Critiques jeux

Critique: Deep Dish Dungeon

Voici notre critique du jeu Deep Dish Dungeon testé sur PC.

Genre: Exploration de donjon, Coop en ligne, Survie
Développeur: Behold Studios
Date de sortie: 13 octobre 2026

Disponible sur PC et Xbox Series.

Sorti le 13 octobre 2026 sur PC, Deep Dish Dungeon est un jeu de survie et d’exploration développé par Behold Studios et édité par Raw Fury. Il mélange exploration de donjon, artisanat et énigmes et il nous invite à explorer un mystérieux donjon fabriqué à la main, en solo ou en coopération en ligne. L’objectif consiste à progresser dans les profondeurs en récupérant des ressources, en fabriquant de l’équipement et en résolvant des énigmes. Entre la gestion de la lumière, la nourriture et les passages inaccessibles sans les bons outils, chaque expédition demande de la préparation. Dans cet article, nous aborderons l’exploration, la survie, les combats, les énigmes, la narration ainsi que l’ambiance visuelle et sonore.

30 minutes de jeu.

Un jeu qui ne nous prend pas par la main

Deep Dish Dungeon nous laisse découvrir ses mécaniques de jeu par nous-mêmes. Il faut observer l’environnement, expérimenter et relier les indices pour progresser. Cette approche peut parfois être déroutante, mais cela rend les découvertes d’autant plus satisfaisantes.

Les champignons magiques constituent une mécanique des plus utiles. En les équipant, on peut percevoir le monde différemment et, parfois, nous pouvons découvrir des indices facilitant la résolution de certaines énigmes. Ils nous encouragent à examiner attentivement les lieux plutôt qu’à simplement traverser les salles.

Personnalisez votre personnage.
Ho là… Ce n’était pas là avant ça!
Un environnement sombre.

La progression repose également sur l’acquisition de nouveaux outils. Le marteau brise certains barreaux, la pioche permet de creuser dans l’argile, la hache élimine les racines et les explosifs détruisent les roches. Ces équipements ouvrent de nouveaux passages et nous incitent à revisiter les zones précédemment explorées. Toutefois, l’absence de carte nous oblige à mémoriser les chemins et rend les déplacements parfois laborieux. La progression est lente, mais c’est ce qui nous donne l’impression de véritablement explorer un donjon.

Des constructions qui se déverrouillent au fur et à mesure que l’on trouve de nouvelles ressources.
Les égouts… tout est connecté…

Un sac à dos trop petit

Le sac à dos représente l’un des principaux défis du jeu. Entre les outils nécessaires pour franchir certains obstacles, les ressources, la nourriture, les armes et les pièces d’armure, l’espace disponible devient rapidement insuffisant. La fabrication d’une sacoche et d’un sac à dos améliore la situation, sans toutefois régler complètement le problème. Plus on avance, plus on souhaite transporter d’objets pour éviter de retourner inutilement au campement.

La limitation des déplacements associée au sac à dos accentue cette frustration. Puisque l’espace est déjà restreint, cette pénalité me paraît superflue et rend la gestion de l’inventaire plus contraignante qu’elle ne devrait l’être.

On manque rapidement d’espace, mais on peut améliorer nos armes.

Chaque ressource possède une utilité, donc parfois on voudrait faire qu’un voyage, mais on doit se créer des priorités. Certains matériaux servent à fabriquer de nouveaux équipements, tandis que d’autres permettent d’améliorer notre campement. Nous apprenons aussi à reconnaître ce qui pourrait nous être utile et à préparer nos prochaines expéditions.

Les allers-retours deviennent parfois répétitifs lorsqu’on oublie un outil ou qu’on découvre un passage nécessitant un équipement resté au camp, sans oublier la gestion de la lumière et de la nourriture qui nous force parfois à revenir sur nos pas.

La nourriture, essentielle à notre progression

La cuisine occupe une place importante sans transformer le jeu en simulateur culinaire. Les repas permettent d’avoir de la santé supplémentaire, d’améliorer l’endurance et parfois d’obtenir des bonus grâce à certaines combinaisons d’ingrédients. Nous pouvons faire griller les aliments sur une brochette, utiliser un chaudron ou cuisiner à la poêle ou faire une préparation à mettre dans un fourneau. La méthode de préparation et la méthode de cuisson influencent le résultat, ce qui nous encourage à découvrir les différentes recettes et à adapter nos repas à nos besoins.

Des découvertes culinaires à profusion.
Une belle brochette de champignons !
Ici, on aime les rats.

Par contre, il faut faire attention à ne pas trop cuisiner. La conservation des aliments pose problème. La nourriture pourrit rapidement, même lorsqu’elle est rangée dans les coffres. Il devient donc difficile de préparer des réserves, et une partie des ingrédients risque d’être gaspillée. Il est aussi possible, à l’aide de la bouilloire, de fabriquer des potions qui procurent des bonus temporaires. La durée de ces bonus m’a cependant semblé trop courte pour donner plus d’importance aux potions qu’à la nourriture.

Des affrontements peu variés

Les affrontements ne sont pas le point fort de Deep Dish Dungeon. Les ennemis sont très classiques. Vous affronterez principalement des squelettes, des chauves-souris, des gobelins et des araignées. Il y a un certain manque de variété malgré quelques différences au niveau de leurs armes.

Puisque les ennemis standard ne laissent aucun objet derrière eux après leur défaite, les affrontements présentent peu d’intérêt en dehors du danger qu’ils représentent. Mais la présence d’ennemis est la bienvenue seulement pour l’ambiance et la tension qu’ils ajoutent. À noter que ceux-ci peuvent réapparaître après quelque temps. Un autre détail appréciable concerne les araignées: une option permet de modifier leur apparence dans les menus. Une attention bienvenue pour les personnes qui préfèrent éviter de les voir sous leur forme habituelle.

