Critique: Valheim
Voici notre critique du jeu Valheim testé sur PC.

Genre: Survie, Crafting, Monde ouvert, Coop en ligne, Aventure
Développeur: Iron Gate AB
Date de sortie: 9 septembre 2026
Disponible sur PC, Xbox Series, Nintendo Switch 2 et PlayStation 5.
Après plusieurs années passées en accès anticipé, Valheim arrive finalement à sa version 1.0. Développé par Iron Gate Studios, le jeu avait fait ses premiers pas en accès anticipé le 2 février 2021 avant d’atteindre officiellement sa sortie complète le 9 septembre 2026. Il s’inscrit dans le genre de la survie et de la fabrication en monde ouvert, avec une importante dimension d’exploration, de construction, d’action et de coopération en ligne. Il est possible de parcourir cet univers seul ou accompagné de plusieurs joueurs, jusqu’à dix personnes au total. Dans Valheim, on incarne un Viking envoyé dans un mystérieux au-delà inspiré de la mythologie nordique. Notre objectif est de parcourir un immense monde généré procéduralement, d’exploiter ses ressources, de construire notre propre refuge, d’améliorer notre équipement et surtout de vaincre les puissantes créatures qui gardent les différents territoires. Cette critique se concentrera principalement sur la jouabilité et les combats, la progression et l’évolution du personnage, l’exploration, la direction artistique et l’ambiance sonore, ainsi que les problèmes techniques et les éléments de qualité de vie qui peuvent parfois compliquer l’expérience.
Un monde qui récompense la curiosité
La première force de Valheim repose sur sa capacité à transformer l’exploration en véritable moteur de progression. La carte est gigantesque et les différents biomes sont répartis sur l’ensemble du monde. Il est également possible de retrouver plusieurs environnements mélangés, ce qui donne à chaque partie une géographie différente.
Comme les autres jeux du genre, le principe est relativement simple. On commence l’aventure avec rien et il faut progressivement récolter du bois, de la pierre et différentes ressources afin de fabriquer nos premiers outils. Chaque nouvelle ressource a généralement une utilité, même si celle-ci n’est pas nécessairement évidente au moment où on la découvre, car les recettes se débloquent seulement lorsque l’on a obtenu au minimum un ingrédient de tous les prérequis de la recette.
C’est justement cette curiosité qui rend l’exploration intéressante. Je me suis régulièrement retrouvé à ramasser une nouvelle ressource simplement pour découvrir ce qu’elle permettait de fabriquer. Un nouveau matériau peut débloquer une recette, une amélioration, une arme, une pièce d’équipement ou encore un élément de construction pour la base. Le jeu crée ainsi une boucle efficace: explorer permet de trouver des ressources, les ressources permettent de progresser, et cette progression permet d’explorer plus loin.
Il y a aussi plusieurs biomes possédant leurs propres ennemis, ressources et dangers environnementaux. Certains territoires imposent de composer avec le poison, d’autres avec le froid, tandis que certaines régions nécessitent même de traverser l’océan pour être atteintes. Donc, l’exploration en elle-même peut être un défi. Vous devrez faire des efforts afin de trouver les bonnes résistances pour pouvoir aller dans certains biomes.



L’exploration n’est donc jamais uniquement une question de distance à parcourir. Le terrain lui-même peut devenir un obstacle. À la longue, on finit par apprendre à construire plusieurs petites bases temporaires afin de disposer d’un point de réapparition plus rapproché lorsqu’une expédition nous entraîne très loin de notre camp principal. Je dirais même que, lorsque l’on sait que la mort peut nous obliger à retourner récupérer notre équipement, il est rassurant de savoir que l’on aura pas nécessairement dix minutes de courses à faire pour aller le récupérer.
Un système de progression qui encourage le farming
Il faut savoir que la progression de Valheim est lente. Il faut récolter beaucoup de ressources pour fabriquer et améliorer son équipement. Lorsqu’on entre dans un nouveau biome sans avoir suffisamment amélioré l’équipement provenant de la zone précédente, les chances de survie diminuent rapidement. Les ennemis peuvent infliger énormément de dégâts et les nouvelles menaces demandent généralement un temps d’adaptation.
Cette progression peut donc demander beaucoup de farming. Il ne suffit pas toujours de fabriquer une nouvelle arme et de partir immédiatement à l’assaut du territoire suivant. Il est souvent préférable d’améliorer son équipement au maximum avant de poursuivre son voyage. Personnellement, j’ai bien aimé cette mécanique de jeu, car ça donne une réelle valeur aux améliorations. Lorsqu’on obtient enfin une nouvelle arme, une nouvelle armure ou une amélioration importante, on ressent réellement la différence. Chaque étape demande du temps, à condition d’aimer répéter certaines actions.


