Premières impressions: Dark Light: Survivors
Voici nos premières impressions du jeu Dark Light: Survivor testé sur PC.

Genre: Action, Bullet Hell, Survivors-like, Roguelite
Développeur: Mirari&Co
Date de sortie: 14 mai 2026 (accès anticipé)
Disponible uniquement sur PC.
Dans un monde en ruine envahi par des créatures cauchemardesques, un immense train traverse les derniers vestiges des univers encore habitables. Dark Light: Survivor est un roguelite d’action développé par Mirari&Co et lancé le 14 mai 2026 en accès anticipé sur PC. Il s’agit d’un titre qui mélange bullet hell, roguelite et jeu de tir tout en adoptant la formule Survivors-like (ouais, c’est une grosse recette). Le jeu nous demande de survivre à des hordes de monstres tout en améliorant constamment notre personnage afin d’espérer atteindre le mythique Elysium, dernier refuge épargné par le « Void ». À bord du « Phantom Train », une locomotive interdimensionnelle alimentée par l’énergie récupérée dans des mondes condamnés, on incarne un « Dark Hunter », l’un des derniers survivants de l’humanité. Chaque expédition nous pousse alors à explorer des réalités infestées de monstres afin d’accumuler suffisamment de ressources pour permettre au train de poursuivre sa route vers Elysium. Dans cette critique, nous allons aborder plusieurs éléments importants du jeu, notamment sa jouabilité, sa structure, son ambiance visuelle et sonore, son système de progression, son contenu actuel en accès anticipé ainsi que son potentiel pour le futur.
Une ambiance sombre au service de la jouabilité
Dès les premières minutes, Dark Light: Survivor réussit à installer une atmosphère particulièrement efficace. Le monde présenté est froid, métallique et constamment oppressant. Entre les ruines abandonnées, les créatures déformées par le « Void » et les environnements plongés dans une noirceur permanente, le jeu possède une identité artistique qui rappelle certains univers mélangeant science-fiction dystopique et fantasy sombre. Mélangeant le style de Vampire Survivors et un style un peu plus participatif de notre part avec des attaques de mêlée et armes à distance.
Même si l’histoire demeure relativement limitée, le jeu prend tout de même le temps de mettre son univers en place grâce à une introduction écrite qui sert de mise en contexte. Le concept du « Phantom Train » traversant des réalités mourantes donne un certain mystère à l’ensemble. On sent que le studio souhaite créer un univers plus vaste que ce que l’accès anticipé propose actuellement. Par contre, il ne faut pas s’attendre à beaucoup d’histoire. Même lorsque l’on complète une zone, on a à peine une fenêtre différente représentant notre succès ou notre échec. C’est un jeu qui met le paquet sur la jouabilité et très peu sur l’intrigue. Le véritable objectif c’est de survivre le plus longtemps possible, accumuler des ressources, améliorer notre personnage, puis recommencer une nouvelle tentative encore plus forte que la précédente.



Des combats rapides et addictifs
Le plus gros point fort du jeu se trouve dans sa jouabilité. Les affrontements sont rapides, fluides et particulièrement dynamiques. Les hordes d’ennemis deviennent de plus en plus nombreuses et avec de plus en plus de variété de monstres. Le jeu réussit à créer ce sentiment constant de pression que les amateurs de bullet hell recherchent. La vue du dessus permet de mieux lire le champ de bataille. Lors des gros affrontements, cette vue permet de garder un meilleur contrôle sur les déplacements ennemis et l’on peut donc planifier notre stratégie d’élimination ou d’esquive en conséquence.
Le système de combat demeure relativement simple à comprendre, mais suffisamment efficace pour devenir rapidement addictif. On possède une attaque de mêlée, une attaque à distance, une esquive, un bouclier ainsi qu’une série de capacités automatiques qui se déclenchent à intervalles réguliers selon notre progression de niveau. Pour ma part, les armes de corps à corps m’ont semblé beaucoup plus efficaces que les armes à distance. Elles frappent sur une plus grande zone et donnent l’impression d’infliger davantage de dégâts. Dans les moments où les ennemis nous encerclent, cette approche devient souvent plus sécuritaire et agressive à la fois.


