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Critique: ZPF

Voici notre critique du jeu ZPF testé sur PC.

Genre: Défilement horizontal, Bullet hell, Shoot ‘em up, Tir, Rétro
Développeur: ZPF Team
Date de sortie: 16 avril 2026

Disponible sur PC, Nintendo Switch, Xbox Series, Xbox One et Sega Genesis.

Sorti le 16 avril 2026 sur PC et consoles, ZPF fait revivre un genre maintenant souvent délaissé: celui des shoot’em up à défilement horizontal. Ces expériences nerveuses où chaque seconde est une danse de précision entre les projectiles et les ennemis. Développé par la ZPF Team et édité par Mega Cat Studios, le titre puise directement son ADN et ses graphismes pixelisés des jeux de notre enfance, en particulier ceux de la Sega Genesis/Mega Drive. En fait, c’est un projet qui est initialement paru en cartouches pour la console de Sega il y a quelques mois grâce à une campagne de sociofinancement sur la plateforme Kickstarter. Le jeu s’affiche à un prix accessible de 12,99 $, ce qui le positionne comme une production destinée aux amateurs de sensations rétro et aux nostalgiques des salles d’arcade. Sans plus tarder, laissez-moi vous dire ce que j’en ai pensé!

ZPF

Dans ZPF, on incarne un pilote lancé dans une traversée cosmique hostile, où l’objectif est simple en apparence: survivre à des vagues d’ennemis, esquiver des salves de tirs denses et terrasser des boss imposants à la fin de chaque niveau. Il faut se frayer un chemin à travers un dédale cosmique composé de combats de boss épiques, d’un système de pointage vintage et de secrets dissimulés dans une aventure arcade palpitante à travers des mondes fantastiques, de science-fiction et extraterrestres.

Dès les premières minutes, ZPF donne le ton: il ne cherche pas à moderniser le genre de manière radicale, mais plutôt à en capturer l’essence, comme une capsule temporelle qui aurait absorbé l’énergie brute des années 90 pour la restituer avec une finesse contemporaine.

Un visage qui nous regarde de travers!

Une jouabilité nerveuse

Dès que l’on prend les commandes, une chose devient évidente: ZPF ne pardonne pas l’imprécision. Les déplacements du vaisseau sont rapides, parfois même un peu trop sensibles, ce qui peut transformer une esquive anodine en erreur fatale. Il arrive qu’en tentant d’éviter une salve de projectiles, on se retrouve à heurter un obstacle ou à plonger directement dans un autre tir. Cette nervosité constante participe à la tension globale du jeu, mais elle peut aussi engendrer une certaine frustration, surtout lors des premières parties.

Le jeu propose trois vaisseaux distincts dès le départ: le Knight, qui est plus classique avec son tir frontal; le Gladius, qui combine missiles et tirs en angle, et le Gold, qui est orienté sur les lasers. Chacun offre une approche différente, et cette variété est bienvenue. On adapte rapidement son style en fonction du vaisseau choisi, et cela donne envie d’expérimenter pour trouver celui qui correspond le mieux à notre manière de jouer.

On a une ligne à percer!
Le meilleur vaisseau, celui qui tire partout!

Un élément plus discutable réside dans les attaques de corps à corps. Présentes sur chaque vaisseau, elles semblent intéressantes sur le papier, mais, dans les faits, elles nous exposent trop au danger. Dans un jeu où la moindre erreur est punie instantanément, s’approcher des ennemis relève souvent du pari risqué. Résultat: on les utilise rarement, préférant rester à distance et jouer la sécurité.

Les menus, quant à eux, donnent une impression un peu archaïque. Le fait de devoir naviguer avec des boutons comme « Start » et « Select » peut sembler étrange aujourd’hui. C’est bien sûr dû au fait que le jeu est un portage direct de sa version Sega Genesis, mais une modernisation pour PC et consoles modernes aurait été appréciée. Heureusement, une fois en jeu, les contrôles retrouvent une certaine logique et deviennent rapidement naturels.

Une menu très rétro.

Une structure simple

Le cœur de ZPF repose sur une formule bien connue: avancer, tirer, esquiver, survivre. Chaque niveau introduit de nouveaux ennemis, de nouveaux patterns des missiles, et se conclut par un affrontement contre un boss.

Le jeu comporte six niveaux différents, avec une identité visuelle et des ennemis distincts. Dès le départ, on peut choisir parmi trois niveaux, ce qui donne une certaine liberté dans la progression. Malgré tout, même si l’ensemble reste relativement court. Les ennemis sont variés et souvent imprévisibles. Les projectiles viennent de toutes les directions, obligeant le joueur à rester constamment en alerte. Il ne suffit pas de réagir, il faut anticiper. Chaque niveau devient alors un exercice de mémorisation, où l’on apprend progressivement les pièges et les séquences pour mieux les maîtriser. Les boss sont imposants, parfois déroutants, ils demandent une lecture attentive de leurs attaques.

Je ne suis pas de taille, mais j’ai des missiles et des bombes, donc c’est OK!
Par quel niveau devrais-je commencer?

