Critique: Dragon’s Dogma 2 + Dark Arisen (DLC)
Voici notre critique du jeu Dragon’s Dogma 2 + Dark Arisen (DLC) testé sur Nintendo Switch 2.

Genre: Monde ouvert, RPG, Action, Aventure
Développeur: Capcom
Date de sortie: 21 mars 2024 (9 octobre 2026 sur Switch 2)
Disponible sur PC, Xbox Series, PlayStation 5 et Nintendo Switch 2.
Développé par Capcom, Dragon’s Dogma 2 est un jeu de rôle et d’action en monde ouvert sorti initialement le 21 mars 2024. Le 9 octobre 2026, le jeu revient sous la forme de Dragon’s Dogma 2: Dark Arisen, une édition qui accompagne l’arrivée de la série sur Nintendo Switch 2 et inclut le jeu de base ainsi que la nouvelle extension. Dans cet univers fantastique, on incarne l’Insurgé, un héros lié à un dragon dont le destin est au cœur de l’histoire. On explore un vaste territoire, on affronte des créatures fantastiques et on constitue une équipe de compagnons appelés les pions. Le jeu mise sur la liberté d’approche, la progression du personnage et les situations imprévues qui peuvent survenir pendant l’exploration. Dans cet article, je vais vous parler de la jouabilité, de la progression, du système de pions, des monstres et des boss, de la direction artistique et des performances sur Nintendo Switch 2. Je vais aussi vous parler de l’extension Dark Arisen, qui ajoute une nouvelle région, des donjons et des possibilités d’amélioration.
Un monde ouvert qui donne envie de partir à l’aventure
L’un des principaux attraits de Dragon’s Dogma 2 réside dans son monde ouvert. Les territoires sont vastes et donnent véritablement l’impression de voyager. On traverse des forêts, des plaines, des montagnes, des régions désertiques et, depuis la nouvelle extension, on peut aussi y trouver une zone hivernale. Les lieux ne se limitent pas aux objectifs principaux. Cette liberté contribue grandement au plaisir de jeu. On peut suivre une route, s’écarter du chemin pour examiner un endroit intéressant ou partir à la recherche de trésors.

Le jeu se concentre sur l’aventure, les créatures fantastiques et la progression de notre personnage. Par contre, cette liberté a aussi ses limites. La quantité d’ennemis rencontrés pendant les déplacements devient parfois excessive. On aimerait pouvoir parcourir certaines régions sans devoir constamment interrompre notre trajet pour combattre. Les affrontements restent intéressants, mais leur fréquence finit par alourdir les déplacements et donne parfois l’impression que le monde cherche toujours à nous ralentir. Malgré ce défaut, l’exploration demeure une réussite. La carte offre suffisamment de possibilités pour donner envie de découvrir son monde.


Une jouabilité accessible et riche en possibilités
Malgré la fréquence élevée des affrontements, le système de combat de Dragon’s Dogma 2 est l’une des forces du jeu. L’action se déroule en temps réel et permet d’utiliser différentes classes, appelées vocations, qui influencent directement notre manière de jouer. On peut privilégier les affrontements au corps à corps, attaquer à distance ou exploiter la magie pour soutenir notre équipe et infliger des dégâts importants. Les talents de chacune de ces vocations s’accumulent au fur et à mesure que l’on monte le niveau des classes et peut être équipée à nos futures vocations.
On peut se spécialiser dans un style en particulier ou expérimenter plusieurs approches au fil de l’aventure. Les vocations possèdent leurs propres avantages et leurs limites, ce qui nous encourage à réfléchir à notre rôle au sein du groupe plutôt que de considérer toutes les classes comme interchangeables. La plus grosse distinction entre chacune d’elles est le format d’attaque, ainsi que la possibilité d’esquiver les coups. En effet, ce n’est pas toutes les classes qui ont la possibilité d’esquiver ou bloquer les attaques.


