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Critique: Onimusha: Way of the Sword

Voici notre critique du jeu Onimusha: Way of the Sword, testé sur PlayStation 5.

Genre: Action, Aventure
Développeur: Capcom
Date de sortie: 3 septembre 2026

Disponible sur PlayStation 5, Nintendo Switch 2, Xbox Series et PC.

Onimusha, sorti en 2001, a marqué les esprits et a surtout élevé la barre à un tout autre niveau en matière de jeux d‘action. La réponse des joueurs fut positive et Onimusha est vite passé au rang de légende. Il a été assez populaire pour engendrer quatre titres principaux et plusieurs autres portages ou versions remastérisées. La série a toutefois abruptement ralenti sa cadence, cessant de proposer de nouvelles aventures cinq ans plus tard, soit en 2006. Vingt ans plus tard, Capcom fait renaître de ses cendres une série déjà considérée comme éteinte et oubliée par plusieurs. Onimusha: Way of the Sword fait revivre une franchise endormie légendaire et, croyez-moi, cette longue hibernation en valait largement la peine. Mais est-ce que ce nouvel opus réussit à plaire aux fans de la première heure tout en séduisant de nouveaux joueurs qui n’ont jamais connu cette série autrefois incontournable du genre? Voyons ça ensemble!

30 minutes de jeu!

Une trame narrative époustouflante

Dans ce nouvel opus, on incarne le samouraï Miyamoto Musashi, un épéiste aguerri qui mène un périple personnel afin de prouver sa force, son courage et son excellence dans le maniement du sabre. C’est après une confrontation sanglante avec un maître épéiste que les événements prennent une tout autre tournure. Musashi tombe dans une embuscade menée par des créatures démoniaques appelées les Genma et perd malheureusement la vie avant de reprendre conscience dans un endroit qui semble être la porte d’entrée des enfers.

Alors qu’il s’apprête à rejoindre les âmes perdues dans les profondeurs de l’enfer, un mystérieux homme vêtu de blanc intervient et lui impose un gantelet Oni malgré son refus. Musashi est ensuite renvoyé dans le monde des mortels et découvre rapidement que cet étrange artefact a décuplé sa force, lui permettant notamment de terrasser les Genma. Après plusieurs tentatives pour retirer le gantelet, une voix émanant de celui-ci lui indique que l’enlever pourrait lui être fatal et lui conseille de trouver un homme nommé Takamura s’il souhaite obtenir des réponses. C’est ainsi qu’il part à la chasse aux démons afin de purifier la ville jusque dans ses moindres recoins et de découvrir qui se cache derrière cette tentative de destruction de l’humanité.

Takamura, un personnage important dans l’aventure.
Un Musashi à notre image… mais avec beaucoup de restrictions.

Onimusha: Way of the Sword propose une histoire extrêmement bien ficelée et racontée au compte-gouttes, sans jamais devenir trop lourde ou redondante. Chaque nouvel événement nous révèle une nouvelle pièce du puzzle, formant au fur et à mesure une histoire bien plus complexe et surprenante qu’on ne pouvait le penser au départ. Malgré sa thématique assez sérieuse et mature, Musashi réussit à apporter une bonne dose d’humour grâce à son tempérament un peu hautain et à son attitude très charismatique qui lui donne une confiance absolue. Au fil du développement de l’histoire, cet humour omniprésent depuis le début de l’aventure va toutefois prendre une tournure plus sérieuse et mature, le tout étant finalement justifié par la trame narrative.

Musashi ne cesse de dire des répliques cocasses.

Un monde semi-ouvert, du nouveau pour la série

Au niveau de l’exploration, on se retrouve ici dans un monde semi-ouvert couvrant la ville de Kyoto et ses alentours. Dans les premiers opus, on était davantage dans un jeu très linéaire où l’on enchaînait les couloirs d’un niveau à l’autre. Aujourd’hui, Way of the Sword nous permet de nous promener librement dans Kyoto et ses environs. Cependant, au début de l’aventure, plusieurs endroits de la ville sont bloqués et ne deviennent accessibles qu’en avançant dans l’histoire, notamment grâce à l’obtention de nouveaux objets et capacités permettant d’ouvrir certains passages autrefois insurmontables.

