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Critique: Flesh Made Fear

Voici notre critique du jeu Flesh Made Fear testé sur PlayStation 5.

Genre: Rétro, Survival Horror, Gore
Développeur: Tainted Pact
Date de sortie: Assemble Entertainment

Disponible sur PC et PlayStation 5.

Vous aimez les jeux d’horreur old school dans l’esprit des premiers Resident Evil? Vous aimez les caméras fixes, les Tank controls et les graphismes bien rétro? Alors, vous risquez fort bien de tomber en amour avec Flesh Made Fear. Développé par Tainted Pact et édité par Assemble Entertainment, Flesh Made Fear est paru le 31 octobre 2025 sur PC, mais il vient tout juste de faire son entrée sur PlayStation 5. Des zombies, du gore, du mystère et du suspense, c’est ce qui vous attend dans Flesh Made Fear. Est-il à la hauteur des jeux dont il s’inspire? C’est ce que nous verrons dans cette critique!

Les 20 premières minutes!

Rotwood

Vous commencerez votre aventure à bord d’un véhicule blindé dans lequel vous et vos partenaires êtes entassés. Vous incarnez Jack « Bones » Richards ou Nathalie « Nix » Lewis, selon ce que vous aurez choisi en lançant le jeu, et vous êtes en direction de Rotwood sans savoir ce qui vous y attend. En arrivant sur les lieux, vous serez stoppé par un pont-levis en position levée qui vous empêche de franchir le périmètre de la ville. Vous sortirez donc tous de votre véhicule et certains d’entre vous partiront à la recherche d’une route secondaire permettant de traverser la rivière afin d’atteindre la salle des machines et abaisser le pont.

Selon le personnage que vous aurez choisi, vous prendrez l’un des deux chemins qui s’enfoncent dans la forêt et vous aurez tôt fait de découvrir que quelque chose d’anormal se déroule à Rotwood. Flesh Made Fear ne réinvente pas la roue, mais son intrigue est suffisamment intéressante pour vouloir s’y attarder. Le « Ripper », un savant fou responsable du désastre, a déchaîné ses créations sur Rotwood et en a fait un vrai terrain de jeu pour les psychopathes. Énigmes, pièges et monstres sont au rendez-vous et les agents devront lutter pour leur survie. Les acteurs sont excellents, le jeu propose des doublages vraiment très réussis et cela joute énormément à l’immersion. L’acteur qui joue l’antagoniste, le « Ripper », est particulièrement impressionnant dans le rôle du méchant. Les textes sont bien écrits et l’aventure est intéressante et bien rythmée.

Le « Ripper » vous attendait de pied ferme.
Choisirez-vous d’incarner « Bones »…
… ou « Nix »?

Un jeu d’horreur bien rétro

Flesh Made Fear pousse son concept au maximum. Son côté rétro ne s’arrête pas aux graphismes. En effet, c’est absolument le genre de jeu auquel vous auriez pu jouer dans les années 90. Avec ses caméras fixes, son choix de personnage qui permet d’explorer de nouveaux embranchements, ses menus, ses contrôles et son ton, Flesh Made Fear est un parfait hommage aux jeux Survival Horror de l’époque.

Flesh Made Fear offre une expérience à la hauteur des jeux dont il s’inspire. En fait, il les surpasse peut-être même sur certains points. En effet, comme je l’ai dit précédemment, les doublages sont vraiment excellents et je dois ajouter que le gore est très réussi! Les effets rétro, les pixels ensanglantés et les bruitages horrifiques viennent amplifier chaque affrontement et chaque moment d’horreur. Vous visiterez une ville bien glauque avec des zones restreintes et des décors vintage qui donne le goût d’être explorée.

Une atmosphère digne des années 90.
Ici, il se trame quelque chose de pas net!

Un hommage aux jeux de votre enfance 

Le studio n’a pas intégré de mécaniques de jeu modernes. Vous devrez sauvegarder votre partie manuellement en utilisant de la paraffine pour estamper votre progression sur une lettre. Vous devrez gérer votre inventaire limité en stockant des objets dans votre coffre. Vous devrez sélectionner manuellement dans votre sac les objets à utiliser sur les serrures, les barricades ainsi que les différentes machines et vous disposerez de ressources limitées. C’est une vraie lettre d’amour aux jeux d’horreur de l’époque et c’est très bien comme ça! Et si plusieurs jeux échouent à rendre de bons hommages à ces jeux, Flesh Made Fear relève le défi haut la main. Ce n’est pas seulement une pâle copie de Resident Evil: c’est un titre unique et fait avec amour par des passionnés du genre. C’est clair que l’équipe maîtrise parfaitement son art pour arriver à être à la hauteur des meilleurs classiques du genre.

Les zones sont restreintes, mais elles regorgent d’action et d’épreuves à relever.
Vous devrez sélectionner manuellement les clefs dans votre sac pour déverrouiller les serrures.
Vous devrez sauvegarder manuellement en utilisant de la paraffine pour estamper votre progression sur une lettre.

Et si les mécaniques de jeu sont maîtrisées, l’atmosphère l’est tout autant. La présentation des ennemis est tout simplement parfaite, la palette de couleurs a été choisie avec soin et la musique d’ambiance est angoissante. Bien sûr, nous sommes maintenant presque immunisés aux jump scares, surtout quand les jeux ne sont pas hyper réalistes. Et ça, le studio le sait. C’est pourquoi il ne cherche pas à vous effrayer, mais plutôt à créer une atmosphère. Après tout, un bon jeu d’horreur ne veut pas seulement dire avoir peur. C’est plutôt le mélange de présentation, d’atmosphère, d’intrigue et de mécaniques de jeu qui font d’un jeu de ce genre un bon jeu d’horreur. Flesh Made Fear est comme un bon vieux film. Nightmare on Elm Street ne fait plus peur à personne de nos jours, même ma fille de cinq ans l’a écouté sans broncher, mais c’est l’antagoniste, le scénario, l’atmosphère, la trame sonore et la direction qui en fait un classique intemporel qui est encore aussi plaisant à regarder aujourd’hui qu’à l’époque.

