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Critique: Stupid Never Dies

Voici notre critique du jeu Stupid Never Dies, testé sur PlayStation 5

Genre: Action RPG, Roguelite
Développeur: GPTRACK50
Date de sortie: 21 octobre 2026

Disponible sur PlayStation 5 et PC.

Pour certains, un bon jeu se définit par une histoire profonde, sérieuse et mature, remplie de rebondissements surprenants. Les graphismes doivent être irréprochables, à la limite du réalisme, tout comme la bande sonore, qui se doit d’être proche de la perfection. Pour d’autres, c’est tout le contraire! Ils préfèrent les jeux déjantés, avec des histoires abracadabrantes, des personnages absurdes et une direction artistique haute en couleur qui sort de l’ordinaire. Le jeu dont je vais vous parler aujourd’hui appartient à cette deuxième catégorie. Ici, rien ne se prend au sérieux! L’absurdité, la mise en scène colorée et, surtout, une jouabilité nerveuse et originale sont au cœur d’une aventure aussi étrange qu’attachante. Aujourd’hui, je vous parle de Stupid Never Dies!

20 minutes de jeu!

Le ridicule ne tue pas

Avant de nous plonger dans les mécaniques du jeu, parlons de son histoire qui, disons-le, ne se prend aucunement au sérieux. Stupid Never Dies nous plonge dans un univers postapocalyptique où la quasi-totalité des humains a disparu à la suite d’une guerre éprouvante contre les monstres. Depuis, ces derniers sont devenus beaucoup moins menaçants, ce qui a permis une certaine cohabitation avec les humains restants. Au bas de l’échelle, on retrouve les zombies, qui vivent désormais leur vie sans effrayer personne.

L’aventure nous place dans la peau de Davy, un adolescent zombie timide et nonchalant. Comme tout adolescent qui se respecte, il brille par sa paresse et son désaccord avec à peu près tout. Lors de la guerre contre les monstres, il a d’ailleurs préféré se cacher pour éviter de mourir, même s’il est déjà mort… Vous voyez le genre!

Préparez-vous à entrer dans un monde loufoque et absurde.
Se déplacer en aspirateur robot…!? Le jeu ne se prend jamais au sérieux.
Ai-je besoin d’en rajouter?

Une histoire d’amour absurde!

Durant sa fuite, il fait la rencontre de Julia, une humaine congelée dans un congélateur de restaurant. Pour Davy, c’est le coup de foudre instantané! Il fera tout en son pouvoir pour la ramener à la vie afin de lui demander de sortir avec lui. On découvre rapidement que les profondeurs de la Terre cachent plusieurs strates, chacune regorgeant de monstres corrompus et de désolation. Si la guerre a contribué à cet état de fait, KOM, une entité à l’origine de tout ce chaos, en est également responsable.

Davy devra donc faire preuve de courage et de détermination pour atteindre les strates les plus profondes, vaincre KOM et dévorer son cœur. Il espère ainsi retrouver le savoir perdu de l’humanité et, surtout, ramener Julia à la vie. Avec une telle histoire, vous aurez compris que Stupid Never Dies ne se prend jamais au sérieux. Son univers étrange et son histoire complètement folle sont d’ailleurs portés par des personnages tout aussi hauts en couleur.

Voici Julia, la fille morte congelée.
Daby fera tout pour la ramener à la vie!

Une jouabilité qui a du mordant

Stupid Never Dies mélange action-RPG, beat ’em up et Roguelite. Développé par des vétérans issus de Capcom, notamment associés à Devil May Cry, le jeu partage certaines similitudes avec cette série culte. Il est toutefois loin d’en être une simple copie et propose plusieurs idées originales.

Au début de l’aventure, Davy est un zombie lent, faible et dépourvu de capacités particulières. Mais lorsqu’il descend dans les canalisations des toilettes pour rejoindre les strates souterraines, son potentiel commence enfin à se révéler! Il peut alors courir, sauter, effectuer des attaques normales et puissantes, mais aussi vomir une substance toxique sur ses adversaires. Il dispose également d’une esquive qui lui permet de réaliser une « parade débile » (oui, c’est vraiment le terme employé par le jeu!). Réussir cette manœuvre dévoile immédiatement le cœur de l’ennemi, que Davy peut ensuite mordre et dévorer.

L’ennemi est jaune, allons-y avec une parade débile!

