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Critique: Resonance: A Plague Tale Legacy

Voici notre critique du jeu Resonance: A Plague Tale Legacy, testé sur PlayStation 5.

Genre: Action, Aventure
Développeur: Asobo Studio
Date de sortie: 27 août 2026

Disponible sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series.

Asobo Studio est connu pour avoir produit de nombreux jeux, mais ceux qui retiennent le plus mon attention sont évidemment ceux de la saga A Plague Tale. En 2019, Innocence a conquis bien des cœurs avec l’histoire touchante d’Amicia et d’Hugo. En 2022, le studio poursuit sa lancée avec Requiem, une suite qui a rencontré un succès tout aussi fort. Nous sommes maintenant en 2026 et, pour notre plus grand plaisir, Asobo Studio nous offre de nouveau la chance de replonger dans cet univers avec Resonance: A Plague Tale Legacy. Cette nouvelle aventure se déroule 15 ans avant Requiem avec le passé de Sophia. Reste maintenant à découvrir si ce nouvel opus parvient à honorer l’héritage de ses prédécesseurs ou s’il sombrera dans la noirceur.


Une nouvelle aventure

Si vous avez joué à A Plague Tale: Requiem, vous vous souvenez sans doute de Sophia, la contrebandière qui a aidé Amicia et Hugo dans leur périple. Dans Resonance: A Plague Tale Legacy vous allez enfin découvrir son passé en l’incarnant. La cinématique d’ouverture vous apprend qu’elle a été placée dans un couvent à l’âge de six ans par la famille de sa mère. Malheureusement, les nonnes pratiquaient sur elle des expériences destinées à la plonger en transe pour qu’elle dessine ses visions.

Son père finit heureusement par la retrouver et la sauver. Afin de trouver des réponses et aider sa fille, il part avec Faro et un groupe de pillards vers l’île du Minotaure, celle qui apparaît dans les visions de Sophia. Cette expédition n’a malheureusement pas très bien fini. Après avoir grandi et vous être entraînée avec Faro et d’autres membres de la bande, vous êtes devenue une pillarde aguerrie. Vous partirez à la recherche de la clé de l’île au sein de l’équipe d’Irène, mais cette tentative s’avérera vaine. Les différents périples que vous ferez par la suite en compagnie de votre amie Leni vous mèneront sur l’île du Minotaure afin de découvrir les mystères qui la hantent depuis longtemps. Vous devrez affronter de nombreux ennemis, résoudre plusieurs énigmes et découvrir les échos du passé par l’entremise de vos visions.

Le couvent l’utilisait comme cobaye pour voir des choses.

Je ne vous cacherai pas que lorsque j’ai commencé à jouer, je ne comprenais pas tout à fait l’histoire, mais plus on avance, plus les pièces du casse-tête se mettent en place. Contrairement aux deux premiers jeux qui se déroulent pendant la peste noire, Resonance alterne entre Moyen Âge et antiquité minoenne. Ce mélange inattendu, inspiré de la mythologie grecque, apporte une touche d’originalité qui distingue cette aventure du reste de la saga. Heureusement que le jeu est en français, tout comme ses prédécesseurs d’ailleurs, car j’aurais eu plus de difficulté à comprendre la profondeur de cette histoire. Pour terminer le jeu, il m’a fallu une douzaine d’heures, une durée très proche de celle des deux premiers opus de la série. Il me reste toutefois encore plusieurs éléments à découvrir avant de pouvoir le compléter, ce qui me permettra de profiter de cet univers un peu plus longtemps.

Que voulaient-elles découvrir?
La porte qu’elle a vue en vision dans son enfance.
Quelle est cette créature?!

Entre énigmes, combats et exploration à la Uncharted

Il ne faut pas s’attendre à retrouver le même style de jeu que dans les précédents opus. Si vous avez joué A Plague Tale: Innocence et Requiem, vous vous souvenez sûrement de l’importance de la furtivité et de l’artisanat, deux mécaniques qui définissaient largement l’expérience. Pour Resonance, le studio a choisi une approche différente et propose une aventure beaucoup plus axée sur les combats au corps à corps et la résolution d’énigmes. Vous n’aurez ni arbalète ni fronde, seulement votre épée et votre dague pour vous défendre. En combat, il est parfois possible de lancer des objets pour étourdir un adversaire, que ce soit ceux trouvés dans l’environnement ou ceux laissés par un ennemi vaincu. Malheureusement, vous ne pourrez pas en stocker sur vous pour le prochain combat.