Les combats sont dynamiques et demandent parfois de tirer parti de l’environnement. Les créatures imposantes peuvent être escaladées pour atteindre leurs points faibles, tandis que les affrontements contre les boss exigent de rester attentifs aux attaques et aux mouvements des ennemis. Le résultat peut donner des batailles spectaculaires. Le contenu ne semble pas systématiquement adapté à notre niveau, ce qui signifie que certaines rencontres peuvent être difficiles au début. En revanche, les combats deviennent progressivement plus faciles à mesure que notre équipement et nos compétences s’améliorent. On ressent réellement les progrès accomplis.
Toutefois, le poids de l’inventaire représente un irritant. Il faut surveiller ce que l’on transporte et répartir les objets entre les membres de l’équipe. Je comprends l’intention de proposer une gestion des ressources, mais cette limite devient rapidement contraignante. Entre l’endurance qui se vide trop vite et le poids des objets, certains aspects du jeu compliquent inutilement une aventure qui possède pourtant de nombreuses qualités. Le fait de ne pas pouvoir tout porter nous oblige souvent à faire plusieurs aller-retour pour compléter une mission, ce qui peut être un peu frustrant. Puis, un autre élément qui ajoute à la frustration est l’obligation d’attendre quelques jours dans le jeu pour enfin terminer la quête et recevoir la récompense. Si ce n’était que de temps à autre, ce serait tolérable, mais j’ai eu l’impression que c’était le cas pour la majorité des missions.


Des compagnons indispensables
Le système des pions est une idée intéressante de Dragon’s Dogma 2. On crée le membre de l’équipe principale qui nous accompagne tout au long de l’aventure. Celui-ci évolue avec nous et a les mêmes possibilités que nous pour les vocations. Puis on doit compléter notre équipe avec deux autres compagnons issus des créations des autres joueurs grâce à la connexion réseau. Ces personnages possèdent leurs propres vocations et compétences, ce qui permet de composer une équipe complémentaire.
Même si l’on joue en solo, les pions donnent l’impression d’être accompagné par un groupe capable de prendre des initiatives. Ils participent aux combats, attirent l’attention des ennemis, soutiennent leurs alliés et contribuent à l’exploration. Dans l’ensemble, ils sont très utiles de base sans leur donner d’instruction, sinon on peut leur donner quelques instructions pour mieux les diriger, telles que « Aidez-moi », « Arrêter », « Explorer », ou « avec moi ». Ils peuvent également signaler des objets à proximité ou nous guider vers des objectifs qu’ils connaissent. Cette assistance est particulièrement intéressante lors des longues expéditions. Les compagnons peuvent transporter une partie de notre inventaire, ce qui facilite la gestion du poids, et leur intervention rend les affrontements plus vivants.


Le système possède néanmoins une limite importante: seul notre pion principal évolue sur la durée avec nous. Les deux autres doivent être remplacés ou recrutés de nouveau selon nos besoins, puisqu’ils appartiennent à d’autres joueurs. Personnellement, j’aurais préféré pouvoir développer une équipe complète sur la durée, avec des compagnons dont on suivrait la progression.
Le manque d’interactions approfondies se fait également sentir, afin de développer une relation avec ceux-ci. J’aurais aimé davantage de dialogues uniques, de relations évolutives et de possibilités de personnalisation permettant de créer un véritable sentiment de complicité, mais, pour cela, on devra repasser. De plus, certaines répliques reviennent trop souvent, malgré quelques interventions originales. Cela n’empêche pas les pions de remplir leur rôle avec efficacité. Ils sont utiles en combat comme en exploration.
Un bestiaire qui manque de variété
Les affrontements contre les monstres font partie de l’expérience. Le jeu propose des créatures de tailles et de comportements différents, avec des combats qui peuvent rapidement devenir chaotiques lorsque plusieurs ennemis interviennent simultanément. Les boss sont particulièrement intéressants. Leur taille, leurs attaques et les possibilités d’interaction rendent certains affrontements mémorables. Selon la composition de votre équipe, le combat sera totalement différent.
Le problème vient surtout du manque de variété sur la durée. On rencontre régulièrement les mêmes familles d’ennemis, parfois sous des apparences légèrement différentes. Les adversaires plus puissants ne renouvellent pas toujours suffisamment les combats, puisque leurs comportements restent souvent proches de ceux des créatures déjà rencontrées.


