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Critique: Middle-Earth: The Shadow Bundle

Voici notre critique du jeu Middle-Earth: The Shadow Bundle, testé sur Nintendo Switch 2.

Genre: Action, RPG, Aventure
Développeur: Monolith Productions
Date de sortie: 21 septembre 2026

Disponible sur PC, PlayStation 4, Xbox Series et Nintendo Switch 2.

Nous y voici, ce qui devait arriver arriva, la terre du milieu débarque sur la Nintendo Switch 2! Middle-Earth: The Shadow Bundle contient la version définitive de Shadow of Mordor et Shadow of War. Dans cette critique, nous parlerons bien sûr de Shadow of Mordor, mais nous intégrerons aussi Shadow of War à l’analyse afin de montrer comment la suite développe l’histoire de Talion, approfondit le système Némésis et élargit l’échelle de l’expérience. Toutefois, puisqu’il s’agit de titres que vous connaissez probablement déjà bien, notre objectif est plutôt de voir comment les deux aventures ont vieilli et, surtout, de déterminer si leur arrivée sur la nouvelle console de Nintendo leur donne réellement un second souffle. Nous allons donc survoler rapidement les aspects de l’histoire et des mécaniques afin de nous concentrer davantage sur la performance de ces jeux qui demeurent assez lourds. Cette version représente une occasion intéressante: celle de transporter le Mordor partout avec nous sans sacrifier complètement l’expérience originale. Mais est-ce que cette version plait autant en mode téléviseur qu’en mode portatif? Et cette nouvelle édition offre-t-elle suffisamment d’avantages pour justifier un nouvel achat? C’est principalement à ces questions que nous allons tenter de répondre.

Toujours aussi bon

Souvenons-nous brièvement de l’histoire. Dans Shadow of Mordor, Talion, un rôdeur affecté à la Porte Noire, voit sa femme et son fils exécutés par les Capitaines Noirs avant de subir le même sort. Pourtant, au lieu de trouver le repos, il demeure prisonnier entre la vie et la mort, lié au spectre amnésique de Celebrimbor. Unis par leur désir de vengeance, les deux compagnons s’aventurent dans les terres désolées du Mordor pour traquer la Main Noire de Sauron et comprendre la malédiction qui les unit. Guidés notamment par Gollum, capable de percevoir le spectre, ils reconstituent peu à peu le passé de Celebrimbor : manipulé autrefois par Sauron lors de la création des Anneaux de Pouvoir, l’elfe a vu sa famille assassinée avant d’être torturée et tuée. Cette révélation donne une portée plus vaste à leur quête. Talion et Celebrimbor ne cherchent plus seulement à assouvir une vengeance personnelle; ils entreprennent de déstabiliser les armées de Sauron de l’intérieur en manipulant, recrutant ou éliminant les chefs Orcs propulsé par le système Némésis. Après avoir vaincu la Main Noire, Celebrimbor souhaite enfin trouver le repos, mais Talion refuse d’abandonner le combat. Convaincus qu’ils ont besoin d’une arme capable de rivaliser avec Sauron, ils décident alors de forger un nouvel Anneau de Pouvoir, ouvrant directement la voie à Shadow of War.

On commence…

Shadow of War prolonge directement cette alliance. Talion et Celebrimbor forgent un nouvel Anneau de Pouvoir dans la Montagne du Destin afin de lever une armée contre Sauron. Après qu’Arachne leur révèle l’attaque de Minas Ithil, Talion tente de sauver le dernier bastion gondorien, mais la ville tombe à la suite de la trahison du général Castamir. La conquête du Mordor prend ensuite une ampleur nouvelle : Talion domine des capitaines, s’empare de forteresses et combat avec des alliés comme Eltariel et Carnán. Le cœur du récit demeure toutefois la rupture entre les deux protagonistes. Talion veut détruire Sauron, alors que Celebrimbor souhaite le dominer et imposer sa propre loi. Ensemble, les deux jeux racontent donc moins une simple vengeance qu’une lente chute héroïque, même s’ils prennent plusieurs libertés avec le matériel d’origine.