Des troupes à combattre.
Il y a même des combats en pleine vision.

Cette nouvelle manière de jouer ne plaira pas à tout le monde. De mon côté, elle m’a souvent fait penser aux jeux de la série Uncharted. Vous avancez dans l’histoire, vous résolvez des énigmes, vous affrontez des ennemis et vous découvrez des trésors sur votre chemin. Le cahier à dessin de votre enfance, accessible pendant une bonne partie du jeu, renforce encore cette impression en servant d’outil pour aider à déchiffrer plusieurs énigmes.

Même si j’apprécie énormément la série Uncharted et son rythme d’action-aventure, celui de Resonance: A Plague Tale Legacy finit par devenir un peu répétitif. Pour ma part, je préfère la formule des aventures d’Amicia et d’Hugo, notamment pour l’aspect artisanal qui encourageait l’exploration et la planification. Même le côté furtif me manque malgré la difficulté qu’on pouvait rencontrer, car il fallait vraiment penser à nos mouvements. Cette dimension stratégique manque ici, ce qui rend l’expérience moins variée et un peu moins captivante sur la durée.

Différentes énigmes à résoudre pour continuer l’aventure.
Vous avez votre cahier à dessin pour vous aider.
Qu’est-ce qui se cache dans ce tombeau?

Une ambiance magistrale portée par la musique

Même si je n’aime pas toujours la nouvelle manière de jouer, j’adore l’ambiance du jeu. Asobo Studio réussit une fois de plus à nous transporter dans ces nouveaux lieux et à nous faire ressentir chaque moment grâce à la musique du compositeur de la première saga. Visuellement, le jeu est encore une fois digne des grands jeux. Les environnements sont superbes, autant dans la période du Moyen Âge que dans celle de l’antiquité minoenne. L’atmosphère est d’ailleurs beaucoup moins morbide et macabre que les précédents opus. Vous n’aurez pas à marcher dans des mares de sang et voir plein de carcasses, mais certains passages restent sombres et chargés d’émotion. Si vous êtes du genre à vous émouvoir facilement, je vous conseille d’avoir une boîte de mouchoirs à proximité.

La musique joue elle aussi un rôle essentiel dans l’immersion et accompagne parfaitement les moments forts. Le studio a fait un choix judicieux en gardant le compositeur Olivier Deriviere pour la musique, car, même si les pistes sonores sont entièrement nouvelles, j’ai ressenti un lien avec celles qui accompagnaient mes aventures avec Amicia et Hugo.

La découverte de magnifique paysage vous attend!
L’environnement de la Grèce antique est spectaculaire.
Quelle belle vue!

Une structure de menus contrastée entre accessibilité et complexité

Le menu du joueur est très épuré et celui-ci se divise en trois catégories bien distinctes. La première concerne Sophia, la seconde regroupe les artefacts trouvés durant l’aventure et la troisième sert de didacticiel. Celle que vous utiliserez le plus souvent est celle dédiée à votre personnage. On y retrouve la grille de compétences, qui permet de débloquer différentes aptitudes de combat grâce aux points de résonance obtenus au fil de votre progression. Chaque grande compétence possède deux branches et vous devez choisir l’une d’elles. Ce choix n’est pas définitif, puisque vous pouvez basculer vers l’autre branche, sans coût supplémentaire, si vous estimez que la première ne vous convient pas.

