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Critique: Duskfade

Voici notre critique du jeu testé sur Nintendo Switch.

Genre: Jeu de plateforme, Aventure, Action
Développeur: Weird Beluga
Date de sortie: 13 août 2026

Disponible sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series et PC.

Si vous êtes comme moi et que vous étiez déjà fans de jeux vidéo dans les années 2000, vous gardez encore aujourd’hui d’excellents souvenirs de l’ère de la PlayStation 2. Lors de cette période charnière du jeu vidéo, un genre était particulièrement apprécié par les joueurs: les jeux de plates-formes en 3D. Des jeux comme Jak & Daxter, Ratchet & Clank, Crash Bandicoot, Sly Cooper et plusieurs autres ont marqué notre imaginaire pour les bonnes raisons. Malheureusement, au fil des années, ce genre de jeu a perdu en popularité et a rapidement été mis de côté au profit de jeux plus grandioses. Mais, depuis le succès de Astro Bot en 2024, le genre commence à renaître. Le studio Weird Beluga s’est donc donné la mission de réaliser un jeu reprenant les bases du genre, en espérant nous rendre nostalgiques. Est-ce que Duskfade réussit à nous replonger dans nos plus beaux souvenirs d’antan? Est-ce que le studio a misé juste en remettant de l’avant un style de jeu un peu mis de côté durant les dernières années? C’est ce que nous allons voir ensemble!

Une histoire qui s’accroche au temps!

Dans Duskfade, on incarne Zirian, un jeune horloger vivant avec sa sœur Allira. Les deux protagonistes vivent dans le monde magique de Tick Town. Au début de l’aventure, Zirian et sa sœur sont en deuil de leur défunt grand-père, qui leur a transmis l’amour et la passion pour l’horlogerie, surtout à Allira. C’est en voulant perpétuer cette passion qu’Allira a tenté de manipuler une technologie inconnue et encore incomprise par les horlogers de ce monde.

Cette mauvaise manipulation a plongé la ville de Tick Town, ainsi que ses environs, dans une obscurité lourde et magique. Cette même noirceur fut également à l’origine de l’apparition de monstres magiques qui hantent maintenant la ville et les alentours. Au même moment, une gigantesque tour, arborant une horloge géante sur sa façade, a fait son apparition au centre de la ville et tout porte à croire que cette malédiction est sûrement causée par cette tour. Allira, qui est sans le vouloir la cause de cette mésaventure, se retrouve prisonnière de cette tour à l’horloge. C’est alors que Zirian prend possession de la vieille épée de son grand-père, une épée aux allures d’aiguille d’horloge, et part en direction de la tour nouvellement apparue, en espérant y retrouver sa sœur.

Notre duo d’aventuriers!
Partons maintenant à l’aventure.
La tour maudite: la source de tous les problèmes.

Notre héros, accompagné de Coucou, un petit oiseau mécanique qui autrefois tenait compagnie au grand-père de Zirian, comprend rapidement qu’entrer dans cette tour ne sera pas chose facile, car une barrière magique empêche toute personne d’y entrer. La seule manière de rompre cette barrière est de détruire les quatre chaînes géantes qui se sont implantées aux quatre coins de l’univers de Tick Town. C’est donc à ce moment que notre aventure prend réellement naissance et que nous allons devoir arpenter l’univers de Tick Town et ses alentours en vue de détruire les chaînes de cette tour maléfique, pour être en mesure de sauver notre sœur.

Comme vous le voyez, c’est une histoire typique, mais qui cache une certaine profondeur. Cette profondeur se retrouve surtout dans les thèmes abordés, tels que le deuil, la déprime, la remise en question, l’amour et l’effet qu’a le temps sur tout, en général. L’histoire principale se veut assez classique, mais, lorsque l’on se met à lire tous les dialogues secondaires et que l’on écoute les différents échos du passé, on se met à sentir une certaine lourdeur. L’aventure aurait dû, selon moi, se concentrer principalement à l’histoire principale sans essayer d’en faire trop.

Et une chaîne en moins!

Une jouabilité rétro et satisfaisante

À l’image de ses principales inspirations, Duskfade propose une jouabilité très simple, mais extrêmement efficace, renforçant encore plus ce sentiment de déjà-vu des anciens jeux du même genre.Oubliez les combinaisons de touches impraticables ou aucunement optimales, ici, on nous propose une jouabilité on ne peut plus simple, et c’est parfait ainsi. Comme le jeu se veut principalement un jeu de plates-formes et d’exploration, la manipulation de notre personnage est d’autant plus importante et force est d’admettre que c’est un pari réussi. C’est un réel plaisir de contrôler Zirian dans l’univers de Duskfade. Il répond bien et rapidement aux commandes, que ce soit au niveau des déplacements ou des sauts. Même lors des combats, où la manipulation se veut un peu plus nerveuse, le personnage répond parfaitement bien et de façon optimale. Le jeu repose surtout sur une formule composée à 75 % de plates-formes et d’exploration, et à 25 % de combats.