Allô! ça va?
Les scorpions sont vraiment gros ici !

Des puzzles qui encouragent l’exploration

Les énigmes constituent un aspect intéressant de l’aventure. Elles nous demandent d’observer les lieux, d’interpréter les indices et de faire des liens entre les informations découvertes au fil de l’exploration.

Les notes, les récits et les champignons magiques peuvent nous aider à comprendre certaines pistes. Il arrive néanmoins qu’une énigme semble impossible à résoudre simplement parce qu’il nous manque encore un outil ou un indice. Dans ces situations, mieux vaut poursuivre l’exploration et revenir plus tard. Les solutions ne sont pas toujours évidentes, mais elles restent généralement accessibles lorsqu’on prend le temps d’examiner les bons endroits.

Comment traverser?
Apportons l’écluse au bon endroit !

Le principal problème vient parfois de certains objets essentiels particulièrement bien cachés. Cette recherche ajoute du défi, mais peut aussi devenir frustrante lorsqu’elle bloque inutilement notre progression. Mais, à part le marteau et la dynamite qui sont essentiels, le reste des objets sont plus secondaires.

C’est très difficile de trouver la bonne combinaison pour cette porte !

Une histoire discrète racontée à travers l’environnement

Le scénario ne repose pas sur une narration omniprésente. Nous découvrons plutôt l’histoire du donjon à travers son environnement, des notes et des enregistrements disséminés dans les ruines. Ces fragments enrichissent l’univers et fournissent parfois des informations utiles à la résolution d’énigmes. Même si l’histoire n’est pas le principal moteur de l’aventure, j’ai aimé cette manière de raconter les événements sans interrompre constamment l’exploration. La narration est en anglais, mais tous les textes sont traduits en français.

La fin principale reste accessible avec les indices découverts en prenant le temps d’inspecter les lieux. En revanche, obtenir la fin secrète demande beaucoup plus d’efforts, puisqu’il faut retrouver des indices et des matériaux parfois dissimulés dans des endroits inattendus.

Tous les textes sont disponibles en français.

Une ambiance réussie

La direction artistique est l’une des grandes forces du jeu. Son esthétique rétro est soignée et convient parfaitement à cet univers souterrain. Les salles et les ruines composent un environnement cohérent qui donne envie de poursuivre l’exploration. La lumière occupe une place centrale dans notre progression. Nous devons constamment nous assurer d’en avoir suffisamment pour avancer, ce qui renforce une tension naturelle aux déplacements.

Les effets sonores renforcent cette atmosphère inquiétante. Les bruits ambiants nous rendent attentifs à ce qui nous entoure, tandis que l’apparition d’une musique signale souvent qu’un événement inhabituel se prépare. Cette utilisation du son contribue efficacement à l’immersion sans avoir besoin de multiplier les affrontements. L’ensemble forme une ambiance particulièrement réussie, où l’exploration et l’incertitude deviennent les principales sources de tension.

Chaque illustration peut avoir son importance.

Mon avis

J’ai adoré mon expérience de Deep Dish Dungeon. Les premières heures sont particulièrement gratifiantes, alors qu’on découvre notre environnement et qu’on apprend à gérer nos ressources et à maîtriser les mécaniques de jeu. L’exploration est aussi très bien pensée: le donjon est intrigant, les énigmes sont intéressantes et l’ambiance visuelle et sonore contribue fortement à l’immersion. Toutefois, Deep Dish Dungeon n’est pas parfait. Il présente quelques défauts qui peuvent nuire légèrement à l’expérience. L’espace dans le sac à dos est trop limité, la nourriture se conserve mal et certains objets importants sont difficiles à trouver. Les combats manquent également de variété, même s’ils demeurent secondaires. Malgré ces problèmes, le jeu a réussi à maintenir mon intérêt jusqu’à la première fin, par contre, je suis toujours à la recherche de la fameuse pièce secrète, mais il ne m’en reste pas gros à découvrir. La progression lente demande de la patience, mais elle donne du poids aux découvertes et nous procure une réelle satisfaction lorsqu’on comprend enfin comment avancer. Avec son gameplay, son atmosphère réussie et son bon rapport qualité-prix, Deep Dish Dungeon est une expérience facile à recommander. Je lui donne la note de 8 sur 10.

Points positifs:

  • Une exploration gratifiante et une progression bien pensée
  • Des énigmes intéressantes qui récompensent l’observation
  • Des outils qui ouvrent progressivement de nouvelles possibilités
  • Une direction artistique rétro soignée
  • Une ambiance sonore immersive
  • Un bon rapport qualité-prix

Points négatifs:

  • Un sac à dos trop limité, même après les améliorations
  • Une pénalité de déplacement liée au sac à dos inutilement contraignante
  • La nourriture pourrit trop rapidement, même dans les coffres
  • Des combats répétitifs offrant peu de récompenses
  • Des potions dont les effets ne durent pas assez longtemps
  • Certains objets essentiels sont trop bien cachés

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Deep Dish Dungeon. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Raw Fury de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Olivier Lapointe
Les derniers articles par Olivier Lapointe (tout voir)
 
Partager

Olivier Lapointe

Développeur d’applications web de carrière, il a toujours été attiré par la logique, la structure et la résolution de problèmes. Depuis sa jeunesse, Olivier est passionné par les jeux en tout genre, mais il aime surtout les jeux à difficulté. Il y retrouve le goût du défi et de la progression. Invalide depuis peu, le jeu est devenu pour lui un espace d’évasion et de dépassement personnel. Il possède les dernières générations de consoles PlayStation et Nintendo ainsi qu’un PC performant.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.