On y trouve aussi la section des épées, que vous devrez dénicher dans les tombeaux. Chacune possède sa propre compétence, ce qui vous permet d’adopter un style de combat qui vous ressemble. La Lame du héros, par exemple, inflige des dégâts bonus après un coup critique réussi. La dernière section est consacrée aux charmes que vous pourrez également récupérer dans des coffres. Ils offrent des effets passifs dès que vous les obtenez, sans avoir à les équiper manuellement. Certains peuvent, par exemple, vous donner une chance minime d’éviter la flèche d’un archer. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’ils apparaissent directement sur votre personnage. Plus vous en collectionnez, plus Sophia arbore de nouvelles parures, ce qui ajoute une petite touche immersive.

Une grille de compétences un peu trop simple à mon goût.
Chaque épée a une compétence différente.

Le menu est simple et accessible, ce qui plaira aux joueurs moins habitués à ce type de jeu. En revanche, les joueurs aguerris risquent de le trouver un peu trop minimaliste. La section sur les compétences aurait gagné à être développée davantage, surtout lorsque l’on sait que les combats tiennent une place centrale dans l’expérience. Le menu principal du jeu est, pour sa part, beaucoup plus complet. Il permet de modifier une grande variété de paramètres afin de personnaliser votre expérience comme vous le souhaitez. On y trouve notamment cinq niveaux de difficulté. Le mode narratif s’adresse aux joueurs qui privilégient l’exploration et l’histoire, et, dans ce mode, les parades ainsi que les esquives sont automatisées. À l’opposé, le mode cauchemar propose un défi ultime, avec des ennemis plus agressifs et nettement plus résistants.

Différents charmes à trouver avec différents effets.
Vous pourrez trouver différents artefacts.
Le menu principal est beaucoup plus complet.

Un volet qui surprend autant qu’il déroute

Au final, Resonance: A Plague Tale Legacy propose une aventure qui dévoile enfin le passé de Sophia et qui nous entraîne vers l’île du Minotaure, au cœur de ses visions d’enfance. L’histoire se révèle progressivement et son mélange entre Moyen Âge et antiquité minoenne apporte une originalité qui distingue clairement ce chapitre du reste de la saga. Le changement de direction dans la jouabilité, davantage axé sur les combats et les énigmes, s’éloigne de la formule axée sur la furtivité et l’artisanat des précédents opus, ce qui donne une expérience différente, parfois répétitive, et moins stratégique sur la durée. En revanche, l’ambiance reste néanmoins l’un des points forts du jeu. La musique, les environnements et la direction artistique créent une immersion forte qui accompagne chaque moment du voyage. Le menu, simple et accessible, ne plaira toutefois pas à tout le monde, et les joueurs plus expérimentés risquent de le trouver trop minimaliste. L’arbre de compétences, en particulier, manque de profondeur, alors que les combats occupent une place centrale dans l’expérience. Malgré ces choix qui pourront diviser, Resonance: A Plague Tale Legacy offre une aventure immersive, visuellement réussie et suffisamment riche pour donner envie de prolonger l’exploration de cet univers encore un peu. Je lui donne donc une note de 8.5 sur 10.

Points positifs:

  • Un jeu très immersif avec la musique
  • Une ambiance remarquable
  • Une histoire captivante et originale
  • Un choix de compétences flexibles
  • Le jeu est en français

Points négatifs:

  • Une jouabilité répétitive
  • Un menu trop minimaliste pour les joueurs aguerris
  • Un arbre de compétences sous-développé

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Resonance: A Plague Tale Legacy. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Focus Entertainment de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Nadia Tanguay
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Nadia Tanguay

Mère dévouée d'une grande fille de 8 ans et adjointe administrative depuis 10 ans, Nadia a découvert les jeux vidéo quand elle était petite avec le jeu Seaquest sur Atari 2600. Puis, elle fit la découverte de Super Mario Bros. 3 sur NES et Banjo-Kazooie sur Nintendo 64. Cette passion pour les jeux, déjà bien acquise dans sa jeune enfance, perdure encore aujourd'hui. Nadia possède toutes les consoles récentes, mais elle a une préférence pour sa PlayStation, puisqu'elle aime chasser les trophées! Elle aime les jeux narratifs, les jeux de rôle, la collecte de ressources et bien d’autres choses encore. Parmi ses jeux préférés figurent la série Uncharted et celle de Dragon Age.

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