Le système de compétences participe lui aussi à cette évolution. Pratiquement tout ce que l’on fait peut contribuer au développement d’une compétence. Utiliser un type d’arme, par exemple, permet d’améliorer progressivement la compétence associée, ou simplement courir ou sauter. Cette approche donne une certaine cohérence à la progression, puisque notre personnage devient meilleur dans les activités qu’il pratique réellement. C’est le genre de système de progression qui fait beaucoup penser à des jeux comme Oblivion ou Skyrim et j’adore ça.


Des combats simples, mais exigeants
Le système de combat de Valheim repose sur des mouvements assez classiques, notamment l’utilisation de différentes armes, la parade, l’utilisation du bouclier et l’esquive. Je considère que l’on devrait se concentrer sur un type d’arme en particulier, ainsi que l’arc. Les combats peuvent devenir particulièrement difficiles en solo. Lorsqu’une horde d’ennemis nous attaque en même temps, personne n’est là pour attirer leur attention ou nous donner quelques secondes pour reprendre le contrôle de la situation. Une rencontre relativement banale peut donc rapidement devenir dangereuse.
La difficulté est également renforcée par le fait que les différents ennemis d’un biome ne sont pas toujours seuls. Plusieurs créatures peuvent se retrouver alliées et nous attaquer simultanément. Les squelettes constituent une exception, puisqu’ils semblent avoir une réputation qui dépasse largement les frontières: pratiquement tout le monde les déteste.


Les boss demandent quant à eux une préparation beaucoup plus importante. Il faut généralement récupérer certains objets précis dans le biome concerné afin de pouvoir les invoquer, même si les indications fournies par le jeu ne sont pas toujours suffisamment claires pour comprendre immédiatement quoi sacrifier. Après quelques boss, le fonctionnement devient plus facile à comprendre, mais au début, il faudra parfois expérimenter ou chercher l’information sur internet.
La coopération modifie évidemment cette expérience. Les ressources deviennent plus faciles à répartir entre les membres du groupe. Les ennemis réguliers semblent conserver une quantité de vie similaire qu’en solo, alors que les boss, eux, voient leur santé augmenter en fonction du nombre de joueurs. Même si mon expérience s’est déroulée principalement en solo, cette différence montre clairement que Valheim a été conçu pour pouvoir fonctionner aussi bien comme aventure personnelle que comme expérience collaborative.

Une exploration où la mort fait partie du voyage
Dans Valheim, le jeu transforme progressivement la mort en élément normal de l’aventure. Dans un nouveau biome, mourir en découvrant les attaques d’un nouvel ennemi est presque un rite de passage pour d’apprentissage. Il faut alors retourner chercher son équipement, ce qui peut parfois devenir une aventure à part entière.
Une icône indique l’emplacement de notre dernière mort sur la carte, mais, lorsque plusieurs décès s’accumulent, il devient préférable de nettoyer régulièrement ces marqueurs afin de garder une carte lisible. C’est aussi pourquoi les petites bases temporaires sont importantes. On apprend progressivement à ne pas toujours considérer notre maison principale comme l’unique endroit où il faut vivre. Lorsqu’une expédition nous éloigne considérablement, établir un petit refuge permet de réduire les conséquences d’un éventuel décès.

Cependant, mourir n’est pas sans conséquences, ce qui vous oblige à réfléchir et à ne pas foncer tête baissée. Une partie de nos compétences peut être perdue lorsque nous mourons. Une pénalité de 5 % est appliquée, avec la possibilité de réduire ce facteur si l’on trouve cette mécanique trop sévère dans les options du serveur, mais elle ne peut pas être complètement supprimée. Il faut également retourner à l’endroit de notre mort pour récupérer la pierre tombale contenant nos objets. Cela peut parfois transformer certaines morts en véritables expéditions de récupération. Une petite erreur peut donc devenir beaucoup plus coûteuse lorsque notre équipement se retrouve au milieu d’une zone dangereuse.


