Critiques jeux

Critique: Everspace 2: Galactic Edition

Voici notre critique du jeu Everspace 2: Galactic Edition, testé sur Nintendo Switch 2.

Genre: Action, Jeu de tir, Simulation de vol spatial
Développeur: ROCKFISH Games
Date de sortie: 5 décembre 2025 (PC, PS5, Xbox Series), 12 août 2026 (Nintendo Switch 2)

Disponible sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series et PC.

Everspace, premier du nom, est un jeu qui avait plu aux joueurs comme aux critiques. Sorti en 2017 sur la génération précédente de consoles et sur PC, il nous avait impressionnés par sa jouabilité. Cependant, en 2023, c’est une version plus aboutie qui nous a été livrée par Rockfish Games avec Everspace 2. Et aucun succès n’en est un sans avoir droit à une édition définitive, alors je vous présente aujourd’hui Everspace 2: Galactic Edition. Avant d’entrer dans le vif du sujet, précisons que cette analyse est abordée avec un biais assumé: j’aime beaucoup les jeux spatiaux, surtout lorsqu’ils intègrent une dimension RPG et une vraie sensation d’immersion. Cependant, j’ose croire que, si vous êtes ici, c’est que vous aimez ça vous aussi! C’est donc avec curiosité, mais aussi avec de grandes attentes, que je me suis lancé dans cette aventure. Everspace 2 propose un contenu généreux à la base, mais avec cette édition complète, je crois que nous serons comblés! Bouclez votre ceinture: on décolle.

Une histoire attachante dans un monde vaste

Sur le plan narratif, Everspace 2 propose une suite plus structurée et plus ambitieuse que le premier opus. On retrouve Adam Roslin, un clone autrefois pilote pour la corporation Grady & Braddock (G&B), désormais confronté à une réalité beaucoup plus personnelle: il est sur sa dernière vie. Là où le premier jeu utilisait la logique du clone pour soutenir une boucle Roguelike presque infinie, cette suite transforme cette mécanique en enjeu dramatique.

Adam n’est plus seulement un pilote qui recommence; il devient un personnage obligé de mesurer le poids de ses choix et de sa propre humanité. L’histoire s’ouvre sur une embuscade, la destruction de sa flotte, puis sa capture par des hors-la-loi. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Dax, un mécanicien blessé, avec qui il parvient à s’évader. Leur fuite les mène jusqu’à une ancienne base désaffectée, qui devient rapidement un point d’ancrage pour la progression. Le scénario s’ouvre ensuite sur des enjeux plus vastes: l’activation clandestine de portails, les intérêts de différentes factions, l’origine extraterrestre de certaines technologies et les ambitions opaques des corporations. Sans trop entrer dans les détails, Everspace 2 parvient à installer un mystère suffisamment accrocheur pour soutenir l’exploration et les combats.

Ne capote pas là!
Non, elle reste!

La mise en scène repose surtout sur des séquences de type bande dessinée animées, plutôt que sur de grandes cinématiques. On aurait pu souhaiter une présentation plus spectaculaire, mais le format fonctionne bien avec le rythme du jeu. L’écriture ne révolutionne pas le genre, mais elle offre une progression cohérente, des personnages attachants et un cadre narratif solide pour appuyer l’aventure.

Il faut aussi souligner l’apport des deux DLC, qui viennent prolonger cette dimension narrative sans simplement donner l’impression d’un contenu ajouté au hasard. Titans propose deux trames séparées de l’histoire principale, en ramenant certains personnages connus tout en en introduisant de nouveaux. L’extension ajoute aussi des activités supplémentaires plus orientées vers le contenu de fin de jeu, notamment des affrontements répétés contre les fameux titans, avec même la possibilité de s’y attaquer à plusieurs. Ce n’est pas seulement du remplissage: on sent une volonté d’élargir l’univers et de donner une autre raison d’y revenir après la campagne. De son côté, Wrath of the Ancients pousse encore plus loin cette logique en agrandissant considérablement le terrain de jeu avec quatre nouveaux systèmes solaires à explorer. Comme si l’univers n’était pas déjà assez massif, cette extension ajoute aussi des missions post-game davantage centrées sur les Anciens et leur héritage extraterrestre. Pour les joueurs qui aiment fouiller chaque recoin, découvrir de nouvelles zones et prolonger l’aventure au-delà de la trame principale, ces ajouts sont clairement appréciables.

