Critiques jeux

Critique: Box Knight

Voici notre critique du jeu testé sur Nintendo Switch.

Genre: Action, Roguelite, Beat ‘em up, Coopération
Développeur: We Made A Thing Studios
Date de sortie: 25 août 2026

Disponible uniquement sur PC.

Box Knight développé par We Made A Thing Studios est sorti le 25 août 2026. Le titre mélange plusieurs genres, notamment l’action, le Roguelite et le beat ’em up, avec également la possibilité de jouer en coopération locale. Son concept: transformer une journée de travail particulièrement pénible en véritable aventure fantastique. Dans Box Knight, nous incarnons le Chevalier DuBox qui, lorsque l’horloge atteint 17 h le vendredi, passe d’employé de bureau à protecteur du royaume de l’Haut-Pennespeïce. L’immeuble où il travaille est alors envahi par des créatures maléfiques nées d’un environnement de travail toxique. Notre objectif est donc de traverser les différents étages de l’entreprise, combattre les monstres, secourir nos collègues et éventuellement atteindre le sommet afin d’affronter le PDG. Le jeu repose essentiellement sur des parties qui se renouvellent constamment. Une tentative peut se terminer rapidement, mais chaque défaite permet de progresser, d’obtenir de nouvelles ressources et de débloquer de nouveaux éléments qui facilitent les prochaines parties. Nous allons donc nous intéresser à son système de combat, à sa progression Roguelite, à la variété des ennemis et des builds, à ses boss, à son contenu de fin de jeu ainsi qu’à son ambiance visuelle et sonore.

30 minutes de jeu!

Un concept qui ne se prend jamais au sérieux

Box Knight ne cherche pas à raconter une histoire particulièrement complexe et préfère utiliser son univers comme prétexte à une succession de situations absurdes. Le contraste entre le monde du travail et celui de la fantasie constitue l’un des principaux ressorts humoristiques. Notre personnage est donc un employé normal durant la journée, avant de devenir un chevalier lorsqu’arrive la fin de la semaine. L’objectif consiste alors à libérer les différents départements de l’entreprise et à secourir nos collègues qui ont besoin d’aide.

La personnalisation de notre personnage.

L’histoire reste relativement légère. On retrouve quelques blagues liées au monde du travail, beaucoup d’humour loufoque et même certains éléments humoristiques directement intégrés au design des personnages et des ennemis. Le jeu ne cherche pas à nous faire avancer pour découvrir un scénario complexe. C’est davantage son univers décalé qui sert de fond aux combats. L’ensemble peut d’ailleurs rappeler l’esprit d’un jeu comme Castle Crashers avec son style coloré, ses ennemis loufoques et ses combats très orientés sur l’action. L’humour de bureau apporte toutefois une identité différente à l’expérience.

Ma récompense du mois!
Le lapin contre la tortue. Qui va gagner?

Des combats simples à comprendre, mais difficiles à maîtriser

Le cœur de Box Knight repose évidemment sur ses combats. La prise en main est relativement rapide et les commandes sont bien expliquées au début. On comprend rapidement comment attaquer, esquiver, sauter et utiliser les différentes capacités disponibles. Cette simplicité ne signifie toutefois pas que le jeu est facile. Au contraire, les premières tentatives peuvent être assez difficiles. Les ennemis infligent rapidement des dégâts et certaines erreurs peuvent être lourdement sanctionnées. Plus nous progressons dans les étages, plus le nombre d’ennemis et la quantité d’actions à gérer augmentent.

Un mélange d’ennemis connu.
Une fois nettoyé, il est temps de quitter les lieux.

Malgré cette difficulté, les combats restent généralement lisibles. Les différents ennemis sont suffisamment distincts visuellement pour qu’on puisse les reconnaître au milieu de l’action. Notre propre personnage reste également assez facile à suivre, même lorsque l’écran commence à se remplir d’action de toute sorte. Il n’y a pas toujours des indicateurs annonçant les attaques ennemies, mais ils sont malgré tout parfois perceptibles. Le problème vient plutôt de certaines attaques dont le fonctionnement n’est pas toujours évident lors de la première rencontre. Il arrive qu’on doive subir une attaque, voire mourir, avant de comprendre exactement comment celle-ci fonctionne ou comment l’éviter. Une fois le schéma d’attaque compris, la situation devient toutefois beaucoup plus gérable.

