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Critique: LumenTale: Memories of Trey

Voici notre critique du jeu LumenTale: Memories of Trey testé sur PC.

Genre: Action, Aventure, Collection de créatures, Combat au tour par tour, JRPG
Développeur: Beehive Studios
Date de sortie: 26 mai 2026

Disponible sur PC, Nintendo Switch, Nintendo Switch 2, Xbox Series et PlayStation 5.

Depuis plusieurs années, les jeux de collection de créatures inspirés par Pokémon se multiplient à un rythme impressionnant. Avec LumenTale: Memories of Trey, Beehive Studios tente toutefois de se démarquer grâce à une direction artistique soignée, un univers plus mature et un système de combat pouvant se montrer étonnamment stratégique. LumenTale: Memories of Trey est un jeu mêlant action, aventure, collection de monstres et combats au tour par tour. On y incarne Trey, un jeune homme ayant perdu une partie de ses souvenirs, qui parcourt le monde de Taléa aux côtés des mystérieux Animons afin de découvrir la vérité sur son passé tout en forgeant de nouveaux liens. Entre son système d’affection avec les Animons, ses combats 4 contre 4, ses mécaniques de sensibilité émotionnelle, son système de crafting et ses affrontements demandant une réelle réflexion, le jeu multiplie les mécaniques afin d’apporter davantage de profondeur à son aventure. Dans cet article, on reviendra donc sur l’univers et la narration, les mécaniques de combat, l’exploration, la progression des Animons, la direction artistique ainsi que les qualités et défauts de celui-ci.

30 minutes de jeu!

Un univers plus mature qu’il n’y paraît

LumenTale surprend rapidement par son univers. Le jeu installe une ambiance plus sérieuse que ce que son esthétique pourrait laisser croire. Taléa est un monde marqué par une ancienne guerre civile après la mort d’un empereur incapable de désigner officiellement son héritier. Le scénario ne se contente pas d’être un prétexte à collectionner des créatures. Les Lumens, protecteurs des différentes provinces et dompteurs d’Animons, occupent une place importante au sein de la société et des conflits qui façonnent le monde.

La narration est également mieux structurée qu’on pourrait le croire. Les dialogues prennent le temps d’expliquer les enjeux sans devenir inutilement lourds et certaines situations proposent des choix ou des événements qui surprennent davantage que dans plusieurs jeux similaires. Le ton reste accessible, mais il ose parfois aborder des éléments plus sombres ou mélancoliques. Cela donne une aventure qui paraît plus cohérente et plus crédible malgré son aspect fantastique.

Mon soi-disant Animon de prédilection! Mais je l’ai refusé…
Ozelash a été mon choix!

Le personnage de Trey fonctionne bien comme protagoniste. Sa perte de mémoire sert naturellement de moteur narratif pour découvrir le monde progressivement. Même si certains clichés du RPG japonais sont présents, l’écriture réussit généralement à conserver un bon rythme. L’histoire donne régulièrement envie de continuer afin de comprendre les mystères entourant Taléa et les Animons.

Je vous laisse deviner si l’on parle à l’Animon ou à la fillette.

Des combats beaucoup plus stratégiques qu’ils en ont l’air

À première vue, LumenTale peut sembler être un simple clone de Pokémon. Pourtant, après quelques heures, le système de combat dévoile une profondeur bien plus importante que prévu. Les affrontements reposent sur des combats au tour par tour où les Animons utilisent différentes capacités élémentaires, mais plusieurs mécaniques viennent complexifier l’ensemble. Le jeu possède environ 140 espèces d’Animons réparties dans 13 types différents qui affectent plus les forces et faiblesses de ceux-ci. En plus de cela, il y a un système de sensibilités relationnel qui influence directement les combats. Par exemple, la sensibilité Felicis permet de soigner légèrement ses alliés après une attaque, tandis que Mestus sacrifie des points de vie afin d’augmenter les dégâts infligés. Furor améliore directement la puissance des compétences, Horrens neutralise certaines résistances adverses et transforme la prochaine attaque en coup super efficace, alors que Sereum augmente les probabilités de coups critique. Ces systèmes ajoutent une couche stratégique supplémentaire qui oblige à réfléchir davantage à la composition de son équipe.