Manger le cœur d’un adversaire permet de récupérer une partie de sa vie et d’obtenir une technique spéciale qui lui appartenait. En dévorant le cœur d’un squelette, par exemple, Davy peut lancer des os sur ses ennemis, tandis que celui d’une harpie lui permet de projeter des plumes tranchantes. Le système devient encore plus intéressant lorsque l’on affronte des ennemis d’élite. En dévorant leur cœur, Davy acquiert leurs capacités, mais peut également prendre leur apparence. Ces transformations lui permettent de profiter des caractéristiques propres à chaque créature. Attention toutefois: chaque transformation possède un nombre limité d’étages d’utilisation. Ce compteur diminue à chaque changement de niveau, jusqu’à ce que la transformation disparaisse.

En dévorant le cœur d’un loup-garou, par exemple, Davy peut profiter d’une meilleure puissance, d’une vitesse accrue et d’une défense améliorée. Il gagne également la capacité d’effectuer des wall jumps, ce qui lui permet d’atteindre des endroits auparavant inaccessibles. Alterner entre les différentes transformations pour décimer des hordes d’ennemis est un véritable plaisir. Malheureusement, les combats ne sont pas exempts de défauts.

Vient un temps où l’on doit faire des choix sur les transformations qu’on garde.
Êtes-vous plus une harpie…
… ou un loup-garou?

Le studio a volontairement choisi de ne pas intégrer de système de verrouillage dans les combats afin de favoriser la liberté de mouvement. Personnellement, j’aurais préféré avoir le choix de l’activer ou non dans les options.

Lorsqu’un grand nombre d’adversaires se retrouve à l’écran, il devient parfois difficile de viser correctement. La caméra peut compliquer les choses, tandis que certaines animations d’attaque immobilisent Davy suffisamment longtemps pour que les ennemis aient déjà bougé. Les adversaires volants sont particulièrement agaçants à affronter en raison de leurs déplacements constants. Un système de verrouillage aurait donc été le bienvenu pour rendre certains affrontements moins frustrants.

Les techniques spéciales atteignent difficilement les ennemis volants.

En mourant, on en ressort encore plus gagnant!

Dans Stupid Never Dies, vous allez mourir souvent, très souvent même! Vous devrez refaire les mêmes trajets et affronter des ennemis similaires afin de progresser toujours plus profondément dans les strates souterraines. Au fil des combats, Davy gagne des niveaux et devient plus puissant. À certains paliers, le jeu nous propose de choisir parmi trois améliorations qui permettent d’adapter ses statistiques à notre style de jeu. Plus on progresse, plus les possibilités de personnalisation se multiplient.

Cependant, à chaque mort, on perd nos niveaux, nos transformations et les objets récoltés durant la partie. Il faut alors recommencer une nouvelle descente… ou presque! La particularité du jeu, c’est que chaque tentative contribue à rendre les suivantes plus faciles. Plus on élimine d’ennemis au cours d’une partie, plus notre bonus d’expérience augmente après chaque défaite. La progression devient donc de plus en plus rapide au fil des parties.

Le choix des améliorations temporaires est parfois difficile.

Alors qu’une première tentative permet généralement d’atteindre le niveau 3 ou 4, il devient possible d’atteindre les niveaux 10 ou 12 après seulement quelques défaites, grâce à ce bonus d’expérience grandissant. On peut ainsi traverser beaucoup plus rapidement les strates déjà explorées pour tenter d’atteindre de nouvelles profondeurs. Cette progression accélérée est essentielle, car le jeu impose une limite de temps à chaque descente. Lorsque le chronomètre arrive à zéro, les ennemis s’enragent et deviennent redoutables. Il devient alors impossible de poursuivre son exploration, ce qui nous oblige à retourner au point de départ.

Heureusement, tout ne disparaît pas à notre mort! Les transformations gagnent elles aussi des niveaux au fil de leur utilisation, ce qui augmente leur puissance de façon permanente. Contrairement aux niveaux gagnés par Davy, cette progression est conservée d’une tentative à l’autre. Au final, mourir n’est pas une raison de se décourager. Chaque défaite représente plutôt une occasion de revenir plus fort et d’aller encore plus loin lors de la prochaine descente.

Le bonus d’expérience fait en sorte qu’on augmente de niveau de plus en plus vite.
Plus on utilise les transformations, plus elles seront fortes lors des prochaines tentatives.

Améliorer son zombie pour les nuls!

Après chaque décès, Davy retourne au centre commercial, qui sert de quartier général tout au long de l’aventure. On y retrouve différents personnages qui proposent plusieurs façons d’améliorer notre zombie. Il est notamment possible de récupérer des pièces d’équipement sur les ennemis vaincus pour fabriquer des accessoires, comme un lance-missiles ou une barrière protectrice fixée au bras. On peut ensuite choisir quels accessoires équiper et créer différentes configurations, qu’il est possible d’interchanger à certains endroits durant l’exploration.