Home sweet home
La construction représente une grande partie de l’expérience. On peut commencer avec un simple abri de fortune avant de progressivement construire une véritable base qui sera probablement notre future forteresse. Une base sert à se protéger des dangers, à fabriquer notre équipement et à organiser notre progression, mais elle peut également devenir un véritable projet personnel.
Les options de construction sont nombreuses. Il est facile de niveler le sol, les pièces s’emboîtent bien et peuvent être placées de plusieurs façons, et le coût de construction est généralement faible. En quelques heures, vous aurez déjà une base assez impressionnante si vous êtes prêt à investir le temps nécessaire pour la construction. Il y a aussi quelques détails vraiment géniaux, comme la fumée qui doit être évacuée avec une cheminée pour ne pas vous intoxiquer. Ce genre de détail oblige à construire en gardant quelques restrictions en tête!


Mais, bien que la construction soit agréable, c’est aussi ici que l’on se rend compte que, malgré la longue période d’accès anticipé, quelques options de qualité de vie sont manquantes. Pour construire une recette, il faut notamment disposer des matériaux nécessaires directement dans son inventaire. Le jeu ne permet pas simplement d’utiliser automatiquement les ressources présentes dans les coffres situés à proximité. Plus on construit, plus cette contrainte devient pénible. Il faut continuellement faire des allers-retours entre les coffres et la zone de construction. Une amélioration permettant de puiser automatiquement dans les coffres proches aurait considérablement simplifié cette partie sans modifier le fonctionnement fondamental du jeu.
Un sac à dos qui devient rapidement trop petit
Parlant de qualité de vie, la gestion de l’inventaire nous force parfois à faire des retours plus vite que prévu à la base ou à trier ce que l’on désire vraiment. Au début, l’espace disponible paraît suffisant. Mais à mesure que l’aventure progresse, chaque élément nécessaire prend une place dans l’inventaire. Armure, casque, pantalon, accessoires, armes, outils, nourriture, potions et autres objets finissent par s’y côtoyer et prennent la majorité de votre espace disponible.
La limitation de poids vient s’ajouter à cette contrainte. Il faut donc régulièrement faire des choix concernant ce que l’on transporte et ce qu’on laisse derrière soi. Les portails deviennent ensuite très utiles pour faciliter les déplacements et la gestion des ressources, mais leur utilisation demande elle-même certains matériaux, ce qui occupe encore davantage l’inventaire lors des expéditions. Sans compter que les portails ont certaines limitations qui empêchent de déplacer certains matériaux. Heureusement, cette contrainte peut être modifiée dans les options du serveur. Plus on avance dans le jeu, plus on a cette sensation de devoir faire une microgestion sur ce qu’on laisse et qu’on ramène.


Une direction artistique qui gagne à être apprivoisée
Visuellement, Valheim ne cherche pas à impressionner avec une présentation dernier cri. Sa direction artistique évoque davantage les jeux d’une autre époque, avec une esthétique simplifiée. Cette approche possède un avantage important: le jeu reste très bien optimisé et accessible à tous.
La première impression peut être assez particulière. Personnellement, j’ai été surpris par l’aspect graphique au début. Mais après quelques heures, l’ensemble finit par avoir son propre charme. Le retrait de certains effets de flou dans le menu du jeu, notamment ceux liés à la distance, aux mouvements ou à l’éclairage, améliore également beaucoup le rendu à mes yeux.


Une interface complète, mais pas toujours assez explicative
Le tutoriel est assuré par Hugin, un corbeau qui vient nous guider progressivement dans les premières étapes. Lorsqu’on découvre de nouveaux matériaux, il fournit des informations permettant de comprendre certaines mécaniques, ainsi que les avertissements reliés à certaines zones. Les messages peuvent également être relus plus tard dans les menus. Le jeu possède aussi plusieurs écrans permettant de consulter les effets positifs et négatifs, les pouvoirs, les compétences, les trophées obtenus ainsi que différentes statistiques depuis le début de notre aventure.
Cependant, certaines informations importantes ne sont pas suffisamment expliquées. Les conséquences exactes d’une mort ou certaines subtilités liées aux combats demandent notamment d’être découvertes par soi-même. Les compétences affichent leur niveau et leur progression, mais, lorsqu’on souhaite connaître les statistiques précises associées à chaque niveau, il faut parfois se tourner vers internet pour plus d’information.