Ah oui, on peut l’exécuter d’un coup lui…

Shadow of Mordor

Sur le plan des mécaniques, les deux jeux partagent la même base d’action-RPG, mais ils ne visent pas exactement la même échelle. Dans Shadow of Mordor, la progression repose sur les compétences et sur des runes appliquées à l’épée, à la dague et à l’arc. Les combats privilégient un rythme fluide fondé sur les séries de coups, tout en donnant à Talion une certaine lourdeur. Le système Némésis constitue déjà la grande force de l’expérience : les capitaines Orcs se souviennent de nos rencontres, gagnent des rangs, développent des rivalités et possèdent des forces, des faiblesses ou des peurs qu’il faut apprendre à exploiter.

On peut les marquer, les retourner contre leurs semblables et manipuler la hiérarchie ennemie afin d’atteindre les chefs de guerre. Cette mécanique rend chaque partie personnelle et explique encore aujourd’hui pourquoi le titre se démarque autant de sa plus grande inspiration. Car sans l’ombre d’un doute, la jouabilité fait penser à Assassin’s Creed. Cette façon de se percher en vue de plonger sur notre proie est un clin d’œil peu subtil, mais combien agréable! Porter ce style de jeu dans l’univers de Tolkien fonctionne à merveille, autant pour les néophytes que pour les amateurs du monde de Tolkien.

Mon précieux !
On grimpe… 
… et on saute comme un assassin !

Shadow of War

Shadow of War approfondit presque toutes ces idées. Le système Némésis ne sert plus seulement à manipuler quelques capitaines : il permet de bâtir une armée, de nommer des chefs de guerre et de mener de vastes sièges, en attaque comme en défense. Le mouvement devient plus rapide et plus aérien grâce à de nouvelles capacités, dont le double saut, ce qui rend Talion plus agile, mais parfois moins ancré que dans le premier épisode.

Les runes cèdent aussi la place à un véritable système de butin de type RPG, avec armes et armures de différentes raretés, améliorations et gemmes qui modifient les statistiques. Enfin, les deux régions plus sombres et resserrées de Shadow of Mordor font place à un territoire beaucoup plus vaste et varié, qui traverse notamment Gorgoroth, Cirith Ungol, Seregost, Nurn et des zones désertiques. La suite gagne ainsi en richesse, en personnalisation et en spectacle, tandis que le premier jeu conserve pour lui une ambiance plus brute et une formule plus directe.

Première vague de chasse à Minas Ithil !

Une petite console qui en a dedans!

Cette comparaison permet aussi de mesurer la charge imposée à la Switch 2. Même le système plus contenu de Shadow of Mordor sollicite fortement le processeur, puisque la mémoire et le comportement des Orcs évoluent en permanence. Sur le dock, la console répond bien : le jeu demeure fluide et lisible, avec une résolution dynamique oscillant entre 900p et 1440p. Il reste cependant verrouillé à 30 images par seconde, sans option pour atteindre les 60 FPS. Malgré cette limite, les affrontements chargés et les déplacements dans le monde conservent une bonne stabilité.

En mode portatif, le compromis est plus visible. L’image, affichée en 720p puis mise à l’échelle, paraît moins nette que sur téléviseur. La console chauffe aussi légèrement après une trentaine de minutes, signe que le portage demeure exigeant. Ces concessions ne nuisent pas réellement au plaisir de jeu, et la possibilité d’emporter une aventure aussi dense constitue le principal avantage de cette édition.

Fascinante…

La présentation n’est toutefois pas parfaitement uniforme. Les défauts se remarquent surtout en mode portatif, où l’aliasing produit parfois des effets d’escalier sur les contours. Une légère compression sonore peut aussi faire varier le volume des dialogues, peu importe la configuration. Ces problèmes restent secondaires, mais ils renforcent l’écart entre une expérience sur dock plus propre et une version portable plus pratique, au prix de quelques concessions visuelles.

Cette base technique servira aussi de point de comparaison pour Shadow of War. Avec ses armées plus nombreuses, son système de butin et ses forteresses, la suite doit gérer davantage de personnages, d’équipement et d’affrontements massifs. Il est malheureusement impossible de passer sous silence le fait que les performances sont exactement les mêmes. Ce qui, en soi, est déjà pas mal, considérant la charge supplémentaire imposée.

Quelque chose de nouveau?

Eh bien non, pas vraiment. Le mode gyroscopique constitue le seul ajout notable propre à la Switch 2 : aucun contrôle particulier ne vient réellement exploiter les Joy-Con et aucun contenu inédit ne transforme l’expérience. L’intérêt de cette édition repose donc moins sur ses nouveautés que sur son format portatif et sur la quantité de contenu déjà comprise dans les versions complètes.