La direction artistique

À ce niveau, il faut dire que ZPF est exemplaire. Le pixel art est tout simplement remarquable, surtout pour ceux qui apprécient ce format. C’est un jeu qui possède toutes les qualités d’un jeu de l’époque. Toutefois, plusieurs animations se passent à l’écran et, avec les différentes couleurs, le jeu manque parfois de lisibilité. On a l’impression de jouer à un titre perdu de l’époque, mais restauré avec une clarté moderne.

La bande sonore, elle, accompagne parfaitement cette ambiance, nous faisant rappeler l’époque des arcades, elle est rythmée, intense, parfois même un peu agressive. Mais c’est une agressivité qui colle au gameplay. Elle pousse à rester concentré, à garder le rythme. Et même si certains morceaux peuvent fatiguer à la longue, ils finissent par se fondre dans l’expérience globale.

Un chevalier pour les gouverner!
La lisibilité n’est pas toujours optimale.
Un beau décor pixel art!

La progression

L’un des aspects les plus intrigants de ZPF réside dans son système de boutique entre les niveaux. Sur le papier, c’est une excellente idée: permettre au joueur d’améliorer son arsenal, d’acheter des vies supplémentaires, des bombes ou des bonus divers. Cela ajoute une dimension intéressante, surtout dans un genre souvent très rigide.

Cependant, dans la pratique, ce système manque de clarté. Il n’est pas toujours évident de comprendre comment dépenser l’argent accumulé. L’interface n’explique pas clairement les mécaniques, et cela peut donner l’impression que certaines fonctionnalités sont inaccessibles ou mal implémentées. Personnellement je n’ai pas trouvé comment activer des éléments de la boutique, que ce soit en début de partie, suite à une autre partie ou entre les niveaux, on dirait qu’on a implanté ce que l’on avait à l’époque des arcades avec du vrai argent, mais sans le système de remplacement.

Pas d’argent pour la boutique!?

Un autre point notable est l’absence de classement en ligne. Certes, il était impossible de l’implémenter pour la version Genesis, mais j’aurais aimé que, à ce niveau aussi, le jeu soit légèrement modernisé pour la version PC et consoles modernes. Dans un shoot’em up, le pointage est souvent un moteur essentiel de rejouabilité. Comparer ses performances avec celles d’autres joueurs ajoute une dimension compétitive qui manque ici, car on peut seulement comparer notre propre résultat avec nos parties précédentes.

Au moins, on est dans le tableau des scores!

Une expérience rétro

ZPF ne cherche jamais à être autre chose que ce qu’il est: un hommage vibrant aux shoot’em up classiques. Il ne contient pas de systèmes complexes ou de mécaniques modernes superflues. Il va droit au but, avec une intensité constante. Un choix de personnage, un choix de niveau et l’on commence.

Cette approche a cependant ses limites. Le jeu est répétitif pour ceux qui ne sont pas familiers avec le genre. Sa difficulté peut décourager les nouveaux venus. Et certaines mécaniques, comme les contrôles sensibles, ou la boutique peu intuitive, viennent ternir une expérience qui autrement rappelle beaucoup les années populaires des arcades. Il capture une époque d’antan.

On tire d’abord! Même s’il n’y a pas d’ennemis.
Oups! Game over!

Mon avis

En conclusion, ZPF est une expérience destinée plus aux nostalgiques et aux passionnés de ce genre. On se retrouve rapidement happé par son gameplay nerveux, ses visuels éclatants et son ambiance sonore percutante. Malgré quelques défauts notables, notamment au niveau de l’ergonomie et de la lisibilité de certains niveaux, le jeu parvient à offrir une expérience satisfaisante. ZPF s’impose comme un très bon représentant de son genre, sans pour autant atteindre l’excellence. Il séduira sans difficulté les amateurs de shoot’em up et les nostalgiques des arcades, mais un autre public sera probablement plus difficile à atteindre. Toutefois, le prix demandé est raisonnable, donc, pour ceux qui aiment le style, je n’aurais aucun problème à le recommander. Je lui donne la note de 7 sur 10.

Points positifs:

  • Une jouabilité exigeante
  • Un choix de vaisseaux intéressant
  • Une belle variété d’ennemis
  • Des boss bien conçus
  • Une ambiance rétro réussie

Points négatifs:

  • Des contrôles parfois trop sensibles
  • Une boutique pas très intuitive
  • Une absence de classement en ligne
  • Une certaine répétitivité sur la durée

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu ZPF. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Mega Cat Studios de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Olivier Lapointe
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Olivier Lapointe

Développeur d’applications web de carrière, il a toujours été attiré par la logique, la structure et la résolution de problèmes. Depuis sa jeunesse, Olivier est passionné par les jeux en tout genre, mais il aime surtout les jeux à difficulté. Il y retrouve le goût du défi et de la progression. Invalide depuis peu, le jeu est devenu pour lui un espace d’évasion et de dépassement personnel. Il possède les dernières générations de consoles PlayStation et Nintendo ainsi qu’un PC performant.

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