La ville de Kyoto fait surtout office de gigantesque hub central où il est possible de modifier certains attributs, de s’entraîner, d’acheter des objets et surtout de remplir une grande quantité de missions secondaires proposées par les citoyens. Là où le jeu profite davantage de son approche semi-ouverte, c’est sans aucun doute dans les vastes zones entourant la ville, là où se déroulent plusieurs développements narratifs importants. C’est également dans ces environnements que se déroulent les affrontements contre les boss et que l’on obtient de nouveaux pouvoirs, augmentant progressivement notre accessibilité à différentes sections de Kyoto.

Kyoto s’agrandit au fur et à mesure qu’on purifie ses lieux

Way of the Sword tente une nouvelle approche au niveau de l’exploration et du monde semi-ouvert afin de s’implanter dans une époque où ce type d’ouverture est de plus en plus présent. Fort heureusement, le jeu ne tombe pas dans le piège du monde gigantesque, mais fade et sans vie. Il opte plutôt pour une formule plus restreinte qui continue parfois à proposer une aventure assez linéaire, tout en offrant une certaine liberté aux joueurs. C’est, selon moi, le parfait compromis pour préserver l’âme de la série tout en profitant des standards d’aujourd’hui.

Des combats impressionnants

Ce qui a fait de la série Onimusha une réussite est sans aucun doute son système de combat qui mise sur les affrontements à l’épée en plus des pouvoirs spéciaux octroyés par les artefacts Oni. En combat, Musashi peut utiliser deux styles d’attaques: une légère et une un peu plus puissante. On ne trouve pas de combos hyper élaborés qui nécessitent d’alterner entre plusieurs séries de touches pour exécuter des attaques dévastatrices, comme dans des jeux tels que Bayonetta ou Devil May Cry. Ici, on mise plutôt sur les parades, les déviations, les attaques Issen et les capacités spéciales Oni.

Le système de combat mise donc énormément sur les réflexes du joueur et demande un excellent timing pour réaliser des attaques à couper le souffle. Au niveau des parades, il suffit de presser une touche juste avant qu’un ennemi nous attaque afin d’esquiver son coup et de contre-attaquer immédiatement. À l’aide d’une autre touche, il est également possible de dévier une attaque au moment précis où celle-ci est sur le point de nous toucher. Cette déviation permet non seulement de repousser l’attaque, mais peut également la retourner contre les autres démons aux alentours.

Dévier les attaques peut s’avérer important dans certains combats.

Les attaques Issen (les attaques puissantes) ont toujours été présentes dans la licence Onimusha. Dans Way of the Sword, il existe deux façons de les réaliser. La première consiste à vider la jauge de stamina d’un ennemi. Une fois celle-ci épuisée, on peut déclencher une attaque dévastatrice particulièrement efficace, notamment lors des affrontements de boss. La seconde demande beaucoup plus de précision: il faut attaquer l’ennemi à la seconde près où son attaque est sur le point de nous toucher. Ce type d’attaque peut être très difficile à réaliser et, contre certains ennemis, il sera donc préférable de vider leur jauge de stamina afin de déclencher un Issen plus facilement.

C’est tellement satisfaisant de réaliser des attaques Issen.
L’amélioration de l’équipement n’est pas à négliger …
… tout comme les compétences.

Musashi possède également plusieurs armes et pouvoirs Oni que l’on découvre au fil de l’aventure. Je pense, par exemple, à l’arc Oni, qui sert à vaincre certains ennemis, mais qui est également nécessaire à l’exploration afin de résoudre certaines énigmes. Il y a aussi le Oni Strength, qui permet de percer les défenses ennemies ou de déverrouiller certains passages autrefois inaccessibles.

Sans compter les autres armes Oni que l’on découvre grâce à l’histoire ou en explorant attentivement les différents environnements. Celles-ci sont particulièrement puissantes et peuvent être d’une grande aide lors des affrontements. Je pense notamment au « Wind-Whipper », une arme du vent qui crée une tornade autour de nous, ralentissant les ennemis proches tout en les blessant au passage. En présence de flammes, la tornade devient enflammée et inflige alors beaucoup plus de dégâts. Chaque arme Oni possède sa propre capacité et son bonus spécifique, ce qui peut s’avérer très bénéfique dans certaines situations de combat.