Des mécaniques de pilotage riches et très bien maîtrisées

Sur le plan de la jouabilité, Everspace 2 confirme rapidement qu’il ne s’agit pas seulement d’un jeu d’exploration spatiale, mais bien d’un véritable RPG de vaisseau. Toute l’expérience repose sur le pilotage: nous ne sortons jamais de notre appareil pour récupérer des caisses, activer des mécanismes ou explorer les environnements. Tout se fait à bord du vaisseau, ce qui donne l’impression que l’on incarne presque davantage la machine que le pilote lui-même. Cette approche est cohérente avec l’identité du jeu et renforce l’idée d’une aventure entièrement construite autour de la navigation, du combat, de l’équipement et de l’optimisation.

Le pilotage est nerveux, généreux et parfois exigeant. Nous sommes clairement dans un jeu qui assume pleinement son approche en 360 degrés: les ennemis peuvent arriver de partout, les dangers se trouvent autant au-dessus qu’en dessous, et la lecture de l’espace devient aussi importante que la précision des tirs. Personnellement, j’ai parfois trouvé qu’il y avait beaucoup de commandes à maîtriser, surtout pour un jeu qui mise aussi sur l’exploration. Cela dit, cette complexité reste relativement accessible avec un peu de pratique, et elle s’explique assez bien par la nature même de l’univers proposé. Dans un jeu spatial où les déplacements se font dans toutes les directions, une certaine densité de contrôles devient presque inévitable.

Oh, on change de cap!
Un jeu qui assume pleinement son approche en 360 degrés.
Les contrôles sont un peu denses.

Les combats, de leur côté, peuvent se montrer assez difficiles. Selon le vaisseau utilisé et la composition ennemie, certaines rencontres deviennent rapidement intenses. Les attaques arrivent de tous les côtés, les boucliers fondent vite, et il faut constamment surveiller son positionnement. Heureusement, l’échec n’est pas trop punitif: on revient généralement au dernier point de contrôle, souvent à l’entrée de la zone. Cela limite la frustration, même lorsque l’on se fait détruire plusieurs fois au même endroit. Le jeu pousse alors à revoir sa stratégie, à modifier son équipement, à changer de vaisseau ou à mieux comprendre les forces et faiblesses de notre configuration.

Un vaisseau pour les gouverner tous

L’un des grands points forts du jeu vient de la variété des vaisseaux disponibles. Selon la classe choisie, l’expérience peut changer de façon marquée. Un vaisseau lourd, comme le Gunship, encourage une approche plus posée et plus tactique, notamment grâce à ses tourelles qui peuvent viser automatiquement les ennemis autour de nous. À l’inverse, une classe plus légère mise sur la vitesse, l’esquive et la chasse active, mais demande une meilleure maîtrise, car la résistance est beaucoup plus limitée. Entre ces extrêmes, on retrouve aussi des appareils orientés vers les drones, qui permettent de réparer, convertir ou gérer des unités de soutien. Ces différences ne sont pas seulement cosmétiques: elles modifient réellement la manière d’aborder les combats.

À cette diversité s’ajoute une personnalisation très complète. Nous pouvons ajuster les armes principales, les armes secondaires, les modules, les consommables, les capteurs, l’armure cinétique, l’armure énergétique et plusieurs autres éléments qui influencent directement les performances du vaisseau. Les armes se distinguent par leur portée, leur cadence, leur type de dégâts, leur coût en énergie et leur efficacité selon la situation. Il faut aussi gérer la réserve d’énergie, la vitesse à laquelle elle se vide et le temps nécessaire avant de pouvoir reprendre le feu efficacement. Cette microgestion demeure intéressante parce qu’elle n’est pas uniquement décorative : elle pousse vraiment à réfléchir à la cohérence de notre équipement. Les deux DLC, Titans et Wrath of the Ancients, viennent renforcer cet aspect en ajoutant de nouveaux vaisseaux et de nouveaux équipements, ce qui donne encore plus d’options aux joueurs qui aiment tester différentes configurations et pousser l’optimisation un peu plus loin.