Cette répétition est encore plus flagrante, considérant la fréquence des rencontres. On finit par reconnaître les mêmes attaques et les mêmes situations, ce qui réduit progressivement l’effet de surprise.
L’extension apporte de nouveaux monstres et quelques variantes qui enrichissent le bestiaire. Toutefois, elle ne règle pas complètement ce problème. On retrouve encore plusieurs créatures familières, parfois avec un aspect différent, sans que leur comportement change suffisamment pour renouveler entièrement les affrontements. Le contenu reste divertissant, mais un bestiaire plus diversifié aurait renforcé le plaisir de l’exploration et donné davantage de personnalité aux différentes régions.
Une direction artistique fantastique
La direction artistique de Dragon’s Dogma 2 repose sur un style fantastique relativement classique, avec des paysages naturels, des villes médiévales et des créatures mythiques. Cette approche correspond parfaitement à l’univers proposé et permet de passer facilement d’une région verdoyante à des environnements plus hostiles. Les paysages participent beaucoup au plaisir de l’exploration. Les reliefs, les ruines et les chemins donnent envie de découvrir ce qui se trouve au-delà de notre champ de vision.
Les animations des créatures et les affrontements sont spectaculaires. Capcom soigne également certaines mises en scène, notamment les cinématiques de nourriture. Une envie constante de vouloir manger des steaks. Ces séquences apportent une touche de détail dans un monde qui cherche à paraître plus vivant.

Les performances sur Nintendo Switch 2
Le portage de Dragon’s Dogma 2 sur Nintendo Switch 2 était probablement un défi de taille. Avec son vaste monde ouvert, ses nombreux personnages et ses combats impliquant plusieurs créatures, le jeu demande des ressources importantes. Malgré cela, le portage s’en sort bien dans l’ensemble. Les baisses de fréquence d’images sont rares et la fluidité reste généralement stable, même si quelques variations peuvent survenir dans certaines situations.
Les temps de chargement sont possiblement le compromis le plus perceptible. Le passage par les portails de pions et certaines transitions de scènes demande parfois quelques secondes d’attente. Les textures et certains éléments du décor peuvent également apparaître avec un léger retard, tandis que leur qualité est parfois réduite en mode portable.
Le problème le plus gênant concerne l’apparition tardive des PNJ. Il arrive qu’on entre dans un lieu et avant que ses habitants soient chargés. On peut alors chercher un personnage en pensant que sa présence dépend de l’heure dans le jeu, avant de comprendre qu’il n’est tout simplement pas encore apparu. Contrairement au chargement tardif d’une texture ou d’une cinématique, ce temps d’attente peut réellement perturber notre progression. Malgré ces quelques défauts techniques, le portage reste une réussite. Les combats conservent leur dynamisme et l’expérience demeure agréable, aussi bien sur téléviseur qu’en mode portable. La version Switch 2 impose certains compromis, mais ils ne m’ont pas empêché de profiter pleinement de l’aventure.
Une nouvelle aventure dans les terres de Norgan
L’extension Dark Arisen constitue l’un des principaux arguments de cette nouvelle édition. Elle introduit Norgan, une région enneigée dans laquelle on découvre une nouvelle histoire liée à un dragon immortel et à une mystérieuse figure. Cette zone propose de nouveaux lieux à explorer, des adversaires supplémentaires et des équipements qui changent la progression.
L’ambiance nordique est réussie. Les paysages glacés, les ruines et les passages escarpés donnent à cette région une identité propre. On retrouve le plaisir de partir à l’aventure, mais dans un environnement qui demande davantage de prudence. Les affrontements sont très difficiles comparativement au jeu de base, ce qui rend la préparation du groupe et le choix de l’équipement plus importants. L’extension ajoute également douze donjons liés aux « Rites oubliés », répartis dans les régions du jeu de base. Ces défis permettent de renouveler les affrontements et de rechercher des récompenses pour se préparer au contenu de l’extension sans pour autant trop modifier la difficulté du jeu de base.