Le jeu propose également des améliorations permanentes. L’énergie accumulée lors de nos descentes peut servir à améliorer les talents obtenus en montant de niveau, mais aussi à augmenter leur rareté et leur puissance.Enfin, les organes récupérés sur les boss vaincus peuvent être échangés contre des améliorations durables, comme des attaques plus puissantes, une meilleure défense ou un chronomètre permettant de prolonger nos explorations. Enfin, les organes récupérés sur les boss vaincus peuvent être échangés contre des améliorations durables, comme des attaques plus puissantes, une meilleure défense ou un chronomètre permettant de prolonger nos explorations.

Au fil du temps, on peut débloquer de nouveaux bonus de gains de niveau.
Les accessoires fabriqués proposent de belles techniques d’attaque.

Toutes ces possibilités se débloquent progressivement, ce qui évite de nous submerger avec un trop grand nombre de systèmes dès le départ. On apprend ainsi à maîtriser chaque mécanisme avant d’en découvrir un nouveau. Ces améliorations rendent chaque nouvelle descente plus intéressante et nous donnent constamment une raison de retourner explorer les profondeurs.

Mon avis

Stupid Never Dies se démarque par son histoire absurde et haute en couleur. Sa jouabilité, qui reprend des mécaniques bien connues, permet d’offrir une aventure stimulante où la mort devient gratifiante plutôt que frustrante. Sur le plan visuel, le jeu propose des graphismes en cel shading, des mises en scène spectaculaires et des effets visuels parfois éblouissants. Les cinématiques sont particulièrement réussies, avec leurs effets de collages et de dessins directement intégrés à l’écran, qui rappellent presque l’esthétique punk des vidéoclips d’une autre époque. Mais c’est surtout son système de progression qui fait la différence. Le bonus d’expérience qui augmente au fil des défaites et les améliorations conservées d’une tentative à l’autre rendent la mort beaucoup moins punitive. Chaque partie devient un investissement qui nous permet de renforcer Davy et de nous aventurer toujours plus profondément dans les strates. Attention toutefois: Stupid Never Dies ne plaira pas à tout le monde. Si vous recherchez une aventure plus classique dans la lignée de Devil May Cry ou de Bayonetta, son approche pourrait vous déplaire. En revanche, si vous aimez les jeux d’action déjantés et si vous souhaitez découvrir un Roguelite qui ne vous punit pas trop sévèrement à chaque échec, le titre pourrait constituer une excellente porte d’entrée dans le genre. Je donne donc à Stupid Never Dies, la note de 7 sur 10.

Points positifs:

  • Une bonne durée de vie
  • Une direction artistique à couper le souffle
  • Chaque mort contribue à la progression
  • Des transformations très plaisantes à utiliser
  • Une bande sonore qui colle parfaitement à l’univers
  • Des améliorations qui accentuent réellement la montée en puissance
  • Un univers absurde et qui ne se prend jamais au sérieux…

Points négatifs:

  • … mais qui est peut-être même un peu trop absurde par moment
  • L’absence de verrouillage des ennemis, qui complique certains affrontements
  • Des problèmes de caméra qui nuisent à la visibilité durant les combats
  • Une limite de temps imposée à chaque partie, qui peut devenir frustrante
  • Une maniabilité parfois brouillonne, notamment contre les ennemis volants
  • Certaines attaques immobilisent Davy assez longtemps pour que les adversaires puissent s’éloigner avant même qu’il ait terminé son mouvement

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Stupid Never Dies. N’hésitez pas à nous partager votre avis sur le jeu dans la section commentaires ci-dessous!

Un énorme merci à Sega de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Christopher Drouin
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Christopher Drouin

Dans la trentaine, originaire de la Beauce.. Il a le bonheur d'être marié et papa de 2 beaux enfants. Il est dessinateur industriel depuis maintenant près de 14 ans et parallèlement, il est aussi pompier volontaire et premier répondant. Gameur depuis son tout jeune âge. Il a découvert le gaming grâce à la Super Nintendo. Depuis cette console, il a possédé toutes les autres consoles suivant cette génération. Actuellement sur la nouvelle génération, il est le genre de joueur qui aime toucher à tout de près ou de loin. Au plaisir de discuter gaming avec vous, ou même de se retrouver en ligne lors d'une partie. Game On !

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