Critique: Orpheus: To Hell and Back
Voici notre critique du jeu Orpheus: To Hell and Back, testé sur PC.

Genre: Aventure, Puzzles, Rétro
Développeur: Studio Loading
Date de sortie: 12 juillet 2026
Disponible sur Game Boy Color et PC.
Les amateurs de jeux rétro le savent, les jeux old school ne sont pas près de mourir. Non seulement parce que certains classiques resteront gravés dans notre mémoire à tout jamais, mais aussi parce que de nouveaux jeux voient le jour régulièrement grâce à des passionnés. C’est le cas du jeu dont je vais vous parler aujourd’hui. Développé pour la Game Boy Color, Orpheus: To Hell and Back est un hommage aux jeux de votre enfance. Mythologie grecque, exploration de donjons, puzzles et habiletés uniques vous attendent dans cette aventure rétro. Et si Orpheus avait fait partie du catalogue original de la console pour laquelle il a été développé, aurait-il mérité une place parmi les grands?
Une aventure bien rétro
Dans Orpheus: To Hell and Back, vous incarnez Orpheus, un héros amoureux d’une nymphe nommée Eurydice. Ils vivaient paisiblement jusqu’au jour où Eurydice fut mordue par un serpent et succomba à son venin. Orpheus fit alors la promesse de délivrer son âme de l’emprise du dieu de la mort.
Armé de votre lyre, un instrument antique, vous partez donc à la recherche de votre bien aimée. Mais, pour la ramener à la vie, vous devrez descendre aux profondeurs de l’enfer et vaincre la multitude de boss qui se dresseront sur votre chemin.



Une lyre?
La mécanique de jeu principale tourne autour de la lyre, l’instrument de musique de notre personnage. Plutôt que d’avoir une épée ou une lance, Orpheus doit se servir de sa harpe pour jouer des musiques qui permettent d’attirer, de repousser ou d’endormir les ennemis. Vous appuyez sur une touche pour changer votre pouvoir et vous appuyez sur l’autre pour l’activer.
Les contrôles sont simples, mais limitants. Vous ne pourrez ni courir ni sauter, et vous ne disposez d’aucun objet de soutien, comme des potions ou des artefacts. Vous pourrez vous déplacer, changer et utiliser vos pouvoirs, et c’est tout. Et, en parlant de déplacements, les zones de contact ne sont pas toujours facilement lisibles. Il vous arrivera parfois de tomber dans un trou en passant un peu trop près et de subir des dégâts des ennemis alors que vous croyez être en sûreté.


Des puzzles qui manquent de piquant
Ce qui rend un jeu comme Orpheus intéressant est le design des donjons et des casse-têtes. Puisque vous passerez beaucoup de temps à passer d’une pièce de donjon à une autre, ces éléments clés doivent être réussis. Malheureusement, ici, les puzzles sont très ordinaires. Vous vous servirez de votre lyre pour pousser ou attirer des ennemis dans des trous ou dans des pièges, vous pousserez des rochers sur des interrupteurs et vous ramasserez des clés au sol pour ouvrir des portes.



Une difficulté inégale
Les mécaniques de jeu sont un peu mieux utilisées lors des combats de boss, mais ces combats sont tellement plus difficiles que les salles qui les précèdent qu’ils en deviennent frustrants. Si vous échouez face à un boss, vous devrez retraverser les quelques pièces qui le précèdent avant de retenter le combat. Cela crée une certaine répétition qui n’est pas la bienvenue.
De plus, comme je l’ai mentionné précédemment, les zones de contact ne sont pas toujours évidentes. Cela ajoute une difficulté supplémentaire aux combats de boss et aux déplacements dans les donjons. Heureusement, le jeu sauvegarde automatiquement après chaque boss, mais c’est un peu ennuyant de retraverser les mêmes salles à répétition, sans compter qu’elles se ressemblent toutes.


Et les bruitages dans tout ça?
Mais le plus gros irritant du jeu n’est pas sa linéarité, sa difficulté ou son manque de créativité, c’est l’absence de bruitages. En effet, vous aurez droit à une bande-son très agréable, mais à aucun effet sonore. Et pour un jeu dans lequel un instrument de musique est mis de l’avant, c’est inconcevable que ce même instrument ne produise aucun son. Je ne comprends pas du tout ce choix de design. L’absence de bruitage enlève beaucoup de texture à un jeu déjà un peu beige.

Un pixel art maîtrisé
Heureusement, au niveau du visuel, le jeu est très réussi. Considérant qu’il est conçu pour tourner sur la Game Boy Color, c’est un véritable défi d’utiliser une palette de couleurs et un nombre de pixels limité. À ce niveau, le défi est réussi. En fait, le design visuel est le principal atout de Orpheus: To Hell and Back. C’est ce qui a initialement attiré mon attention et c’est sûrement ce qui attirera la vôtre.

Mon avis
Orpheus: To Hell and Back est un cadeau pour les fans de rétro. Un nouveau jeu pour une console comme la Game Boy Color est toujours une belle surprise, mais cette surprise aurait pu être plus agréable. L’absence de bruitages, sa linéarité, sa difficulté et son manque de créativité au niveau du design des salles et des puzzles le rendent difficile à recommander. Certes, il est ridiculement abordable, il est très joli, la bande sonore est réussie et le concept semble intéressant au premier regard, mais le jeu renferme trop d’irritants pour laisser une bonne impression. Il ressemble plus à un concept qu’à une œuvre achevée. Pour cette raison, je lui donne la note de 5 sur 10.
Points positifs:
- Une cartouche physique existe pour la Game Boy Color et le jeu peut être obtenu en .gbc pour les émulateurs
- Un pixel art réussi
- Un concept original
- Un titre abordable en format digital
- Une bande-son agréable…
Points négatifs:
- … mais aucun bruitage
- Une difficulté inégale
- Un manque de créativité en ce qui concerne les puzzles et les salles de donjon
- Des zones de contact parfois un peu brouillonnes
- L’utilisation de la lyre est moins agréable qu’elle ne le semble
Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Orpheus: To Hell and Back . N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!
Un énorme merci à Alunite Inc de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.
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