On le sait rapidement quand une phase de plates-formes arrive.
La majorité des phases d’explorations…
… sont pensées pour utiliser au maximum les capacités de notre personnage.

Au niveau des combats, je dirais que le jeu tire son inspiration de Kingdom Hearts, mais dans une version un peu plus légère. On peut effectuer des attaques légères et lourdes, faire des roulades pour esquiver les attaques, utiliser des potions et, finalement, réaliser des attaques spéciales. Rien de compliqué. On ne se prend pas la tête à faire, ou à se souvenir, de combos interminables et inutiles. C’est plus au niveau de la difficulté et de certaines mécaniques de combat que le jeu peut être inégal. Quand on doit gérer une petite poignée d’ennemis, ça va, mais, lorsqu’on se retrouve face à une vague d’ennemis assez importante, le combat peut prendre une tournure plus désastreuse.

Le jeu propose de cibler un ennemi pour s’attarder principalement à celui-ci. Dans les faits, c’est une excellente idée, mais, compte tenu de la manière dont la caméra est placée et utilisée, et du fait que les ennemis ont tendance à nous attaquer par-derrière plutôt que de front, il est parfois difficile de gérer certains combats contre plusieurs adversaires. Pendant qu’on se concentre sur un ennemi, on ne voit pas ceux qui arrivent par-derrière à cause de la caméra semi-rapprochée. Outre cette petite lacune, le système de combat, qui se veut très simple, est tout de même assez plaisant et accrocheur, surtout au niveau des boss, qui proposent majoritairement des combats mémorables et qui mélangent affrontements et phases de plates-formes.

Les combats de boss sont décents!

Plus que des combats

En parlant de phases de plates-formes, c’est cette partie qui brille principalement dans le jeu. Les différents environnements ont été pensés et construits en vue de proposer des séquences d’exploration aussi plaisantes que gratifiantes. Comme notre personnage peut enchaîner un double saut et une propulsion vers l’avant dans un même saut, on dirait que l’univers de Duskfade a majoritairement été construit pour faire en sorte que cette combinaison de mouvements soit utilisée à son maximum. Les plates-formes sont souvent hautes ou éloignées, ce qui nous pousse à utiliser nos capacités de saut de façon optimale.

De plus, au fil de l’aventure, on débloque des capacités spéciales, comme celle d’utiliser un grappin, de glisser sur des rails ou même d’avoir la possibilité de planer sur une certaine distance. Ces techniques spéciales sont par la suite, elles aussi, utilisées dans la majeure partie de l’exploration qui s’ensuit. On peut aller du point « A » au point « B » sans dévier de sa trajectoire, mais ce serait dommage de rater l’exploration de tout ce que le jeu propose en termes de phases de plates-formes, car c’est là que réside tout le plaisir. Et pour chaque défi, soyez assurés qu’il y aura une récompense.

Que ce soit le grappin…
… ou le cadran solaire, ces objets sont un bonheur à utiliser!
Certains passages demandent une bonne coordination!

Une exploration payante et gratifiante

Comme je le disais plus tôt, l’exploration en dehors des sentiers battus est tout aussi amusante que payante, car, au bout des différents parcours proposés, se trouve bien souvent une récompense assez imposante. On peut retrouver des fragments de diamants, des fioles de potions de vie, des objets clés qui servent de monnaie d’échange pour des améliorations du personnage, ou même des objets à collectionner qui octroient des améliorations permanentes au fil du temps, comme l’augmentation de la barre de vie ou celle des techniques spéciales.

Des fragments de diamants, on en retrouve partout, que ce soit sur notre chemin, en cassant des gisements de diamants ou en réalisant des parcours avec une récompense au bout de la ligne. Cette monnaie sert en majeure partie à se procurer des améliorations auprès des différents PNJ dans la ville de Tick Town. En ce qui concerne la personnalisation, il est possible d’acheter et d’améliorer certaines techniques spéciales, de modifier l’aspect de notre épée, de modifier l’apparence de notre personnage et plus encore. Mis à part l’obtention ou l’amélioration de nouvelles compétences, les personnalisations du personnage ne touchent que le côté visuel de celui-ci. Donc, aucune statistique comme l’attaque ou la défense n’est visée par ces modifications. Encore une fois, on demeure dans la simplicité des jeux de plates-formes, sans tomber dans les rouages des jeux d’action-RPG.

Il est toujours important de retourner en boutique pour voir les nouvelles améliorations.
Les changements d’apparence ne sont que physiques.