Cette mécanique prend encore plus d’importance contre les boss. Ceux-ci peuvent être particulièrement difficiles lors des premières rencontres et demandent de bien comprendre leurs attaques. Une mauvaise esquive ou une fausse manœuvre peut rapidement nous coûter une grande partie de notre vie. La difficulté devient donc beaucoup plus raisonnable une fois que nous avons appris à reconnaître les différentes attaques.

Des armes qui changent notre façon de jouer

Box Knight propose trois armes principales à débloquer. Nous commençons avec l’épée courte, qui privilégie la rapidité, mais possède une portée limitée. Sa capacité spéciale permet notamment de charger à travers les ennemis, ce qui peut être particulièrement utile pour traverser rapidement un groupe. La lance offre une portée légèrement supérieure et possède des attaques différentes. Sa capacité unique permet de lancer la lance en ligne droite, celle-ci pouvant traverser plusieurs ennemis. Elle offre donc une approche intéressante pour ceux qui préfèrent conserver un peu plus de distance.

Enfin, la claymore mise davantage sur la puissance. Elle est plus lente, mais offre une portée supérieure et peut étourdir les ennemis. Elle permet de frapper de chaque côté du personnage, mais j’ai trouvé particulièrement difficile d’utiliser sa capacité au milieu d’un groupe. Ces trois armes permettent donc de modifier sensiblement notre approche des combats. Même si elles ne bouleversent pas complètement le fonctionnement du jeu, elles ajoutent suffisamment de variété pour éviter de toujours utiliser exactement la même approche.

Choisis bien ton arme!

Le système de progression est au cœur de l’expérience

C’est dans sa progression que Box Knight devient le plus intéressant. Comme dans tout bon Roguelite, une tentative ne représente pas uniquement une possibilité d’échec. Même lorsque nous mourons, nous avons généralement gagné quelque chose qui peut nous permettre d’aller plus loin lors de la prochaine partie.

Durant une tentative, nos performances influencent notamment les améliorations qui nous sont proposées. Plus rapidement nous nettoyons une salle, plus nous pouvons obtenir de choix d’amélioration. Ces bonus peuvent améliorer différentes statistiques, comme l’attaque, les chances de critiques, la défense, les points de vie, la facilité à faire des exécutions ou des étourdissements ou encore la réduction des temps de récupération des capacités spéciales. Le système peut aussi combiner le tout avec les effets élémentaires. Le froid permet notamment de geler les ennemis pendant une courte période, les empêchant d’attaquer. En continuant à développer une orientation basée sur le froid, nous pouvons obtenir d’autres améliorations, comme une augmentation des dégâts critiques sur les ennemis gelés ou une durée de gel plus importante.

Le choix pour progresser de salle en salle.

Le feu fonctionne davantage autour des dégâts sur la durée. Plus les effets de feu s’accumulent sur un ennemi, plus les dégâts peuvent augmenter. Certaines améliorations permettent ensuite de développer davantage cette mécanique, notamment en augmentant notre vitesse ou nos dégâts en fonction du nombre d’effets de feu présents. La foudre propose quant à elle une approche plus directe et plus imprévisible. Les dégâts sont immédiats, mais les éclairs peuvent également toucher d’autres ennemis. Avec certaines améliorations, il devient possible de créer des séries d’éclairs particulièrement efficaces lorsque plusieurs adversaires sont regroupés.

Ce système nous encourage donc à tester plusieurs chemins. Mais il y a toujours un choix à faire sur ce qui nous rendra les plus puissants pour la suite. C’est également ce qui rend les différentes tentatives intéressantes, puisque deux parties peuvent rapidement prendre des directions complètement différentes.

Une progression permanente qui récompense les défaites

Entre les différentes tentatives, plusieurs systèmes permettent de renforcer progressivement le Chevalier DuBox. Nous pouvons améliorer nos statistiques et débloquer différents bonus permanents grâce à l’expérience accumulée. L’arbre de talents permet notamment de renforcer progressivement notre personnage. Il faut toutefois faire attention aux choix effectués, puisque les passifs sélectionnés ne peuvent pas être réinitialisés.

La progression demande également de plus en plus d’expérience à chaque niveau. Il devient donc important de vérifier régulièrement les défis accomplis, les récompenses disponibles et les améliorations que nous pouvons acheter. Pour avoir toutes les améliorations, il faut atteindre le niveau 60.