Cool!
J’ai rapidement eu un penchant pour les Gunship.

Les compétences personnelles, ou « perks », ajoutent une autre couche de réflexion. Certaines capacités peuvent sembler secondaires au départ, mais deviennent très pertinentes lorsqu’elles sont associées au bon type de vaisseau. Par exemple, un bonus temporaire de vitesse ou de déplacement rapide peut paraître moins essentiel sur un appareil léger déjà très agile, alors qu’il devient beaucoup plus utile sur un vaisseau lourd dont la mobilité est naturellement plus limitée. Ce genre de combinaison encourage l’expérimentation et donne envie de revoir régulièrement son approche, plutôt que de conserver le même équipement tout au long de l’aventure.

Les options de personnalisation sont intéressantes.
Vous voyez la source d’inspiration?

Un monde riche et vivant

L’exploration bénéficie elle aussi d’un soin particulier. Les stations, les débris spatiaux et les zones abandonnées ne se limitent pas à de simples décors: elles proposent souvent de petits puzzles environnementaux. Il faut parfois transporter un objet vers un générateur, activer un mécanisme à distance, trouver un accès caché ou utiliser le faisceau tracteur pour récupérer un élément nécessaire à la progression. Ce dernier peut d’ailleurs être amélioré pour gagner en portée ou devenir plus pratique à l’usage. Ces séquences restent généralement simples, mais elles sont bien intégrées à l’univers. Elles donnent un rythme différent entre deux combats et renforcent la sensation d’explorer un espace rempli de systèmes à comprendre.

Les cargos sont assez variés.

La navigation entre les zones fonctionne également très bien. Le jeu nous fait passer de secteur en secteur, presque comme d’un tableau à l’autre. Une fois les objectifs accomplis dans une zone, il suffit de sortir de l’espace local pour activer le voyage supraluminique et rejoindre un autre point de la carte. Le mode pilote automatique permet d’accélérer ces déplacements, mais Everspace 2 a la bonne idée d’y intégrer des événements dynamiques: signaux de détresse, anomalies, zones inexplorées ou signaux détectés par les capteurs. Ces interruptions donnent souvent envie de quitter notre trajectoire initiale pour aller voir ce qui se cache ailleurs.

À titre personnel, c’est justement l’un des aspects qui m’a le plus amusé, mais aussi l’un de ceux qui peuvent facilement nous faire perdre le fil. Si vous avez tendance à vous laisser distraire par chaque point d’intérêt, le trajet du point A au point B risque rapidement de passer par toutes les lettres de l’alphabet. Le jeu encourage cette curiosité, parfois même au point de rallonger considérablement la durée d’une session. Ce n’est pas un défaut en soi, car le contenu secondaire est souvent agréable, mais c’est un élément important à mentionner: Everspace 2 est un jeu qui aime détourner notre attention et récompenser l’envie d’explorer.

Il faut l’apporter au bon endroit.
On va devoir éviter les grilles laser!

Une direction artistique séduisante, mais une ambiance inégale

Sur le plan visuel, Everspace 2 demeure une réussite sur Switch 2, même si certains choix viennent nuancer l’expérience. Avant d’aborder la qualité visuelle en elle-même, il faut souligner que cette version ne propose pas la vue « cockpit ». Pour les joueurs qui privilégient l’immersion à la première personne, il s’agit d’un manque important. Personnellement, j’aime beaucoup ce type de perspective, que ce soit dans un jeu de course, un simulateur spatial ou tout autre univers où l’on incarne directement un pilote. Voir l’environnement depuis le poste de pilotage renforce naturellement le sentiment de présence, et son absence se fait donc sentir ici. D’après ce que nous avons pu constater, cette décision semble liée à des considérations de performance sur Switch 2. Le résultat reste compréhensible, mais frustrant, d’autant plus que certaines cinématiques laissent entrevoir ce que cette vue aurait pu apporter à l’ensemble. Il est donc important de le souligner: si la vue « cockpit » est cruciale pour vous, il est recommandé de prendre cette considération en compte avant de faire votre choix.