Les contrôles clavier-souris sont globalement corrects, mais certaines commandes ne sont pas toujours naturelles. Ce point concerne principalement l’esquive, puisqu’elle partage une commande avec le bouclier, en plus de la touche normalement utilisée pour sauter. Cette configuration peut provoquer des erreurs dans les moments tendus. Dans mon cas, j’ai créé un raccourci sur ma souris afin d’éviter de sauter accidentellement dans le vide pendant une esquive, car cela peut faire la différence entre la vie et la mort. Avec une manette, le tout devient un peu plus naturel, mais la gestion de l’inventaire, la construction et certaines actions qui demandent plus de précision sont préférables au clavier et à la souris.
En solo ou en coop?
Il y a une raison pour laquelle le jeu peut être joué en multijoueur jusqu’à dix joueurs. Mon expérience en solo m’a surtout confirmé que le jeu récompense la patience, la curiosité et l’exploration. Sa progression lente demande beaucoup de ressources et de préparation, mais chaque nouvelle amélioration donne suffisamment de raisons de poursuivre. Les combats peuvent devenir particulièrement difficiles, surtout lorsque plusieurs ennemis nous attaquent simultanément. En coop, cette lenteur s’estompe et vous pourrez créer des bases plus ambitieuses et affronter des ennemis avec plus d’assurance. Si vous avez la chance d’avoir un ou des partenaires de jeu, vous adorerez Valheim!


Mon avis
Valheim est un jeu de survie grandiose. Il offre des cartes gigantesques, des zones variées, plusieurs types de ressources à découvrir ainsi que des ennemis et des dangers environnementaux variés. Il récompense l’exploration et donne constamment envie de voir ce qui se trouve plus loin. Les nouvelles zones demandent presque toujours une période d’apprentissage et les boss exigent une préparation sérieuse. La mort peut coûter cher, mais elle devient également une partie naturelle de l’apprentissage. Même après plusieurs heures, on conserve cette curiosité de ramasser une nouvelle ressource simplement pour découvrir ce qu’elle permettra de fabriquer. Après avoir passé du temps à explorer et à récolter, on peut revenir à notre camp et transformer toutes ces ressources en équipement, en bâtiments ou en améliorations. La construction des bâtiments est intuitive, l’amélioration des objets et des stations de travail est addictive et l’amélioration de nos statistiques devient rapidement une obsession. Cependant, tout n’est pas parfait. Certaines options de qualité de vie sont absentes, comme l’obligation d’avoir nos ressources dans notre sac à dos pour fabriquer des objets. Valheim est un jeu qui vaut largement le prix demandé. En coop, c’est aussi une expérience très agréable. Coopérer pour les combats, mais aussi pour la récolte de ressources, est aussi amusant qu’efficace. Ce n’est pas toujours facile, mais chaque nouveau territoire découvert et chaque amélioration obtenue donnent la sensation d’avoir réellement progressé. Je lui donne l’excellente note de 9 sur 10!
Points positifs:
- Une exploration particulièrement gratifiante
- Une progression lente, mais qui donne une réelle valeur aux améliorations
- Des zones variées avec leurs propres ennemis et dangers
- Un système de compétences qui évolue selon nos actions
- Une ambiance sonore exceptionnelle
- Une carte immense qui favorise la découverte
- Une construction qui permet de créer de véritables bases personnalisées
- Une excellente optimisation du jeu
- Une très bonne durée de vie
Points négatifs:
- Beaucoup de farming nécessaire pour progresser.
- Une gestion de l’inventaire qui devient rapidement contraignante
- Le crafting nous oblige à avoir les matériaux dans notre sac à dos
- En solo, le jeu est beaucoup plus difficile
Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Valheim. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!
Un énorme merci à Coffee Stain Publishing de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.
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