LumenTale mise sur des affrontements plus chaotiques où les synergies deviennent importantes. La météo peut également influencer certaines capacités ou certains types d’Animons, ce qui ajoute encore davantage de possibilités tactiques. Le combat se déroule autour d’un système de points d’action et, si l’on a touché suffisamment le point faible des ennemis, nous récompense avec un tour supplémentaire où toutes limitations sont levées. Certaines capacités permettent d’être enchaînées plus rapidement, tandis que d’autres demandent davantage de préparation. Le résultat donne des combats plus animés que prévu malgré leur nature au tour par tour.

Les bases du combat.
Mon premier boss!

En combat, on peut aussi analyser les créatures ennemies. En analysant un Animon adverse, il devient possible de découvrir progressivement ses résistances et ses faiblesses. Une fois ces informations obtenues, le jeu indique directement si une capacité sera efficace ou non avant de l’utiliser. L’idée est excellente, même si son fonctionnement manque parfois de clarté, puisque plusieurs analyses sont nécessaires pour révéler toutes les informations d’un ennemi.

Réussir à surprendre un Animon avant le début d’un affrontement grâce à son Holoken permet de l’affaiblir rapidement et de prendre un avantage stratégique important. Cette mécanique récompense l’attention durant l’exploration plutôt que de simplement lancer des combats aléatoires. Même la difficulté réserve quelques surprises. Le jeu peut sembler accessible pour les joueurs habitués au farming et à l’optimisation, mais certains combats de boss peuvent devenir plus exigeants. Les boss ont souvent plusieurs barres de vie offrant notamment des affrontements plus intenses. Les escouades Lumen représentent également des défis intéressants avec leurs équipes complètes de six Animons.

Un premier duel 6 vs 6 Animons!
C’est bon, on a la supériorité numérique!
Un peu de chaos, même dans la nature!

Une progression bien pensée pour les collectionneurs

Comme tout bon jeu de collection de créatures, LumenTale nous donne envie d’attraper tous les Animons et de les faire progresser. Les Animons gagnent de l’expérience après les combats, apprennent de nouvelles compétences et peuvent évoluer afin de devenir plus puissants. On peut aussi ressentir cette progression avec le système d’affection. Plus un Animon combat à vos côtés, plus son lien d’amitié augmente. Ce système influence notamment la facilité avec laquelle il peut apprendre certaines compétences ou évoluer. Cela crée une relation avec son équipe et incite à conserver certains compagnons sur le long terme plutôt qu’à simplement remplacer constamment ses créatures par des versions plus puissantes. Plus l’Animon demeure auprès de nous, plus on a l’opportunité d’accroître ses facultés en utilisant les matériaux récupérés sur d’autres créatures.

Le Holoken représente également une mécanique centrale du jeu. Cet appareil permet non seulement de capturer les Animons, mais aussi d’interagir avec l’environnement. Il devient possible de détruire certains éléments du décor si l’on possède le bon Animons et que l’on a déverrouillé la capacité dans l’histoire. Il permet aussi de prendre un avantage avant un combat ou même de capturer certaines créatures sans les combattre directement ou même éliminer un groupe complet si votre Animon est suffisamment puissant afin d’éviter les pertes de temps dans des combats inutiles. La capture via le Holoken fonctionne grâce à un minijeu de précision qui demande d’utiliser la bonne touche à chaque fois. Réussir le minijeu ne garantit toutefois pas automatiquement que l’Animon acceptera de rejoindre l’équipe, parfois il faudra l’étourdir d’abord ou même dans certains cas, il faudra l’affronter et l’affaiblir pour pouvoir le capturer.

Mon petit est devenu grand!
On commence ma collection d’Animons, qui va aller dans mon équipe?
Un paquet de cartes à collectionner au magasin.

Le jeu multiplie également les façons de progresser. L’expérience peut être obtenue grâce aux combats, aux quêtes, à la vente d’objets ou à certaines activités annexes. Cette variété évite que la progression devienne trop répétitive. Les quêtes sont divisées en plusieurs catégories, notamment les quêtes principales, les quêtes secondaires et les quêtes de Lumen. Cette structure aide à garder une bonne lisibilité dans la progression générale, même si certains objectifs restent parfois un peu vagues.

