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Premières impressions: Until North Ends

Voici nos premières impressions du jeu Until North Ends, testé sur PC.

Genre: Survie, Crafting, Aventure, Multijoueur
Développeur: Unknown Hex
Date de sortie: 31 août 2026 (accès anticipé)

Disponible uniquement sur PC.

Until North Ends est un jeu de survie et de crafting dans un monde ouvert. Naviguez sur les eaux pour trouver de nouvelles îles, plongez dans les grottes et les donjons pour piller des trésors ou voyagez à travers des prairies paisibles. Explorez des mondes générés de manière procédurale et remplis de rencontres uniques. Développé par Unknown Hex, le jeu est actuellement disponible en accès anticipé. Construction de bases, fabrication d’objets, liberté d’exploration, personnalisation des personnages, différents styles de combat, et bien plus encore. Until North Ends semble prometteur, mais sera-t-il à la hauteur de nos attentes?

Une progression axée sur le crafting plus que sur la survie

Sur le plan narratif, Until North Ends reste assez discret. Le jeu ne cherche pas vraiment à raconter une grande histoire, mais plutôt à nous faire progresser vers le nord zone après zone, avec une difficulté qui augmente graduellement. On traverse des environnements très variés, parfois inspirés de mythologies égyptiennes, celtiques ou plus fantaisistes. Cette diversité donne du caractère à l’aventure, même si elle crée aussi une certaine impression de collage. Les biomes s’enchaînent parfois sans transition vraiment naturelle, ce qui rend l’univers intrigant, mais pas toujours cohérent.

C’est plutôt du côté des mécaniques que le jeu trouve son rythme. On récolte des ressources, on fabrique de l’équipement, on améliore sa base et on débloque progressivement de nouvelles recettes. J’ai particulièrement aimé cet aspect de découverte: les recettes ne sont pas simplement données au joueur, elles apparaissent au fil des essais, des ressources trouvées et des objets fabriqués. Ça donne envie d’expérimenter, de fouiller davantage et de voir ce que le jeu peut encore nous offrir.

On se prépare…
… et on met les voiles!
Le nord, me voilà!

Cela dit, l’étiquette « survie » mérite d’être nuancée. Un vrai jeu de survie implique généralement une pression constante: manger, boire, gérer une ressource vitale ou lutter activement contre l’environnement. Ici, cet aspect est beaucoup plus léger. On reconnaît les codes du genre, mais Until North Ends ressemble davantage à un jeu d’aventure et de crafting qui s’inspire des jeux de survie qu’à un véritable jeu de survie. Ce choix ne nuit pas vraiment au plaisir, mais il faut le savoir avant de s’y lancer.

Les combats, eux, misent surtout sur la lisibilité et l’esquive. Les ennemis annoncent leurs zones d’attaque, ce qui rend les affrontements assez faciles à comprendre sans nécessairement les rendre monotones. La magie, les armes, les armures et les artefacts ajoutent suffisamment d’options pour donner un sentiment de progression. Rien ici ne révolutionne le genre, c’est clair, mais l’ensemble fonctionne bien et soutient efficacement l’envie de continuer.

Des donjons à visiter… et à piller!
Une ressource précieuse!

Une direction artistique modeste, mais attachante

Visuellement, Until North Ends ne joue pas dans la catégorie des productions AAA spectaculaires. Son rendu évoque parfois une esthétique plus ancienne, low poly, presque à la RuneScape, et ce n’est pas nécessairement un défaut. Au contraire, cette simplicité donne au jeu un charme particulier. Les environnements sont lisibles, les créatures ont de la personnalité, et les effets visuels accompagnent bien l’action sans surcharger l’écran.

Là où j’ai plus de réserves, c’est dans la construction de la carte. Certains changements de biome arrivent de façon très abrupte, presque coupés au couteau. On passe d’un environnement à l’autre sans toujours comprendre la logique qui les relie. C’est le genre de détail qui saute aux yeux avec un peu de recul, mais qui, étonnamment, ne m’a pas empêché de rester absorbé par le jeu.

La façon dont se dévoile la carte n’est pas très esthétique.
Un changement de biome assez abrupt.
Allez, viens!

En ce qui concerne la bande-son, le jeu adopte une approche assez légère. La trame ne cherche pas à créer une grande tension dramatique, et elle ne colle pas toujours parfaitement à l’idée d’un jeu de survie. Par contre, elle accompagne bien le rythme plus posé de l’exploration et du crafting. Ce n’est pas mémorable au point de vouloir l’écouter en boucle dans la voiture, mais pendant la partie, ça fait le travail. Et dans ce cas-ci, c’est suffisant.

Mais qu’est-ce que tu vends, l’ami!?
Laisse-moi magasiner tranquille, connard!

Un jeu imparfait, mais étonnamment accrocheur

Au final, Until North Ends est exactement le genre de jeu qui rend l’exercice de critique plus compliqué qu’il n’y paraît. Objectivement, il n’est pas irréprochable: son univers manque souvent de cohérence, ses mécaniques reprennent beaucoup d’éléments connus et son identité de jeu de survie mérite d’être contestée. Pourtant, malgré ces réserves, je ne peux pas nier que j’ai eu beaucoup de plaisir à y jouer. Il y a dans sa boucle de progression, dans son crafting et dans son exploration quelque chose de simple, mais efficace, qui donne envie de continuer. Il faut aussi souligner le contexte de développement. Le jeu est porté par un studio très impliqué, avec une communauté active et des possibilités d’évolution intéressantes. Le multijoueur, sous forme de parties que d’autres joueurs peuvent rejoindre, ajoute aussi une dimension coopérative sympathique sans tomber dans le chaos total. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est un projet sincère et attachant. Si vous cherchez une expérience de survie pure et exigeante, Until North Ends risque de ne pas répondre exactement à vos attentes. Mais si vous aimez les jeux de crafting accessibles, les mondes imparfaits, mais charmants, et les projets indépendants qui donnent envie de voir jusqu’où ils peuvent aller, il mérite qu’on s’y attarde. C’est un projet intéressant et j’ai hâte de voir à quoi ressemblera la version 1.0 du jeu!

Points positifs:

  • Une boucle de jeu simple, mais réellement accrocheuse
  • Une direction artistique modeste, lisible et pleine de charme
  • Un sentiment de progression motivant grâce aux recettes, aux équipements et à l’exploration

Points négatifs:

  • Une identité de survie un peu floue et des transitions de biomes parfois trop abruptes
  • Des mécaniques familières qui ne surprendront pas nécessairement les habitués du genre

Merci d’avoir pris le temps de lire nos premières impressions de Until North Ends. N’hésitez pas à nous donner votre avis sur le jeu dans la section des commentaires ci-dessous!

Un énorme merci à Unknown Hex de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Alexandre Aubry
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Alexandre Aubry

Curieux et geek de nature, Alex est un « 90's kid » dans l'âme et son style de gaming en est teinté. Marié et père de deux enfants, son horaire chargé le force à choisir ses passes-temps avec soin et ses jeux vidéos n'échappent pas à cette règle. À travers ses critiques, viens découvrir des trésors insoupçonnés ou redécouvrir tes jeux favoris sous sa loupe unique!

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