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Critique: Orbitals

Voici notre critique du jeu Orbitals, testé sur Nintendo Switch 2.

Genre: Coopération, Aventure, Science-fiction
Développeur: Shapefarm
Date de sortie: 3 septembre 2026

Disponible exclusivement sur Nintendo Switch 2.

Orbitals est un jeu exclusivement coopératif dans la veine de jeux comme It Takes Two ou Split Fiction. Développé  par Shapefarm et édité par Kepler Interactive, Orbitals est un jeu avec une présentation unique et spectaculaire. Vous y incarnez  Maki et Omura, deux jeunes inséparables qui ont grandi sur une station spatiale en péril et qui doivent maintenant unir leur force pour la sauver. Jouez en mode coopératif local sur le même téléviseur et en Gameshare ou demandez à votre meilleur ami de télécharger la version « invité » et jouez à distance en partageant un code d’invitation! Sortez de la station, entrez dans votre vaisseau et préparez-vous pour l’aventure d’une vie!

Maki et Omura

L’histoire débute avec Maki et Omura qui sont tous deux de jeunes enfants et qui vivent dans une station spatiale avec leur colonie. Cependant, une faille dans le cosmos menace leur sécurité et, juste avant que le pire survienne, leur conscience est transférée dans une machine destinée à les protéger de l’inévitable désastre.

Une explosion détruit complètement la station et nous sommes projetés 15 ans dans le futur alors que Maki et Omu sont de jeunes adultes en soif d’aventure. Ils vivent dans la station en ruine et existent sous forme de clones alors que leur conscience est préservée dans une machine, comme toutes celles des autres habitants. Cependant, une autre faille menace la sécurité de la station, du moins de ce qui en reste, et les boucliers de la station ne sont pas assez résistants pour survivre à un autre impact de la force de celui qui a presque complètement détruit la station il y a 15 ans. Maki et Omu sont alors chargés de partir à l’exploration pour trouver un moyen de réparer les boucliers afin de sauver ce qui reste de leur clan.

Maki et Omura!
Malgré leur jeune âge, leur conscience est transférée dans des machines destinées à les préserver.
Le résultat: deux petits clones vachement attachants!

L’histoire est vraiment très originale et elle occupe une place centrale dans l’aventure. Il ne s’agit pas seulement d’un prétexte pour partir à l’aventure, c’est un élément important du jeu et c’est aussi ce qui rend Orbitals si mémorable. Mais ce qui la rend vraiment captivante n’est pas seulement les doublages incroyables (même en français), la thématique ou l’originalité du scénario. Ce qui la rend captivante est la manière dont elle est livrée.

Une présentation hors du commun

Avant même de parler de mécaniques de jeu, de difficulté ou de plaisir, il faut absolument parler de la présentation. Orbitals est l’un des jeux les plus uniques auxquels j’ai joué de ma vie. L’esthétique des animés japonais des années 90 est incroyablement réussie, mais elle ne se limite pas à un style: c’est l’essence même de l’expérience de jeu. La direction artistique est tout simplement INCROYABLE. Vous aurez l’impression d’être plongé dans un épisode de six heures de votre animé préféré. Du menu principal aux crédits à la fin de la partie, tout est imprégné d’un style assumé et maîtrisé. 

La présentation est ridiculement réussie.
Les séquences d’animation sont captivantes.

Des magnifiques séquences animées au, animations en jeu qui sont tout simplement épatantes, tout de Orbitals est parfait. En ce qui concerne l’ambiance, c’est un 10 sur 10! C’est assurément l’un des jeux les plus attrayants auxquels j’ai joué de toute ma vie. « Chef-d’œuvre » n’est pas un objectif qui lui rend justice. Orbitals est tellement joli, c’est presque criminel! Seul bémol: le jeu ne permettait pas de capturer des vidéos. J’aurais aimé que vous voyiez quelques minutes de jeu. Elles vous auraient permis de comprendre à quel point les animations sont magnifiques.

