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Critique: Mafia: Definitive Edition

Voici notre critique du jeu Mafia: Definitive Edition:

Genre: Action et aventure
Développeur: Hangar 13
Date de sortie: 25 septembre 2020

Disponible sur PS4, Xbox One et PC

Site Web Officiel

Incarnez Tommy Angelo, un chauffeur de taxi qui se voit joindre les rangs d’une famille mafieuse des années 30. Vous apprivoiserez la décadence et la violence de la vie d’homme de main au cœur d’une guerre de gangs digne de films tels que Les Affranchis ou encore Le Parrain. Courses poursuites, fusillades, trafique d’alcool, rackets et extorsions sont au menu dans un récit aussi divertissant que captivant.

Grande dépression et gangs en ascension

Le récit de Mafia: Definitive Edition se déroule dans les années 30, en plein cœur de la grande dépression qu’à engendrée le Krach boursier de 1929. L’économie occidentale s’effondre et les groupes criminalisés prolifèrent. La ville de Lost Heaven se voit être le théâtre d’une guerre intestine opposant deux groupes mafieux, les familles Morello etSallieri. Vous incarnerez Tommy Angelo, un chauffeur de taxi sans problèmes qui se verra mêlé à toute cette histoire inopinément. C’est en attendant sur un coin de rue que vous ferez la rencontre de Sam et Paulie, deux sbires de la famille Sallieri, fuyant les lieux d’une fusillade et que vous devrez escorter jusqu’à leur repère. C’est ainsi que tout débute pour vous dans l’univers interlope. De mission en mission, Tommy deviendra un personnage de plus en plus craint et dangereux. Son ascension au sein de la famille Sallieri ne passera pas inaperçu, et qui dit mafia, dit trahison, corruption, complots et revirements de situations aussi subits et brutaux que le caractère patibulaire des acteurs du récit.

Le récit est bien ficelé. On s’y plonge facilement et il nous garde captifs tout au long de notre parcours.  Tous les ingrédients qui font d’une histoire à la sauce Al Capone un succès y sont. On côtoie le drame, l’humour, l’action et le suspense. Les scènes d’action sont régulièrement entrecoupées de petites cinématiques ajoutant à l’intensité de chaque scène et rendent le scénario encore plus addictif. Il s’agit certes d’un scénario classique, mais c’est un type de récit qui fait mouche à chaque fois depuis les années 50. L’intrigue se veut légèrement prévisible, comme toute bonne chronique mafieuse, mais le scénario reprend toujours le gouvernail pour nous ramener à notre besoin insatiable de connaître la suite. Pour ce qui est des textes, ça reste tout de même un aspect assez simpliste du jeu. Les textes sont loin de Shakespeare, mais pour être honnête…on s’en fout un peu! Personne ne s’attend d’un homme de main de la mafia qu’il tergiverse en prose. Donc, malgré qu’ils soient plutôt simplets, les textes font leur travail et se prêtent merveilleusement bien au monde du jeu. L’histoire de ce jeu se veut être captivante au point où on se surprend à rêver de vivre cette vie de crime et de luxure sans précédent. Mafia: Definitive Edition est un mélange très bien balancé d’action et de narration.

Mille bornes en deuxième vitesse

De façon générale, les contrôles répondent très bien. Si on compare ce jeu avec sa version originale de 2002, c’est un clash énorme. Mais bon…fallait-il s’attendre lorsqu’il s’agit d’un remake presque 20 ans plus tard? À vrai dire, plusieurs remakes ont réussi des échecs lamentables en cette matière, mais pas Mafia: Definitive Edition. C’est un succès! Il s’agit ici d’un jeu dont le gameplay ressemble beaucoup à celui des Grand Theft Auto et Red Dead Redemption. Plutôt facile à maîtriser, mais qui porte souvent le joueur en s’emmêler les pinceaux ou à tourner en rond lorsqu’il faudrait aller de l’avant. Malgré ces quelques petits désagréments, le jeu reste toutefois très agréable à jouer.

Les différents styles de missions demandent généralement deux types d’habilités. En mode fusillade, il est inutile de vous jeter dans l’arène tel un spartiate puisque vous ne ferez pas très long feu face à une armée munie de fusils de chasse, de révolvers, de cocktails Molotov, de grenades et de légendaires mitraillettes Thompson. Le mode de tir est assez intuitif pour le joueur plus casual, mais pourrait ennuyer les purs et durs du «canardage» en règle. La sensibilité de la mire, lorsqu’on décide ne pas s’abandonner à la visée assistée, ne répond pas superbement et amène le joueur à subir des dégâts à force de perdre son temps à bien la placer. Ce n’est tout de même pas insurmontable. Le jeu se veut dans l’ensemble plutôt facile et si on prend bien le temps de se couvrir, il est plutôt aisé de s’en sortir sans morfler.

Pour ce qui est de la course et des poursuites en voitures, c’est une autre paire de manches. N’étant pas un professionnel de la course automobile, mais qui s’en sort habituellement bien, j’ai dû réadapter ma conduite en fonction de l’époque. C’est à mon avis un point positif. Nous évoluons dans les années 30, et les voitures de l’époque n’étaient pas très stables et n’avaient pas de détecteurs de proximité pour les angles morts. Lorsqu’il pleut et que la chaussée est glissante, il faut être assez habile parce que le freinage sur des pneus de ces années revient à freiner avec des souliers de bowling sur un lac gelé L’expérience de conduite est extrêmement agréable, si on aime revivre des expériences d’une autre époque.

