arrive dans une nouvelle zone, on part récupérer un artefact en vue FPS, on le rapporte à notre ordinateur principal, puis on commence à bâtir notre infrastructure. Entre-temps, on doit garder de vue l’objectif qui est de résister à des vagues d’ennemis toujours plus agressives avant d’appeler le vaisseau-mère pour quitter la zone. Cette structure se répète à chacune des parties durant la campagne, mais la disposition des ressources et l’arrivée des vagues ennemies diffèrent. Dans chaque mission, on découvre une nouvelle unité ennemie, ce qui permet tout de même de conserver un certain intérêt. Le but primal du jeu reste de défendre sa base.

Le vaisseau mère qui part… ne m’abandonne pas!
Attention aux missiles!

En un instant, on peut quitter la vue stratégique pour rejoindre directement le combat. Il faut savoir que, en tant que soldat, on a des vies illimitées, mais, à chaque mort, on réapparaît à la base. Toutefois, même si le concept fonctionne, j’ai parfois eu l’impression que le jeu aurait pu gagner à approfondir davantage l’un de ses deux aspects plutôt que de chercher à équilibrer constamment les deux.

Une prise en main difficile

Artificial Extinction 2 n’est pas un jeu qui révèle immédiatement toutes ses qualités. Le tutoriel expose les principes fondamentaux, mais il omet de fournir des éclaircissements sur certains aspects cruciaux, tels que la raison pour laquelle une structure particulière est nécessaire. Lorsque la campagne débute réellement, on se retrouve rapidement livré à nous-mêmes. La première mission peut même être particulièrement déstabilisante. Certaines mécaniques liées à la gestion des ressources, à la progression technologique ou aux priorités de construction demandent un temps d’adaptation avant d’être pleinement comprises.

Les contrôles eux-mêmes sont peu expliqués durant le tutoriel. Heureusement, le menu permet de consulter l’ensemble des commandes et même de les personnaliser selon nos préférences. Dans mon cas, les premières parties se sont souvent conclues par un échec qui découle davantage d’un manque de compréhension que d’un manque de compétence. Avec l’expérience, on commence toutefois à identifier les menaces prioritaires, à mieux répartir les ressources et à comprendre quelles structures doivent être construites en premier. Les mécaniques qui paraissent complexes au départ deviennent progressivement plus intuitives.

On commence par le début: trouver l’artefact.
Oups! Je n’avais pas suffisamment de défense…

Construire, produire et survivre

La gestion des ressources constitue la base de l’expérience. Pour assurer la survie de notre base, il faut récolter plusieurs matériaux différents, notamment le métal, l’uranium et le thorium. À cela s’ajoute la gestion énergétique, qui devient rapidement un élément crucial.

Les premières phases d’une mission exigent une attention constante. Les ressources sont limitées et chaque construction doit être réfléchie. Une mauvaise décision peut ralentir considérablement notre développement ou compromettre notre capacité à résister aux premières vagues ennemies. Le mode FPS peut compenser un peu au début, mais pas éternellement. La pression de la gestion des ressources tend à diminuer à mesure que la partie progresse. Après un certain temps, les ressources matérielles semblent devenir beaucoup moins problématiques, car on finit par en avoir en abondance… C’est plutôt l’énergie qui finit par représenter le principal goulot d’étranglement. Dû à la destruction de nos générateurs par les ennemis et capacités de défense diverse de la base.

Qu’est-ce que je devrais déverrouiller en premier?
Un extracteur de ressource en construction.
J’ai besoin de plus de ressources.

Le système de progression repose sur l’acquisition de points de technologies que l’on peut progressivement accumuler grâce aux ordinateurs quantiques. Ces points technologiques servent à débloquer de nouveaux équipements et diverses améliorations ou autres technologies. On peut aussi parfois retrouver ces points en récoltant les ressources des ennemis tués.

Pour aider les nouveaux joueurs, le jeu propose également un analyseur d’intelligence artificielle capable d’indiquer les éléments manquants dans notre base ou les faiblesses de celle-ci. Cette assistance est limitée à cinq utilisations par mission. Il s’agit d’une aide appréciable.

Le rôle du FPS dans la défense de la base

Les défenses automatisées ne sont pas toujours suffisantes pour contenir les assauts ennemis, ou celles-ci n’ont pas nécessairement eu le temps de se construire. Lorsqu’une brèche apparaît ou lorsqu’une nouvelle menace surgit, il est possible d’intervenir directement sur le terrain. Le mode FPS sert également à récupérer certaines ressources abandonnées par les ennemis détruits. Tous les adversaires ne laissent pas de matériaux derrière eux, mais ceux qui le font peuvent contribuer à soutenir l’économie et l’évolution de la base. Cette implication directe dans les combats apporte une dimension dynamique aux affrontements. On ne se contente pas d’observer des tourelles éliminer automatiquement les vagues adverses. On participe activement à la défense de nos installations.