Pour ceux qui aiment compléter absolument tout, le jeu propose aussi des cartes à collectionner. Celles-ci semblent surtout servir d’éléments de collection sans réel impact sur la jouabilité, mais elles ajoutent tout de même une motivation supplémentaire pour les complétionnistes.

Il faut avouer que les cartes à collectionner sont vraiment belles.

Exploration, crafting et contenu secondaire

L’exploration constitue une autre réussite du jeu. Taléa possède une identité visuelle forte et plusieurs environnements donnent réellement envie d’être parcourus. Le mélange entre pixel art 2D et décors 3D fonctionne étonnamment bien et permet au monde de garder beaucoup de son charme. Le crafting apporte aussi une couche de personnalisation intéressante. Le joueur peut fabriquer différents objets et cuisiner des repas à partir de matériaux trouvés dans la nature, obtenus via les Animons ou récupérés dans des caisses. Ce système possède une petite particularité intéressante: il est possible d’essayer des combinaisons sans connaître officiellement les recettes. Le résultat donne une approche un peu expérimentale de la fabrication. Même si trouver les recettes auprès des marchands reste plus efficace, le fait de pouvoir improviser ses propres mélanges apporte une certaine liberté. Chaque recette possède également ses propres chances de réussite, ce qui ajoute un léger aspect de gestion des ressources.

Les boutiques permettent d’acheter divers objets, ingrédients, recettes ou consommables, tandis que les systèmes de vente et de recyclage ajoutent une économie relativement complète pour un jeu du genre. L’Anispace représente quant à lui une sorte d’espace virtuel servant à stocker les Animons inutilisés. Cet endroit permet aussi d’entraîner ses créatures ou de personnaliser leur environnement. Heureusement, cet aspect reste entièrement optionnel pour ceux qui préfèrent uniquement se concentrer sur les combats et l’aventure principale. Le jeu propose aussi un mode JcJ permettant d’affronter les équipes d’autres joueurs. Même sans l’avoir testé en profondeur, la richesse du système de combat laisse penser que ce mode pourrait avoir un réel intérêt compétitif pour certains joueurs.

On se repose ou l’on crée une recette.
Ma première visite dans l’Anispace, là où l’on doit choisir quel Animon va nous accompagner.
Je vais devoir improviser ma recette.

Un univers visuel accrocheur

LumenTale propose une direction artistique originale. Le mélange entre graphismes 2D pixelisés et environnements 3D donne une identité très particulière au jeu. Le résultat évoque parfois certains RPG modernes cherchant à recréer l’esthétique rétro tout en profitant d’effets visuels plus actuels. Les Animons possèdent des designs variés et mémorables. Plusieurs créatures réussissent rapidement à se démarquer grâce à leur visuelle. Avec 140 espèces différentes, le jeu offre suffisamment de diversité pour maintenir un réel plaisir de découverte durant notre aventure.

Les musiques accompagnent également très bien l’exploration et les combats. Les thèmes de villes sont plus doux et relaxants, tandis que les affrontements profitent de musiques beaucoup plus énergiques. La bande sonore réussit généralement à soutenir efficacement l’ambiance. Puis, le grand point positif est que l’on ne se tanne pas de la trame sonore en arrière-plan.

Les chutes d’eau sont vraiment bien faites.
Une belle vue de la présentation de la ville.
Une ville anéantie par un Animon

Tout n’est cependant pas parfait du côté visuel. Le manque de variété dans les modèles de NPC finit rapidement par devenir visible. On commence à revoir constamment les mêmes visages et les mêmes designs, ce qui réduit un peu l’immersion du monde. La carte manque aussi parfois de lisibilité. Certains objectifs ou chemins deviennent légèrement confus, surtout dans les zones plus complexes. Ces problèmes ne sont pas catastrophiques, mais ils peuvent occasionnellement ralentir le rythme ou notre satisfaction de l’exploration.

Une ergonomie imparfaite

Malgré ses nombreuses qualités, LumenTale souffre de plusieurs petits problèmes d’ergonomie et de qualité de vie. Rien de réellement dramatique, mais suffisamment présent pour être remarqué régulièrement. Les contrôles restent simples et le jeu demande très peu de boutons différents, ce qui le rend accessible, mais aussi, vu que ce ne sont pas les boutons traditionnellement utilisés dans la majorité des jeux pour faire certaines actions, ceux-ci peuvent créer un manque d’intuitivité. Les menus et sous-menus ne sont pas toujours bien organisés et certaines informations importantes demandent trop de navigation. L’absence de confirmations sur certains achats peut également devenir frustrante. Il arrive parfois d’acheter un objet involontairement simplement parce que l’interface manque de clarté.