Shadow of Mordor prolonge l’aventure avec deux campagnes consacrées aux Anneaux de Pouvoir et à la chasse aux créatures légendaires. Dans The Lord of the Hunt, Talion fait équipe avec le chasseur nain Torvin pour traquer des chefs de guerre Orcs spécialisés dans le dressage, tout en apprivoisant et en chevauchant de nouvelles montures, comme le Graug fétide et les Caragaths. The Bright Lord remonte quant à lui à l’aube du Second Âge et permet d’incarner Celebrimbor, armé de l’Anneau Unique, dans son affrontement contre Sauron. Ses pouvoirs de domination exclusifs et ses capacités d’archer elfique donnent à cette campagne un ton plus spectaculaire. L’ensemble est complété par plusieurs épreuves de guerre axées sur le score, la vitesse ou la survie (comme l’Épreuve de vitesse, l’Épreuve de sagesse et le Défi infini) ainsi que par des apparences alternatives, notamment celles de Lithariel et du Rôdeur Noir, et des runes épiques pour les armes.

On s’apprête à se faire de nouveaux ennemis…
Lui, c’est notre Orc !

Shadow of War élargit davantage l’ensemble grâce à deux aventures qui changent véritablement la façon de jouer. The Blade of Galadriel suit Eltariel, dont les doubles lames et la Lumière de Galadriel offrent un style plus rapide dans sa chasse aux Nazgûls. The Desolation of Mordor adopte une approche encore plus différente avec Baranor : privé de pouvoirs spectraux, le capitaine humain doit survivre dans le désert de Lithlad en misant sur son équipement, un grappin et un parachute, au cœur d’une structure inspirée du Roguelite.

Slaughter Tribe et Outlaw Tribe enrichissent pour leur part le système Némésis avec de nouvelles cultures orques, des forteresses thématiques, de l’équipement légendaire et des comportements de combat distincts. Ces ajouts ne compensent pas l’absence de fonctions exclusives à la Switch 2, mais ils donnent au bundle une valeur appréciable pour ceux qui découvrent les deux jeux, puisqu’ils représentent plusieurs heures de contenu et introduisent assez de variations narratives, visuelles et mécaniques pour éviter l’impression d’un simple remplissage.

Mon avis

Bien qu’elle soit excellente, cette version ne justifie pas vraiment un nouvel achat si vous possédez déjà Shadow of Mordor et Shadow of War. Elles n’ajoutent ni mécanique marquante ni contenu inédit, et son principal avantage demeure la possibilité d’emporter l’expérience partout. Pour une première découverte, la recommandation est toutefois beaucoup plus facile, car les deux titres forment un ensemble qui se complète naturellement. Shadow of Mordor pose les bases avec ses combats plus lourds, son ambiance sombre et une version concentrée du système Némésis et Shadow of War reprend ensuite cette formule pour l’étendre à des armées plus vastes, des sièges, davantage d’équipement et une conclusion au parcours de Talion. Le premier impressionne donc par la clarté et l’originalité de son approche, tandis que le second transforme ces fondations en une véritable guerre du Mordor. Joués l’un après l’autre, ils racontent une même progression, à la fois mécanique et narrative, dont l’ampleur grandit sans effacer les qualités plus brutes du premier épisode. De plus, il s’agit des versions définitives de jeux, donc vous aurez une tonne de contenu à vous mettre sous la dent! Je donne donc à la version Switch 2 de Middle-Earth: The Shadow Bundle la note de 9 sur 10.

Points positifs:

  • Un portage réussi
  • Une bonne fluidité en mode portable
  • Des jeux toujours aussi savoureux
  • Un univers riche qui nous surprend encore
  • L’occasion parfaite de découvrir ces deux titres
  • Le système de Némésis ne cessera jamais de nous impressionner

Points négatifs:

  • Aucune nouveauté

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique de la version Switch 2 du jeu Middle-Earth: The Shadow Bundle. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!

Un énorme merci à Monolith Productions de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.

Alexandre Aubry
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Alexandre Aubry

Curieux et geek de nature, Alex est un « 90's kid » dans l'âme et son style de gaming en est teinté. Marié et père de deux enfants, son horaire chargé le force à choisir ses passes-temps avec soin et ses jeux vidéos n'échappent pas à cette règle. À travers ses critiques, viens découvrir des trésors insoupçonnés ou redécouvrir tes jeux favoris sous sa loupe unique!

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