En plus d’être utile en exploration, l’arc Oni est parfois très puissant.

Des combats de boss à couper le souffle

Onimusha: Way of the Sword propose des affrontements dynamiques et spectaculaires, mais là où ceux-ci brillent le plus c’est surtout au niveau des boss. Que ce soit contre des ennemis humains ou des démons gigantesques, chaque combat de boss est une véritable chorégraphie en soi. Les affrontements reposent sur les mêmes bases que les combats standards, soit les attaques rapides, les esquives, les déviations et les contre-attaques. Cependant, les attaques Issen demeurent la meilleure option pour mettre rapidement un terme à ces combats qui demandent parfois beaucoup plus de concentration. Une attaque Issen peut grandement affecter la barre de vie d’un ennemi, beaucoup plus que plusieurs attaques standards réunies.

Là où les combats deviennent encore plus dynamiques, c’est lorsqu’on réussit à vider la jauge de stamina du boss. Une attaque surpuissante en deux parties nous est alors proposée. Après avoir déclenché le premier coup, on doit souvent choisir entre deux options: une attaque qui infligera de lourds dégâts ou une autre qui permettra d’affecter la façon dont le boss nous attaquera par la suite. Par exemple, un boss possédant une queue qui nous attaque constamment à distance. L’une des deux options peut nous permettre de lui couper la queue pour ensuite l’utiliser contre lui. On lui retire ainsi certaines attaques puissantes pendant un moment, tout en retournant son propre arsenal contre lui.

Lors des attaques Issen contre les boss, on nous offre des choix de points d’attaque.

Au fil des affrontements, les boss deviennent de plus en plus forts et menaçants à mesure que leur barre de vie diminue. Sans compter que les boss principaux disposent bien souvent de deux ou trois phases avant d’être réellement vaincus. Certains affrontements seront beaucoup plus difficiles et exigeants que d’autres, mais ceux-ci ne sont pas insurmontables. Une bonne analyse des mouvements de l’ennemi nous apprend rapidement le bon timing pour dévier ses attaques. En cas de besoin, il est également possible de réduire la difficulté du jeu à tout moment afin de nous aider à franchir certains passages et éviter la frustration.

Les combats de boss sont l’un des points forts du jeu. La compréhension des mouvements ennemis est la clé pour optimiser notre façon de combattre grâce aux contres, aux esquives et aux attaques ultimes. À force d’enchaîner tous ces mouvements, les affrontements deviennent de véritables chorégraphies et même de petites œuvres cinématographiques à elles seules.

Les boss sont épiques!
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Une direction artistique magnifique, mais imparfaite

Dès la première cinématique du jeu, on se rend rapidement compte que Capcom a misé beaucoup sur la présentation de Musashi. Sa modélisation est réussie comme j’ai rarement eu l’occasion de le voir dans un jeu vidéo. On retrouve un personnage bien réalisé et dynamique, mais c’est surtout au niveau de son visage que ça frappe à l’œil. Musashi est capable de nous faire ressentir des émotions grâce à de simples expressions faciales, ce qui est encore peu courant dans les jeux vidéo.

Malheureusement, on se rend vite compte que tous les personnages du jeu n’ont pas subi ce même traitement. Mis à part certains personnages particulièrement importants dans l’aventure, les personnages secondaires et les PNJ sont beaucoup moins soignés, voire même un peu décevants par moments. Même Musashi, notre personnage principal, peut sembler beaucoup moins détaillé dans certaines situations.

Notre héros est vachement bien modélisé!

Au niveau de la direction artistique des différents environnements proposés, je dirais que c’est assez inégal. Certains environnements sont magnifiques, voire époustouflants, que ce soit lors des cinématiques ou directement en jeu. Je pense surtout aux régions avoisinant Kyoto, que l’on visite principalement lors de la trame narrative. C’est parfois coloré, les effets de lumière sont magnifiques et les environnements peuvent même sembler véritablement vivants.

C’est au niveau de la ville principale de Kyoto que la direction artistique perd toutefois un peu de son charme. Celle-ci est assez redondante et manque de saveur. Sous la forme d’une ville labyrinthique recouverte d’un léger brouillard, Kyoto arbore un ton plutôt neutre et manque cruellement de couleurs. La ville manque également de vie. Certains citoyens sont présents et des ennemis sont éparpillés un peu partout, mais il est parfois possible de courir pendant un bon moment avant de rencontrer la moindre forme de vie.