La fiche technique de ceux-ci n’est pas l’idéal.
Un autre menu pour voir les forces et faiblesses.
Beaucoup trop d’informations utiles, expliquées seulement lors de chargements…

Le système d’analyse des ennemis aurait aussi gagné à être mieux expliqué visuellement. Le fait de devoir analyser plusieurs fois un même Animon pour obtenir toutes les informations n’est pas immédiatement évident, on le constate à la longue. Le jeu manque également d’un mode d’accélération des combats. Avec des affrontements 4 contre 4 parfois assez longs, cette option aurait été la bienvenue lors des séances de farming. Quelques bogues sont encore présents ici et là, mais la situation reste encourageante, puisque le studio semble particulièrement actif concernant les correctifs et les améliorations. Le jeu donne l’impression d’être soutenu sérieusement, ce qui inspire davantage confiance pour son avenir.

Vous êtes ici!

Mon avis

LumenTale: Memories of Trey est un très bon Pokémon-like qui réussit à se démarquer grâce à un mélange efficace entre pixel art 2D et environnements 3D. La direction artistique est vraiment très jolie et les Animons possèdent des designs uniques et accrocheurs qui donnent envie de découvrir constamment de nouvelles créatures. Les mécaniques de combat sont plus complètes qu’elles n’en ont l’air au premier abord. L’idée des points d’action et des tours supplémentaires ajoute une dimension stratégique aux affrontements. La musique accompagne très bien l’aventure avec des thèmes entraînants durant les combats et des morceaux plus doux lors de l’exploration ou des passages en ville. Le jeu propose aussi un univers réellement intéressant, avec une histoire demandant un minimum de réflexion et des intrigues qui racontent véritablement quelque chose. L’écriture adopte un ton plus adulte que plusieurs autres jeux du genre et laisse parfois place à des choix ou des situations qui surprennent. La narration est bien maîtrisée et réussit à garder notre intérêt tout au long de l’aventure. Du côté des défauts, les principaux problèmes viennent surtout de l’ergonomie. Les menus et sous-menus ne sont pas toujours idéaux et certains contrôles peuvent parfois manquer de fluidité. Quelques éléments de qualité de vie pourraient également être améliorés. Heureusement, ces défauts touchent davantage les interfaces que les mécaniques de gameplay. Il reste aussi quelques petits bogues ici et là, mais l’équipe de développement semble particulièrement active concernant les correctifs et les mises à jour, ce qui reste encourageant pour la suite. Avec quelques améliorations au niveau des interfaces, de l’ergonomie et des petits bogues encore présents, le jeu pourrait facilement gagner un point supplémentaire. Dans son état actuel, je donne à LumenTale: Memories of Trey la note de 8 sur 10.

Points positifs:

  • Un système de combat stratégique et plus complexe qu’il n’y paraît
  • Un univers mature et narration bien construite
  • Un excellent rapport qualité-prix
  • Une très belle direction artistique mélangeant 2D et 3D
  • Le design des Animons est très réussi
  • Beaucoup de contenu pour les collectionneurs
  • Une bande sonore efficace

Points négatifs:

  • Un certain manque de variété en ce qui concerne les PNJ
  • Des menus et des interfaces parfois peu ergonomiques
  • La carte manque de lisibilité
  • Des contrôles parfois maladroits
  • Quelques bogues et problèmes de qualité de vie
  • L’absence d’une option pour accélérer les combats

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu LumenTale: Memories of Trey. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Team 17 de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Olivier Lapointe
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Olivier Lapointe

Développeur d’applications web de carrière, il a toujours été attiré par la logique, la structure et la résolution de problèmes. Depuis sa jeunesse, Olivier est passionné par les jeux en tout genre, mais il aime surtout les jeux à difficulté. Il y retrouve le goût du défi et de la progression. Invalide depuis peu, le jeu est devenu pour lui un espace d’évasion et de dépassement personnel. Il possède les dernières générations de consoles PlayStation et Nintendo ainsi qu’un PC performant.

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