Cependant, plus la mission avance, moins le mode FPS est efficace. Autant qu’au début, il puisse parfois compenser certaines erreurs stratégiques autant qu’à la fin, il y a trop de types d’ennemis que, si l’on n’a pas envisagé la situation, on risque de passer un mauvais quart d’heure. Certains aimeront cette flexibilité, tandis que d’autres pourraient considérer qu’elle réduit légèrement l’importance de la planification stratégique.

J’ai l’artefact dans ma ligne de mire!
Ils ne m’ont pas encore vu…
Rien à signaler.

Une réalisation soignée malgré quelques limites

Visuellement, le jeu est agréable à regarder, ce n’est pas non plus les graphiques les plus modernes, mais on reste malgré tout sur un niveau des détails acceptables. Les différents éléments technologiques contribuent à créer une atmosphère cohérente avec son univers de science-fiction. Les effets visuels associés aux combats ne sont pas les meilleurs, mais dans le feu de l’action, on oublie vite cet aspect. Lorsque la base devient particulièrement complexe, il n’est pas toujours évident de retrouver rapidement ses repères en passant d’une perspective à l’autre.

L’ambiance sonore remplit également bien son rôle. Les voix robotisées renforcent l’idée que nous incarnons une intelligence artificielle. Toutefois, durant l’action. La voix qui nous accompagne tout au long de l’aventure souffre parfois d’un volume trop faible comparativement à la musique et aux effets sonores. Dans les moments les plus mouvementés, certaines informations peuvent devenir difficiles à entendre. Malgré cela, il est bon de noter que le jeu offre aussi une interface, des sous-titres et des textes, et même l’audio en français, ce qui est appréciable.

L’objectif est derrière ces arbres.
Ces générateurs sont trop collés! Attention à l’explosion s’ils sont détruits.

La campagne propose dix niveaux, chacun possédant ses propres particularités. Les parties sont également relativement longues. Une mission peut facilement durer entre 30 à 45 minutes. Les cartes présentent des configurations différentes qui influencent directement le positionnement des structures et les stratégies de défenses à adopter. Même si le déroulement général reste similaire d’une mission à l’autre, plusieurs facteurs viennent renouveler l’expérience. Les ressources changent d’emplacement, les vagues ennemies évoluent et de nouveaux types d’adversaires apparaissent progressivement à chacune des missions.

Attention, une carte mère retirée sans préavis peut causer une explosion!

Mon avis

Artificial Extinction 2 est un projet ambitieux qui réussit à combiner plusieurs genres rarement associés dans une même production. Le mélange de stratégie en temps réel, de Tower Defense et de FPS fonctionne bien et offre une expérience différente de ce que l’on retrouve habituellement. Le jeu demande malgré tout une période d’adaptation. Son tutoriel incomplet et sa courbe d’apprentissage pourraient en décourager quelques-uns. Ceux qui persévèrent découvriront néanmoins un système de jeu riche, capable de générer des situations intéressantes et des batailles parfois particulièrement intenses. Sans avoir joué au premier Artificial Extinction, il est difficile d’évaluer les améliorations et les comparaisons apportées par cette suite. Artificial Extinction 2 propose un concept solide et suffisamment original pour se démarquer. La possibilité d’intervenir directement en mode FPS pour corriger les faiblesses de sa défense apporte une dynamique qui distingue le jeu de nombreux autres Tower Defense. J’attribue à Artificial Extinction 2 la note de 7 sur 10.

Points positifs: 

  • Un concept original mélangeant RTS, FPS et Tower Defense
  • Une bonne progression de la difficulté
  • La traduction française
  • Une direction artistique surprenamment réussie pour une production indépendante
  • Le mode FPS permet de participer activement à la défense de la base

Points négatifs:

  • Un tutoriel incomplet qui explique mal certaines mécaniques importantes
  • Une certaine courbe d’apprentissage est nécessaire
  • Le mélange FPS et RTS donne parfois l’impression de diviser l’expérience plutôt que de la renforcer complètement

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Artificial Extinction 2. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à 100Hr Games Inc etGamersky Games de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Olivier Lapointe
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Olivier Lapointe

Développeur d’applications web de carrière, il a toujours été attiré par la logique, la structure et la résolution de problèmes. Depuis sa jeunesse, Olivier est passionné par les jeux en tout genre, mais il aime surtout les jeux à difficulté. Il y retrouve le goût du défi et de la progression. Invalide depuis peu, le jeu est devenu pour lui un espace d’évasion et de dépassement personnel. Il possède les dernières générations de consoles PlayStation et Nintendo ainsi qu’un PC performant.

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