Cela dit, l’absence de cette perspective n’empêche pas le jeu d’être très convaincant visuellement. Les environnements spatiaux sont vastes, colorés et riches en détails, les vaisseaux profitent d’un design soigné, et les nombreuses options de personnalisation ajoutent une dimension appréciable à la progression. Les zones plus sombres, notamment lorsqu’on explore des carcasses de vaisseaux éclairées uniquement par notre faisceau lumineux, montrent d’ailleurs que le jeu sait créer une atmosphère plus oppressante et immersive lorsqu’il le souhaite. C’est précisément là que la direction artistique nous semble parfois manquer d’équilibre. Everspace 2 est beau, souvent même très beau, mais son univers paraît quelquefois trop lumineux pour un jeu qui mise autant sur la solitude, l’exploration et les dangers de l’espace. À mon avis, une ambiance visuelle un peu plus sombre aurait renforcé l’immersion et aurait mieux accompagné le ton général de l’aventure.

La possibilité d’une ambiance plus sombre est là…
… mais c’est surtout souvent très coloré.

Mon avis

En fin de compte, Everspace 2 propose une jouabilité dense, généreuse et remarquablement bien assemblée. Il y a beaucoup de systèmes à comprendre, parfois même un peu trop au départ, mais l’interface reste claire et l’ensemble se maîtrise progressivement. Pour nous, la grande réussite du jeu vient justement de cette cohérence: le pilotage, les combats, l’exploration, la personnalisation, le commerce et la fabrication s’emboîtent naturellement. Cela dit, il n’arrive pas tout à fait à éviter certains irritants qui reviennent au fil de l’expérience. L’absence de vue « cockpit » sur Nintendo Switch 2 demeure un point important pour les joueurs qui recherchent une immersion plus directe. Même si cette réserve relève en partie d’une préférence personnelle, elle a tout de même un impact réel sur la sensation d’incarner un pilote dans cet univers. L’ambiance sonore, de son côté, nous a aussi semblé moins maîtrisée. La musique garde parfois des accents plus action ou arcade, probablement hérités des origines Roguelike du jeu, et elle laisse trop peu de place aux silences et à la solitude de l’espace. Une trame sonore plus subtile aurait probablement mieux servi l’atmosphère générale du jeu. Malgré ces réserves, Everspace 2 demeure une proposition solide, généreuse et franchement divertissante. Il remplit très bien son mandat de jeu d’action spatial avec une bonne dose de RPG, de gestion et d’exploration. Les amateurs qui aiment optimiser leur équipement, tester différentes combinaisons et fouiller chaque recoin y trouveront largement leur compte. Je donne à Everspace 2: Galactic Edition sur Nintendo Switch 2 la note de 7 sur 10.

Points positifs:

  • Des mécaniques bien maîtrisées
  • Un univers riche
  • Des personnages attachants
  • Beaucoup d’options de personnalisation
  • Une jouabilité satisfaisante
  • Une édition définitive

Points négatifs:

  • Une trame sonore décalée
  • Des graphismes un peu trop colorés par moment
  • La vue en mode « cockpit » absente sur la version Switch 2

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Everspace 2: Galactic Edition. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à ROCKFISH Games de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Alexandre Aubry
Les derniers articles par Alexandre Aubry (tout voir)
 
Partager

Alexandre Aubry

Curieux et geek de nature, Alex est un « 90's kid » dans l'âme et son style de gaming en est teinté. Marié et père de deux enfants, son horaire chargé le force à choisir ses passes-temps avec soin et ses jeux vidéos n'échappent pas à cette règle. À travers ses critiques, viens découvrir des trésors insoupçonnés ou redécouvrir tes jeux favoris sous sa loupe unique!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.