Certains environnements sont magnifiques…
… tandis que Kyoto laisse parfois à désirer.

La direction artistique ne brille toutefois pas seulement grâce à ses cinématiques dignes de productions hollywoodiennes et à ses environnements principaux. La bande sonore contribue également grandement à l’immersion. Que ce soit au niveau des pièces musicales ou des bruitages qui renforcent encore davantage l’immersion, surtout lors des combats d’épée où la puissance des coups se fait ressentir, la direction sonore du titre est presque parfaite.

Le seul petit bémol que j’ai rencontré est un cet effet d’écho que l’on retrouve souvent lors des dialogues. Peu importe l’environnement dans lequel ceux-ci se déroulent, on pourrait croire que les personnages se parlent dans une grande pièce vide où l’écho serait omniprésent. Mis à part ces quelques accrochages au niveau des graphismes et du son durant certains dialogues, le titre propose une direction artistique très convaincante, qui peut même surprendre par moments. Je le répète, les cinématiques sont époustouflantes et notre personnage principal est tout simplement sublime lors de celles-ci. Du pur cinéma.

Le level design est impressionnant.

Mon avis

Même si ce nouvel opus apporte quelques changements pour s’adapter aux réalités et aux nouvelles normes d’aujourd’hui, Capcom a tout de même réussi à proposer un titre qui conserve les bases et l’âme même de cette série culte. Même s’il propose un monde semi-ouvert, notamment grâce à la ville de Kyoto, l’exploration demeure souvent plus linéaire dans les environnements avoisinants, certains temples et certains donjons. On retrouve donc cette approche plus dirigée qui rappelait les premiers titres de la série. L’essence même des jeux Onimusha repose également sur ses combats dynamiques et exigeants, et Way of the Sword perpétue cette tradition tout en y ajoutant son grain de sel. Lorsqu’on maîtrise bien les déviations, les esquives et les attaques Issen, les affrontements prennent des tournures dynamiques et chorégraphiques. On ressent la puissance de chaque coup grâce aux effets de flammes, aux animations à couper le souffle et aux bruitages qui renforcent l’impact de nos attaques. Il brille aussi par sa trame narrative époustouflante, épaulée par des cinématiques magistrales et une direction artistique magnifique. Malgré quelques défauts, Way of the Sword plaira assurément aux amateurs de la série et il constitue un excellent point d’entrée pour les nouveaux joueurs. Je donne donc à Onimusha: Way of the Sword la solide note de 9 sur 10.

Points positifs:

  • Une direction artistique généralement très réussie
  • Le charisme de Musashi, un plaisir à découvrir
  • Des combats dynamiques et faciles d’approche
  • Un système de parades, d’Issen et d’esquives particulièrement efficaces
  • Des cinématiques et une mise en scène dignes d’Hollywood
  • Une belle courbe de difficulté, avec la possibilité de l’ajuster en cours de partie
  • Une bande sonore et des bruitages particulièrement réussis
  • Des combats de boss qui frôlent la perfection
  • Une bonne durée de vie, avec environ 20 heures pour compléter l’aventure principale

Points négatifs:

  • La ville de Kyoto est un peu décevante
  • Les missions annexes sont souvent sans saveur et sans réel intérêt
  • Certains PNJ, personnages et éléments manquent grandement de finition esthétique
  • Certains mini-boss se répètent souvent

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Onimusha: Way of the Sword. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Capcom de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Christopher Drouin
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Christopher Drouin

Dans la trentaine, originaire de la Beauce.. Il a le bonheur d'être marié et papa de 2 beaux enfants. Il est dessinateur industriel depuis maintenant près de 14 ans et parallèlement, il est aussi pompier volontaire et premier répondant. Gameur depuis son tout jeune âge. Il a découvert le gaming grâce à la Super Nintendo. Depuis cette console, il a possédé toutes les autres consoles suivant cette génération. Actuellement sur la nouvelle génération, il est le genre de joueur qui aime toucher à tout de près ou de loin. Au plaisir de discuter gaming avec vous, ou même de se retrouver en ligne lors d'une partie. Game On !

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