Le système de progression lors des parties est également très classique. Chaque nouveau niveau nous permet de choisir parmi différentes améliorations aléatoires. On peut améliorer nos statistiques, ajouter de nouvelles capacités automatiques, modifier nos attaques avec des éléments comme le feu, la glace, le poison ou la foudre, ou encore améliorer notre mobilité. Même si la formule rappelle plusieurs jeux du genre, le rythme reste suffisamment bien dosé pour donner constamment envie de continuer une partie supplémentaire.
Une progression roguelite
Comme plusieurs roguelites modernes, Dark Light: Survivor mise énormément sur la progression permanente afin de maintenir l’intérêt du joueur à long terme. À la fin de chaque partie, on peut investir nos ressources dans différents systèmes de progression. Il y a notamment un arbre de talents qui permet d’ajuster notre style de jeu, mais également des reliques et diverses améliorations permanentes pour les prochaines parties.
Cette structure crée rapidement une boucle de jeu efficace. Même après une défaite, on peut avoir progressé d’une certaine manière malgré tout. Cela donne naturellement envie de recommencer immédiatement afin de tester une nouvelle combinaison ou pousser plus loin notre personnage.


Les artefacts et les équipements ajoutent également une belle variété aux parties. Durant nos explorations, on peut découvrir des armes inédites, améliorer leur qualité, leur ajouter des dégâts supplémentaires ou encore greffer des runes procurant différents bonus. Cependant, l’interface manque parfois de clarté concernant certains systèmes. Par exemple, les runes ne s’équipent pas automatiquement et il faut les intégrer manuellement à partir de l’inventaire. Ce détail n’est pas particulièrement expliqué et peut facilement porter à confusion lors des premières heures, alors que le restant de l’équipement semble s’équiper automatiquement.
Ce problème revient souvent avec plusieurs éléments de l’interface. Certains menus manquent d’intuitivité et donnent parfois l’impression que le joueur doit deviner certaines fonctions plutôt que les comprendre naturellement.

Un contenu encore limité, mais prometteur
Le jeu propose actuellement trois classes différentes, bien que, pour l’instant, je n’ai pu jouer qu’avec la classe « Order of the Sunken Light ». Les deux autres, « Dimensage » et « Void Operative », semblent offrir des styles de jeu distincts, mais, n’ayant pu les essayer, il est difficile d’en évaluer la profondeur. Comme il s’agit d’un accès anticipé, il est important de considérer le contenu actuellement disponible avec un certain recul. Pour le moment, le jeu propose seulement trois zones principales, dont deux doivent être déverrouillées en récoltant des « cores » durant les parties.
Chaque environnement possède toutefois sa propre identité visuelle et introduit de nouveaux types d’ennemis. Plus la difficulté augmente, plus les créatures deviennent agressives et variées. Cette montée en intensité permet d’éviter que les premières heures deviennent répétitives trop rapidement. Plus on progresse dans notre partie, plus on rencontre d’élites, plus d’événements spéciaux ainsi que des boss viennent ponctuer la progression. Certains événements demandent, par exemple, de survivre dans une zone limitée pendant un certain temps, tandis que d’autres imposent des malédictions temporaires qui accordent ensuite un bonus intéressant. Le système d’événements change un peu le rythme général des parties. On ne se contente pas d’éliminer les vagues ennemies sans interruption. On tente de se diriger vers de nouvelles récompenses à aller chercher.