Chaque changement d’environnement propose une dalle de téléportation que l’on peut utiliser à notre guise pour retourner à la ville de Tick Town ou retourner dans d’autres niveaux, et ce, quand on le souhaite. Rendu à un stade du jeu où la majorité des capacités sont débloquées, il est judicieux de retourner dans les anciens niveaux, car beaucoup d’endroits étaient inaccessibles au départ, mais le deviennent au fil de l’aventure. Lors de la téléportation, on nous montre même ce qui reste à récolter dans le niveau afin de pouvoir le compléter à 100 %.

L’exploration et les phases de plates-formes dans Duskfade sont, à mon avis, le cœur du jeu. Tout ce qui gravite autour de notre personnage est pensé et bâti en fonction de ça. Même les boss proposent 50 % de combat et 50 % de plates-formes à même l’arène de combat. Vu cette réalité, c’est une excellente idée de proposer une jouabilité simple et sans cassage de tête. Comptez environ une dizaine d’heures de jeu pour boucler l’aventure en ligne droite. Si vous voulez tout récolter et faire les missions annexes, comptez entre 15 et 20 heures de jeu, selon votre détermination.

Les téléportations nous donnent tous les détails sur ce qui reste à trouver.

Une direction artistique stylée

Dans Duskfade, tout gravite autour de la thématique des horloges et du temps. On retrouve des aiguilles, des horloges, des roues d’engrenage, des pendules, et ce, un peu partout, éparpillés dans les différents environnements du jeu. Parfois efficace et justifié, c’est cependant parfois un peu « too much »: certains environnements sont remplis d’objets thématiques sans trop de raisons apparentes. Ce qui en fait malheureusement, pour ma part, du remplissage visuel assez redondant et qui tente de nous pousser au maximum une thématique déjà bien forte et présente.

Tous les environnements proposés dans le jeu sont vraiment variés et proposent tous de magnifiques paysages, malheureusement un peu cachés par les « failles espace-temps » et la brume qui recouvre la majeure partie de l’univers de Duskfade (merci à la tour de l’horloge pour ça). Malgré cette petite lacune, c’est un plaisir de découvrir les différents niveaux proposés par le jeu. On n’a jamais l’impression de refaire un même niveau deux fois et chaque nouvelle zone est un plaisir à découvrir.

Parfois, sans raison apparente, on jurerait se retrouver dans une horloge.
Mais la direction artistique est souvent incroyables!

Mon avis

Duskfade est un parfait mélange de plates-formes, d’exploration et de combats, rappelant des jeux légendaires, comme Kingdom Hearts, Sly, Ratchet & Clank, Jak & Daxter, et j’en passe. Au niveau des combats, malgré une petite lacune au niveau de la caméra lors des affrontements contre un grand groupe, c’est un réel plaisir de combattre des ennemis qui sont tous aussi différents visuellement qu’au niveau de leurs attaques et de leurs techniques. Et c’est sans parler des boss qui proposent un beau défi autant au niveau du combat que des phases de plates-formes que l’on doit réaliser en plein affrontement. Duskfade propose aussi des environnements visuels et sonores de très bonne qualité, qui collent parfaitement à l’univers global du jeu. Il ne cherche pas à révolutionner le genre, il cherche plutôt à lui rendre honneur. On a réellement l’impression de retomber dans les années 2000. Je donne à Duskfade, la note de 8.5 sur 10.

Points positifs:

  • Un style rétro qui se démarque dans toutes les sphères du jeu
  • Une exploration fortement récompensée
  • Une jouabilité simple, mais efficace
  • Une direction artistique réussie
  • Un excellent rapport qualité-prix
  • Des combats de boss hybrides entre combat et plates-formes
  • Une belle thématique qui utilise bien le temps et les horloges…

Points négatifs:

  • … mais qui est parfois « too much »
  • Une caméra capricieuse lors des affrontements contre de grands groupes d’ennemis
  • L’histoire n’est pas marquante
  • Le jeu met trop d’attention sur ce qui entoure l’univers du jeu, au lieu de se concentrer sur la trame narrative principale

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Duskfade. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Fireshrine Games de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Christopher Drouin
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Christopher Drouin

Dans la trentaine, originaire de la Beauce.. Il a le bonheur d'être marié et papa de 2 beaux enfants. Il est dessinateur industriel depuis maintenant près de 14 ans et parallèlement, il est aussi pompier volontaire et premier répondant. Gameur depuis son tout jeune âge. Il a découvert le gaming grâce à la Super Nintendo. Depuis cette console, il a possédé toutes les autres consoles suivant cette génération. Actuellement sur la nouvelle génération, il est le genre de joueur qui aime toucher à tout de près ou de loin. Au plaisir de discuter gaming avec vous, ou même de se retrouver en ligne lors d'une partie. Game On !

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