Mieux vaut rester hors de portée de cette atrocité!

Et les ennemis dans tout ça?

Pour faire un bon jeu d’horreur, il faut une bonne atmosphère, de bons décors, un bon scénario, mais aussi des ennemis dignes de vos pires cauchemars. Certes, ici, à moins que vos rêves se déroulent en 32-bits, les ennemis ne risquent pas de vous hanter la nuit. Néanmoins, ils sont très réussis. Les zombies sont lents et cons juste comme on les aime et les créatures les plus féroces sont une vraie source de problèmes. Vous retrouverez des ennemis typiques des jeux du genre et ils sont tous aussi amusants à abattre les uns que les autres. Je ne m’avancerai pas trop sur le sujet, puisque découvrir un nouveau type d’ennemi est un élément de surprise qui ne doit pas être gâché, mais sachez que le jeu propose un bestiaire pas très chargé, mais réussi. Dégommer des zombies au fusil à pompe est aussi satisfaisant qu’il se doit d’être, mais, bien que ce soit très amusant, je vous suggère de conserver vos précieuses cartouches pour les ennemis les plus coriaces!

Un peu de gore?
La présentation des ennemis est très réussie.
Un béhémoth de chaire avec un pouvoir de destruction impressionnant!

Des prises de vues incroyables

Bien que les prises de vues à la première ou à la troisième personne soient les plus populaires de nos jours, je dois admettre que j’ai un penchant pour les bonnes vieilles caméras fixes. Comme dans un film, la prise de vue est un élément critique de l’œuvre. Dans Flesh Made Fear, chaque nouvelle prise de vue m’amenait à prendre une capture d’écran! J’ai pris des dizaines et des dizaines de photos pendant ma visite à Rotwood. Les prises de vues sont absolument magnifiques et elles ne sont jamais problématiques. Vous aurez toujours une idée claire de là où vous venez et d’où vous vous dirigez malgré les changements constants de prises de vue. C’est un défi qui n’est pas toujours simple à relever, mais le studio a su, encore une fois, se montrer à la hauteur dans ce département.

Des prises de vues inquiétantes!
Autant à l’intérieur des bâtiments…
… qu’à l’extérieur.

Un mode CRT

Et si vous voulez pousser l’expérience au maximum, vous pouvez aussi activer le mode « CRT ». Vous aurez droit à un filtre bien rétro qui pourrait bien vous plaire. Personnellement, je ne suis pas fan de ce rendu sur un écran moderne, alors je suis vite retourné au mode classique. Le mode « CRT » crée des halos autour des personnages et distorsionne trop l’image à mon goût. Les coins arrondis sont un bel ajout, mais ce n’est pas suffisant pour me convaincre. J’aurais préféré avoir plusieurs options afin de trouver ma zone de confort. Mais, qui sait, peut-être réussira-t-il à vous plaire plus qu’il ne m’a plu.

Un mode « CRT » pour les amateurs de rétro.
Le rendu n’est pas exécrable…
… mais je préfère le rendu original.

Mon avis

Flesh Made Fear est un vrai bon hommage aux meilleurs jeux du genre. C’est un retour au source qui ne vous dépaysera pas. Il vous fera voyager dans les années 90 grâce à ses caméras fixes, ses contrôles bien rétro, ses mécaniques de jeu, son atmosphère et sa présentation. C’est exactement le genre de jeu auquel vous auriez pu jouer sur votre console 32-bit ou sur votre ordinateur de l’époque et c’est parfait comme ça. En fait, j’irais jusqu’à dire que c’est un classique instantané. Dans plusieurs années, si vous me demandez quels sont mes jeux d’horreurs rétro préférés, je risque de vous répondre Silent Hill, Resident Evil 2, Dino Crisis et Flesh Made Fear. C’est vraiment un titre qui m’a immédiatement séduit et qui a réussi à me garder captif pendant les quelques soirées que j’ai mis à le compléter. Si vous êtes un fan de jeux d’horreur, vous devez absolument vous aventurer à Rotwood et tenter de déjouer le « Ripper »! Je donne à Flesh Made Fear la note de 8.5 sur 10.

Points positifs:

  • Une bonne durée de vie
  • Un excellent rapport qualité-prix
  • Un hommage parfait aux jeux dont il s’inspire
  • Une atmosphère, des mécaniques de jeu et un design bien rétro
  • Une excellente maîtrise du genre
  • Des puzzles bien dosés
  • Un jeu bien rythmé
  • Une difficulté « Hardcore » pour les joueurs les plus téméraires

Points négatifs:

  • Le filtre CRT me plaît moins
  • La trame sonore, bien qu’efficace, est probablement l’aspect le moins réussi du jeu

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Flesh Made Fear. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Assemble Entertainment de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Jean-Sébastien Beaudoin 
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Jean-Sébastien Beaudoin 

Jean-Seb est un joueur dans la trentaine et le papa d'une petite princesse de 5 ans. Il est propriétaire du site 2pjeuxvideo.com depuis novembre 2024 et conseiller en vente. Il est un collectionneur assidu et a découvert les jeux vidéo à l'âge de 4 ans avec la console Atari 2600 de ses parents. Depuis, il possède toutes les consoles Nintendo, PlayStation et Xbox récentes en plus d'être un adepte de la réalité virtuelle!

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