Tous les déplacements sont fluides et permettent une expérience sommes toutes sans frictions. Par moment, il peut être difficile de saisir l’endroit précis ou on doit interagir, mais ce sont des défauts communs à bon nombre de jeux et qui ne freinent que très rarement l’ardeur des joueurs. Dans l’ensemble, il s’agit d’un jeu simple et facile à jouer qui conviendra davantage au joueur casual qu’au joueur plus compétitif.

Jekyll et M. Hyde

Comme Mafia: Definitive Edition est un remake, on ne peut passer outre la transformation graphique. La refonte intégrale des images, des textures et des détails est complètement sublime. L’esthétisme du jeu fait vivre une expérience tout à fait nouvelle pour les joueurs qui ont aimé la version originale. La qualité graphique de ce jeu pourrait servir de référence pour les nombreuses compagnies qui souhaitent se lancer dans la refonte de leurs titres populaires. Certes, il y a tout de même quelques défauts, rien n’est parfait. Cependant, tout est là pour une expérience graphique impressionnante. On peut revivre cette époque riche en esthétisme avec brio grâce au travail magnifique des studios de Hangar 13. Ils ont utilisé le même moteur graphique que pour Mafia III, et ça donne un rendu superbe, presque sans faille.

Dj Jazzy 30

La bande sonore quant à elle est toute aussi superbe que le reste du jeu. La multitude de classiques de l’époque des années 30 tels que les Django Reinhart, Lonnie Johnson ou encore The Mills Brotheers rendent nos ballades dans les rues de Lost Heaven complètement magiques. Lorsqu’on déambule dans les rues, confortablement installé dans les sièges de notre Bolt V8, la musique rend l’expérience parfaite en tout point. Seul hic, les pièces musicales sont régulièrement entrecoupées par des messages publicitaires ou des nouvelles d’actualité, qui viennent briser le tempo légèrement. Mais si on s’en tient aux pièces musicales…chapeau! Bon, il est évident que si on apprécie uniquement le techno ou le rap, on sera indéniablement déçu. En revanche, si on aime se replonger dans un univers qui se rapproche surement le plus de réalité de l’époque des années 30, c’est exactement cette trame sonore qui gagnera vos neurones.

Un petit goût de revenez-y?

Plusieurs modes de jeux font partie de Mafia: Definitive Edition. Le mode circulation libre qui était présent dans la version originale est toujours présent et permet sensiblement les mêmes actions en laissant libre cours au joueur. L’ajout le plus intéressant est probablement le mode classique. Il rend le jeu beaucoup plus difficile que son prédécesseur, mais pas impossible. La conduite en mode classique est beaucoup plus intense. On roule en mode simulation et chaque infraction mène à une réponse des forces de l’ordre. Bref, ça donne une nouvelle dimension au jeu. Côté rejouabilité, à moins d’être un très grand fan du jeu, je doute qu’une fois terminé les joueurs s’y remettent peu de temps après. Les joueurs les plus endurcis voudront certainement y revenir afin d’achever tous les accomplissements, mais après tout ça quoi d’autre? La durée de vie du jeu est donc très relative. Comme beaucoup de joueurs, j’aurai surement beaucoup de plaisir à revisiter ce jeu lorsque j’aurai un appel nostalgique après avoir visionné à nouveau Le Parrain d’ici quelques mois ou années, mais ce ne sera surement pas de sitôt. Ça n’enlève en rien à l’expérience qui est tout à fait sublime.

L’équipe de Hangar 13 Games sous la direction de l’ancien directeur créatif de Lucas Art, Haden Blackman, a fait un excellent travail avec Mafia: Definitive Edition. L’avenir semble prometteur pour le développeur qui a signé les éditons définitives des trois volumes de la série Mafia ainsi que Borderland : The Handsome Collection. Mais avant tout, ils ont réussi avec le remake du premier titre de la série Mafia une véritable réussite qui pourrait bien faire des jaloux.

Pour conclure, je dois avouer que je suis littéralement tombé sous le charme de Mafia: Definitive Edition, et je doute presque de mon objectivité. Je n’ai que très peu de points négatifs à dire sur ce jeu. Les points forts sont très nombreux, tellement nombreux qu’ils éclipsent totalement l’envie d’émettre une quelconque remarque moins flatteuse. Le graphisme du jeu est sublime; le gameplay facile d’approche et agréable; la trame sonore absolument irrésistible; le récit est superbe…bref, tout y est. La recette fonctionne à merveille et saura plaire aux joueurs les plus expérimentés comme aux joueurs qui s’y tenteront pour la première fois. Finalement, tous y trouveront leur compte. Si vous avez à offrir un jeu à un amateur des histoires de mafieux, Mafia: Definitive Edition est définitivement le choix à prioriser.

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Mafia: Definitive Edition. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Dominic Duclos
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Dominic Duclos

Ces premières armes ont été l’Atari 2600 et quelques années plus tard la NES. À l’époque, il adorait principalement les Final Fantasy, Zelda et Megaman. Son top 5 d’aujourd’hui, sans réflexions, est Final Fantasy 12, Fable, Horizon Zero Dawn, Days Gone et Assassin’s Creed Unity. Il est généralement très ouvert sur les jeux et essaye de rester objectif même s’il dérape régulièrement!

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