Choisis bien tes passifs, cela peut faire la différence.
Mes prochains accomplissements.

L’argent récupéré permet notamment de débloquer de nouveaux équipements et cosmétiques. Ces derniers ne servent toutefois pas uniquement à modifier l’apparence du personnage. Certains possèdent également des effets passifs, ce qui permet de créer différentes combinaisons qui aideront à notre déroulement dans le jeu.

Les quêtes confiées par les personnages rencontrés peuvent également rapporter de l’expérience ou de nouveaux objets. Aussi, il ne faut pas oublier la fameuse récompense que l’on peut récupérer à chaque quatrième tentative ; il s’agit d’une récompense aléatoire qui nous est accordée. Celle-ci peut prendre la forme d’argent, d’expérience ou d’un objet permettant de poursuivre notre progression. Cette succession de petits objectifs donne une bonne raison de relancer une partie même après une défaite. Nous ne recommençons jamais réellement à partir de zéro.

Une galerie d’ennemis qui évolue avec les étages

La variété des ennemis constitue également un bon point pour le jeu. Lorsqu’un nouvel adversaire apparaît pour la première fois, ses particularités sont expliquées, ce qui nous permet de comprendre progressivement les différentes menaces. Les salles suivantes peuvent ensuite mélanger les ennemis déjà rencontrés avec les nouvelles créatures introduites dans l’étage actuel. Plus nous progressons, plus le jeu combine les différents types d’adversaires. Un ennemi qui était relativement facile à gérer seul peut devenir beaucoup plus dangereux lorsqu’il est accompagné de plusieurs autres types de créatures.

Après avoir terminé le jeu une première fois, la difficulté continue également d’augmenter. Les nouvelles tentatives introduisent des ennemis améliorés ainsi que des boss possédant de nouvelles capacités. Lors d’une deuxième complétion, la variété peut atteindre jusqu’à 24 monstres différents, ce qui offre suffisamment de diversité pour renouveler les affrontements. Non seulement les ennemis, mais la difficulté des boss est aussi augmentée. Un boss que l’on trouvait facile avant peut vite devenir un défi à franchir.

Attention aux pierres!
Un petit monstre inoffensif, mais qui peut vite poser problème.
Il doit être tuer, peu importe ce qu’il y a sur le terrain.

Les boss demandent de l’apprentissage

Les boss constituent probablement l’un des plus gros murs du jeu pour la difficulté. Ils ne peuvent pas simplement être vaincus en attaquant constamment. Il faut apprendre leurs patterns, reconnaître leurs animations et savoir quand faire une esquive. Lors des premières rencontres, certaines attaques peuvent faire très mal. Une erreur peut rapidement nous faire perdre beaucoup de points de vie et certaines attaques ne sont pas nécessairement évidentes à comprendre avant de les avoir subies.

Cette difficulté devient aussi l’un des aspects les plus gratifiants du jeu. Après plusieurs tentatives, on finit par reconnaître les différentes attaques et à mieux prévoir les mouvements du boss. Vaincre un boss permet en plus d’obtenir une récompense supplémentaire et d’accéder à de meilleures propositions d’améliorations. Le jeu récompense donc directement notre capacité à progresser.

Mon premier mur à franchir…
Les combats sont enivrants.

Le mode « Horde » ajoute une autre couche de difficulté

Une fois le niveau 15 atteint, Box Knight propose également un mode « Horde ». Celui-ci modifie considérablement le déroulement des parties en augmentant fortement le nombre d’ennemis présents. La pression supplémentaire change beaucoup notre façon de jouer. Certains ennemis peuvent laisser tomber des pouvoirs spéciaux qui ne sont pas disponibles dans le mode de jeu conventionnel. Ces bonus temporaires peuvent permettre d’effectuer davantage d’exécutions, d’éliminer tous les monstres présents d’une salle ou encore de gagner davantage de ressources pour la tentative en cours.

La difficulté vient également du fait qu’il n’est pas possible de récupérer de nouvelles potions pendant cette tentative. Après un boss, nous pouvons choisir de quitter le mode et conserver les récompenses obtenues, ou dépenser nos ressources pour acheter jusqu’à trois capacités prédéfinies avant de continuer. Plus nous avançons, plus la nécessité d’avoir un build qui élimine rapidement la horde devient une obligation. Il faut noter aussi que plus nous avançons, plus nous risquons également de perdre une partie de ce que nous avons accumulé.