Le système de reliques constitue l’autre nouveauté majeure. Pendant l’exploration, on récupère des objets non identifiés dans les coffres ou sur les monstres. Il faut ensuite évaluer les récompenses obtenues. Cela permet d’avoir une plus grande liberté dans notre équipement. L’extension enrichit également les possibilités de combats, notamment grâce à des compétences supplémentaires. Ces changements permettent d’adapter davantage notre style de jeu et rendent certaines vocations plus intéressantes. Le principal problème réside dans l’équilibrage. Les équipements obtenus à Norgan peuvent être nettement plus puissants que ceux du jeu de base, ce qui risque de rendre les récompenses des régions précédentes moins intéressantes. Une fois que l’on s’engage dans cette nouvelle aventure, il devient difficile de ne pas privilégier son contenu.
La difficulté de la région de Norgan est conçue pour des personnages déjà bien développés. Une arrivée trop précoce peut rapidement tourner à la déroute. Il vaut mieux disposer d’un groupe solide avant de s’y aventurer. Cette exigence conviendra aux amateurs de défis, mais elle peut décourager ceux qui souhaitent simplement poursuivre l’histoire à leur rythme. Malgré ces limites, Dark Arisen apporte une bonne quantité de contenu et renouvelle efficacement l’exploration. Une nouvelle campagne, une nouvelle région, des donjons et le système de reliques offrent de bonnes raisons de prolonger l’aventure.
Mon avis
Dragon’s Dogma 2: Dark Arisen propose une expérience de jeu de rôle en monde ouvert que je recommande aux amateurs du genre. Son univers, la liberté offerte par les classes, les combats et la gestion de l’équipe constituent des forces importantes. On prend plaisir à explorer les régions, à améliorer notre personnage et à découvrir les situations parfois imprévisibles que le jeu nous réserve. L’extension renforce cet ensemble grâce à la nouvelle région Norgan, ses nouveaux défis et ses équipements. Elle apporte une véritable raison de replonger dans l’aventure, même si sa difficulté et la puissance de ses récompenses peuvent déséquilibrer la progression. Sur Nintendo Switch 2, le résultat est convaincant malgré des chargements parfois longs pour certaines scènes, des textures moins détaillées et quelques ralentissements. Pour ma part, j’ai eu du plaisir à explorer ce monde ouvert et découvrir les différentes possibilités offertes par les différentes classes. Les problèmes liés au poids de l’inventaire, à l’endurance et à la fréquence des affrontements restent agaçants, mais ils ne suffisent pas à gâcher l’ensemble. Malgré ses défauts, Dragon’s Dogma 2: Dark Arisen est une aventure que je recommande. L’extension ajoute suffisamment de contenu pour prolonger le plaisir, tandis que la version Nintendo Switch 2 permet de profiter de cette expérience sans avoir à payer l’extension séparément. Ce n’est pas un RPG sans défaut, mais ses qualités sont suffisamment nombreuses pour en faire une aventure à ne pas manquer. Je donne à cette version du jeu la note de 8 sur 10!
- Un monde ouvert qui encourage l’exploration
- Des combats fluides
- Des classes variées qui permettent de personnaliser notre style de jeu
- Une extension généreuse avec la région enneigée de Norgan
- Un système de reliques qui renouvelle la recherche d’équipement
- Trop d’affrontements pendant l’exploration
- Une endurance qui se vide trop rapidement lors des déplacements
- La gestion du poids de l’inventaire est parfois contraignante
- Un bestiaire qui réutilise régulièrement des créatures déjà rencontrées, mais avec un nouvel habillage
- Des temps de chargement parfois longs sur Nintendo Switch 2
- Des textures et des NPC qui apparaissent parfois tardivement
- Un manque d’équilibrage avec l’extension
Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Dragon’s Dogma 2 + Dark Arisen (DLC). N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!
Un énorme merci à Capcom de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.
- Critique: Dragon’s Dogma 2 + Dark Arisen (DLC) - 26 octobre 2026
- Critique: Deep Dish Dungeon - 24 octobre 2026
- Critique: Moros Protocol - 2 octobre 2026