Le style est maîtrisé autant dans les animations…
… que dans les séquences de gameplay.
Les décors sont variés et immersifs.

Un jeu pour deux

Orbitals est un jeu obligatoirement coopératif. C’est-à-dire dire que lorsqu’un joueur pilote le vaisseau, l’autre gère les canons, lorsqu’un joueur tient une plate-forme en place, l’autre y circule et, lorsqu’un joueur manipule la moitié d’un puzzle, l’autre joueur manipule l’autre moitié. Chaque joueur doit faire sa part et chaque rôle est essentiel. 

Ce que j’ai bien aimé à propos de cette collaboration, c’est que les personnages n’ont pas de capacités uniques qui les distinguent. Chaque joueur doit plutôt manier un outil parmi les trois principaux outils disponibles. Vous aurez le choix entre un canon laser, un grappin ou un canon à eau. La majorité des puzzles sont construits de façon à utiliser la capacité du canon laser à faire fondre de la glace ou à produire de l’énergie, celle du grappin qui permet d’attirer certains objets et d’activer des leviers, ou encore celle du canon à eau, qui (surprise) lance de l’eau. Puisque les joueurs peuvent s’échanger les outils, vous ne passerez pas six heures à toujours occuper le même rôle. De plus, quelques autres outils seront disponibles plus tard dans l’aventure, mais je vous réserve la surprise.

Un joueur déplace les plates-formes pendant que l’autre nettoie la saleté!
Une commande qui demande réflexes et coordination.

Les puzzles sont aussi très bien conçus et ils sont engageants pour les deux joueurs. Les moments lors desquels un joueur à l’air de travailler plus ou d’être plus important qu’un autre joueur sont très rares. Ils sont aussi vraiment agréables, nous sommes loin des casse-têtes qui vous demandent de pousser une boite sur un bouton pour le garder appuyé. De plus, les nombreuses perspectives ajoutent beaucoup de diversité à l’expérience.

Le jeu propose des séquences en 3D, d’autres en side scrolling ou même en vue de dessus. Les angles de caméra changent constamment et contribuent à rendre l’aventure épique. Et, en matière de difficulté, nous n’avons pas frappé de mur, mais nous nous sommes creusé la tête à quelques reprises. Les combats sont juste assez difficiles et les puzzles justes assez uniques pour que tout ne soit pas immédiatement un succès et c’est ce qui fait le charme d’un titre comme celui-ci.

La vue en side scrolling est très réussie.

La vie dans la station…

La raison pour laquelle vous devrez résoudre des puzzles, c’est pour piller des ruines afin d’acquérir de nouvelles technologies pour votre vaisseau et ultimement mettre la main sur des batteries suffisamment puissantes pour réactiver le bouclier de la base. Et tout cela, vous le faites pour les habitants de la petite station dans laquelle vous avez grandi. Et, cette station est composée de plusieurs personnages forts sympathiques.

C’est aussi un endroit qui grouille de vie. Les travailleurs s’affairent à leurs tâches, les citoyens vaquent à leurs occupations et l’équipage s’occupe de tout. Vous pouvez visiter les différentes pièces de la station, comme la place centrale ou le stockage d’âme, mais les raisons de s’y trouver sont minces. Vous ne reviendrez que quelques fois dans la colonie pour obtenir de nouvelles missions et vos passages seront brefs. En effet, c’est dans votre vaisseau et dans l’immensité de l’espace que vous passerez la majorité de votre temps.

Que fait-il, celui-là? Il lave les vitres extérieures de la station!
Même les habitants de la station ont droit à un peu de divertissement.

… et à l’extérieur 

Parlant de l’immensité de l’espace, abordons mon principal point négatif. Bien que vous disposiez d’un vaisseau spatial qui se déplace à une vitesse considérable et que quelques boosters sont placés ici et là pour vous permettre de voyager plus rapidement, les moments dans l’espace manquent d’ambition. Les environnements sont plutôt étroits et il y a peu de choses à faire. J’aurais aimé pouvoir explorer, trouver des secrets, avoir une raison de sortir de mon vaisseau pour explorer un astéroïde abandonné ou même rencontrer plus d’hostilité afin de rendre la tâche du canonnier plus excitante. C’est vraiment la seule chose qui m’a déçue. Le reste du jeu est tellement parfait, mais les scènes dans l’espace ne m’ont jamais vraiment impressionné.