On retrouve aussi plusieurs autres points d’intérêt dispersés sur la carte. Certains permettent de soigner notre personnage, d’améliorer nos armes, d’acheter une arme aléatoire ou encore d’obtenir une compétence puissante accompagnée d’un effet négatif. Cette structure peut aider à rendre chaque tentative légèrement différente, même si l’on revisite souvent les mêmes points d’intérêts.
Malgré tout, on sent rapidement les limites actuelles du contenu. Après plusieurs heures, les environnements commencent à devenir familiers et les variantes d’ennemis montrent progressivement leurs limites. Cela reste normal pour un accès anticipé, mais le futur développement du jeu sera extrêmement important pour maintenir l’intérêt sur le long terme.
Une direction artistique efficace malgré quelques défauts techniques
Visuellement, Dark Light: Survivor réussit à offrir une belle expérience. Les effets, les attaques et les environnements cyberpunk créent une ambiance réussie, et ce, malgré la vue isométrique. Le jeu demeure également très fluide dans l’ensemble. Même lors des affrontements plus chargés, les performances restent stables et agréables. J’ai rencontré des problèmes mineurs d’animation, mais qui n’ont pas affecté négativement l’expérience.
Le mode « Pixel » représente aussi une idée intéressante. Ce n’est pas simplement un filtre esthétique nostalgique. Il permet également aux joueurs ayant une configuration moins puissante de profiter du jeu dans de meilleures conditions. Personnellement, j’ai préféré conserver les graphismes standards, puisque le rendu visuel reste particulièrement agréable dans sa version normale.

Les mouvements en ville manquent également un peu de précision. Heureusement, cette zone sert surtout à gérer notre progression et nos améliorations, donc ce défaut demeure relativement mineur. Le plus gros problème technique reste probablement l’interface utilisateur. Certains éléments sont mal expliqués et plusieurs menus pourraient être plus clairs. Ce n’est pas catastrophique, mais on sent qu’il reste encore du polissage à effectuer afin d’offrir une expérience plus intuitive. Il y a aussi un problème qui concerne une minorité de joueurs de PC: l’absence de compatibilité pour les résolutions des écrans ultralarges au ratio 21:9.
Du côté audio, le jeu fait également un bon travail. Les musiques accompagnent bien l’action sans devenir envahissantes. Elles contribuent à maintenir le rythme de l’action propre à l’univers du jeu. Les effets sonores remplissent aussi correctement leur rôle durant les affrontements. Les impacts d’armes, les capacités et les explosions donnent suffisamment de puissance aux combats pour rendre l’action satisfaisante. Ce n’est peut-être pas une bande sonore particulièrement mémorable, mais elle s’intègre très bien à l’expérience sans jamais devenir agaçante.
Conclusion
Après plusieurs heures passées sur Dark Light: Survivor, mes premières impressions sont positives. Le jeu possède déjà une base solide et est agréable à prendre en main. La boucle roguelite fonctionne bien, les combats sont satisfaisants et la progression donne constamment envie de relancer une nouvelle partie. Avec davantage de contenu, plus de classes, plus d’événements, des environnements supplémentaires et une interface améliorée, le jeu pourrait mériter sa place parmi les meilleurs du genre. Le manque de contenu dans l’accès anticipé finit par se faire sentir après plusieurs heures, certaines mécaniques manquent d’explications et plusieurs éléments d’interface demandent encore du polissage. Malgré cela, l’expérience demeure déjà très plaisante pour un accès anticipé. Les fondations sont suffisamment solides pour espérer une évolution très intéressante au fil des mises à jour. Son univers cyberpunk postapocalyptique, sa jouabilité fluide et sa progression addictive permettent facilement d’enchaîner les parties sans voir le temps passer. Le système de combat fonctionne bien, les affrontements deviennent rapidement intenses et la rejouabilité demeure présente grâce aux différentes améliorations permanentes et aux multiples possibilités de construction. Dans son état actuel, Dark Light: Survivor est une expérience prometteuse pour les amateurs de Survivors-like. Ce n’est pas encore un incontournable du genre, mais les bases sont suffisamment solides pour qu’il puisse éventuellement le devenir!
- Un gameplay rapide et très fluide
- Une excellente rejouabilité
- Un système de combat satisfaisant
- Une belle variété d’améliorations durant les parties
- Une difficulté bien équilibrée
- Pas de version française pour le moment
- Aucune compatibilité avec les moniteurs ultralarges au ratio 21:9
- Une interface utilisateur parfois peu intuitive
- Du contenu limité, même pour un jeu en accès anticipé
- Certaines mécaniques de jeu sont nébuleuses
Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Dark Light: Survivor. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!
Un énorme merci à Mirari&Co de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.
- Premières impressions: Dark Light: Survivors - 15 mai 2026
- Critique: Monster Crown: Sin Eater - 4 mai 2026
- Premières impressions: Windrose - 2 mai 2026