Je ne suis pas encore prêt pour ça!

Une direction artistique qui accompagne bien l’humour

Visuellement, Box Knight adopte un style coloré, détaillé et volontairement loufoque. Les ennemis possèdent des designs suffisamment distincts pour qu’on puisse facilement les identifier durant les combats. Le mélange entre personnages grotesques, créatures presque adorables et exécutions sanglantes correspond bien au ton général du jeu. L’environnement de bureau apocalyptique est également suffisamment présent pour rappeler constamment le concept du jeu.

La lisibilité fonctionne plutôt bien malgré la quantité d’action affichée à l’écran. Même lorsque plusieurs ennemis nous entourent, il reste relativement facile de suivre notre personnage. La bande sonore est quant à elle plus discrète. Elle ne m’a pas particulièrement marqué, mais elle accompagne correctement l’action sans devenir envahissante. Dans un jeu où l’attention doit surtout être portée sur les mouvements et les attaques, cette approche fonctionne plutôt bien. Par contre, il est important de noter que la langue française est présente dans les options, mais pas encore totalement disponible, mais je suis sûr qu’elle le sera bientôt. En ce moment, parfois, on a du français et d’autre fois de l’anglais.

Un bon coup dans la face pour un retour à la réalité!
Une allusion au film « Le Chevalier noir ».

Mon avis

Box Knight propose une formule qui fonctionne surtout grâce à la combinaison de ses combats accessibles, de sa progression permanente et de son humour de bureau. Les premières parties peuvent être particulièrement difficiles, notamment contre les boss, mais cette difficulté devient progressivement plus intéressante à mesure que nous comprenons les patterns ennemis et que notre personnage gagne en puissance. Le système Roguelite joue ici un rôle important, puisqu’une défaite ne signifie jamais que notre temps a été complètement perdu. J’ai également apprécié la possibilité de développer différents types de builds. J’ai dû essayer quelques combinaisons avant de découvrir ce qui correspondait le mieux avec ma façon de jouer. L’augmentation progressive de la difficulté en ajoutant de nouveaux monstres à chaque étage et après une première complétion du jeu, m’a donné le goût de refaire de nouvelle tentative. Même si certaines attaques pourraient bénéficier d’indications plus claires ou d’un délai légèrement supérieur pour esquiver, on finit généralement par apprendre les comportements des ennemis. C’est précisément cette progression qui rend la victoire satisfaisante. Au final, j’ai trouvé que Box Knight est un jeu plaisant qui demande un peu de patience au départ, mais qui récompense bien notre persévérance. Son mélange d’action, de Roguelite et d’humour fonctionne bien, et son système de progression offre suffisamment de profondeur pour donner envie de relancer une partie. J’attribue une note de 8 sur 10.

Points positifs:

  • Des combats rapides et généralement lisibles
  • Une bonne variété d’ennemis et de boss
  • Un système de builds varié
  • Une progression permanente qui rend les défaites utiles
  • Plusieurs armes avec des styles de jeu différents
  • Une bonne rejouabilité grâce à la structure Roguelite
  • Un humour léger présent tout au long de l’aventure
  • Une direction artistique colorée et facilement identifiable
  • La difficulté devient gratifiante une fois les mécaniques maîtrisées

Points négatifs:

  • Une difficulté assez élevée lors des premières parties
  • Certaines attaques ennemies peuvent être difficiles à maîtriser avant de les avoir subies
  • La traduction française n’est pas encore entièrement disponible
  • La progression permanente demande de faire attention aux choix de passifs, puisqu’ils ne peuvent pas être réinitialisés

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Box Knight. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à We Made A Thing Studios de nous avoir permis de tester le jeu pour en fair

Olivier Lapointe
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Olivier Lapointe

Développeur d’applications web de carrière, il a toujours été attiré par la logique, la structure et la résolution de problèmes. Depuis sa jeunesse, Olivier est passionné par les jeux en tout genre, mais il aime surtout les jeux à difficulté. Il y retrouve le goût du défi et de la progression. Invalide depuis peu, le jeu est devenu pour lui un espace d’évasion et de dépassement personnel. Il possède les dernières générations de consoles PlayStation et Nintendo ainsi qu’un PC performant.

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