À l’opposé, à l’intérieur du vaisseau, c’est une vraie partie de plaisir. Vous profiterez des moments entre les missions pour interagir avec votre partenaire et explorer le vaisseau. Ce qui est très agréable, c’est que les différentes formes de vies, robotiques ou animales, vous rejoindront sur votre vaisseau au fur et à mesure que vous les découvrirez. Celui-ci prendra donc progressivement vie et vous voudrez partir à l’exploration entre chaque mission pour tenter de trouver les nouvelles bestioles qui ont rejoint votre vaisseau.

Les moments dans l’espace manquent d’ambition

Et, en plus de découvrir des bestioles, vous trouverez des programmes de minijeux qui seront assignés à une pièce de votre vaisseau. Les minijeux sont, pour la plupart, vraiment très amusants et certains sont coopératifs alors que d’autres sont compétitifs. Du saut à la corde au chat et à la souris avec des canons laser, vous prendrez beaucoup de plaisir à les découvrir avec votre partenaire. De plus, une fois l’aventure terminée, ils restent accessibles via le menu principal. Vous pourrez donc revenir y jouer à tout moment et ils resteront déverrouillés même si vous décidez de lancer une nouvelle partie.

Les minijeux sont variés et amusants.
Il y en a même quelques-uns pendant l’aventure!

Mon avis

Orbitals nous en a mis plein la vue! Il nous a fallu six heures tout juste pour compléter l’aventure et nous l’avons fait d’une seule traite en étant complètement rivés à l’écran. Et la première chose que je dois dire, c’est que la présentation est absolument incroyable! L’esthétisme de l’animé japonais des années 90 est totalement maîtrisé et les séquences animées sont un vrai délice. Du menu principal jusqu’aux crédits, tout est baigné dans une nostalgie ridiculement attrayante. Il suffit d’y jouer pendant 15 minutes pour être absolument convaincu. Mais, ce qui est vraiment génial, c’est que sous cette présentation impeccable se cache un plat tout aussi goûteux. Les puzzles sont réussis, le côté coopératif n’est jamais oublié et l’ennui ne s’installe jamais. C’est l’une des belles surprises de l’année et vous pourrez en faire profiter vos amis, puisqu’il suffit d’avoir une seule copie du jeu pour jouer en ligne avec eux. Dans l’esprit de jeux comme Split Fiction ou It Takes Two, Orbitals se taille une place de choix. C’est un titre que je vous suggère fortement d’essayer et auquel je donne la note de 9 sur 10!

Points positifs:

  • Une direction artistique hallucinante
  • Des puzzles satisfaisants
  • Des mécaniques de jeu originales
  • Un excellent jeu coopératif
  • Une intrigue efficace présentée sous forme de magnifiques séquences d’animation 
  • La passe « invité » pour jouer avec vos amis sans que ceux-ci aient besoin de posséder le jeu

Points négatifs:

  • Les scènes extérieures manquent d’ambition 
  • Si on le compare à un jeu comme Split Fiction, il offre la moitié de la durée de vie pour sensiblement le même prix.

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Orbitals. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Nintendo et Kepler Interactive de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Jean-Sébastien Beaudoin 
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Jean-Sébastien Beaudoin 

Jean-Seb est un joueur dans la trentaine et le papa d'une petite princesse de 5 ans. Il est propriétaire du site 2pjeuxvideo.com depuis novembre 2024 et conseiller en vente. Il est un collectionneur assidu et a découvert les jeux vidéo à l'âge de 4 ans avec la console Atari 2600 de ses parents. Depuis, il possède toutes les consoles Nintendo, PlayStation et Xbox récentes en plus d'être un adepte de la réalité virtuelle!

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