Critique: Graveyard Keeper 2
Voici notre critique du jeu Graveyard Keeper 2, testé sur Nintendo Switch 2.

Genre: Gestion, Aventure, Simulation de vie, Jeu de rôle
Développeur: Lazy Bear Games
Date de sortie: 22 septembre 2026
Disponible sur PC, PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch.
Les jeux de simulation de vie ont la cote depuis plusieurs années. Et, tant mieux pour moi, c’est justement l’un de mes genres de jeu préféré. Avec Graveyard Keeper 2, Lazy Bear Games nous propose de renouveler le genre. En effet, l’environnement de ce jeu est bien différent de ceux que nous sommes habitués à voir avec Stardew Valley, Harvest Moon avec leur côté cozy et accueillant. Plutôt que de vous occuper de vos champs, de vos animaux et de vos relations amoureuses, vous enterrerez des morts, vous devrez gérer votre cimetière vous-même, et aurez des zombies à votre disposition pour vous aider avec vos tâches quotidiennes. C’est assurément plus sombre et plus morbide, mais c’est aussi exactement ce qui fait son charme! Dans cette critique, je vous parlerai des différents aspects du jeu et aussi des nouveautés!
Un départ original
Vous commencerez votre aventure enchaîné dans un donjon avec comme seul compagnon de cachot, Larry, le crâne parlant. Soudainement, une fée vous réveille de votre long coma pour vous demander une faveur, sauver le monde! Avec le peu d’énergie qui lui reste, elle peut seulement vous aider avec l’une de vos mains et vous devez vous occuper de la deuxième.
Elle vous demandera aussi de la faire reparaître dès que possible avant de disparaître. Par la même occasion, Larry nous demande de l’aide pour le sortir de son tombeau. Et, lorsque l’on peut enfin le voir, votre personnage est assez surpris de réaliser qu’il s’agit d’une tête parlante. C’est une entrée en matière originale et qui pose bien le ton pour l’aventure. Les dialogues sont très drôles avec de l’humour noir, cru et souvent sarcastique. Si vous aimez ce genre d’humour, vous allez adorer la narration.

Après une fouille en profondeur du donjon, vous trouverez la sortie et vous arrivez dans un village plutôt calme qui ne vous inspire pas confiance. Cependant, vous trouvez tout de même un endroit chaud pour vous reposer. Réveillé par Larry, qui entend une cloche résonner au loin, vous entendez par la suite des pas sur le toit de la maison.
C’est alors qu’un inconnu tombe dans votre lit. Il a l’air désorienté et il semble ne pas comprendre pourquoi vous êtes à cet endroit. Il vous dit que vous êtes actuellement dans un village infesté de zombies et l’un des endroits les plus dangereux du coin. Il vous aide alors à passer de l’autre côté ou le village est plus sur. Vous y faites la connaissance du chef de la garde, Herbert, qui vous demande de vous préparer pour la bataille. Après cette petite introduction, vous arrivez enfin à l’endroit que vous allez appeler votre maison.


Les mécaniques de jeu
Pour commencer, je peux vous assurer que vous en aurez pour votre argent. Le jeu est extrêmement complet. De jardinier à gardien de cimetière, en passant par guerrier et alchimiste, vous n’aurez jamais assez d’énergie pour tout faire dans une journée. Dès le départ, vous remarquerez que l’amélioration de votre personnage et la progression sont très complètes et offrent beaucoup de liberté. Les technologies pourront être débloquées avec des points qui sont amassés en complétant certaines actions. Les points rouges s’obtiennent en effectuant le travail physique, l’utilisation des machines ou le minage. Les verts sont obtenus en pratiquant l’agriculture et la coupe de bois, tandis que les points bleus sont gagnés en accomplissant n’importe quelle action spirituelle avec la morgue, le cimetière et l’alchimie.
Cependant, si vous n’aimez pas le farming, vous risquez d’être déçu. Débloquer les améliorations nécessaires pour continuer les quêtes est très long et souvent pénible. Par exemple, améliorer mon arbre de technologie de métallurgie pour réussir à fabriquer mes assemblages de bronze fut interminable et franchement un peu décourageant.


En effet, vous déverrouillerez les assemblages de bronze rapidement, mais vous ne pouvez pas les fabriquer avant de débloquer le fourneau pour fabriquer vos lingots de bronze. Je trouve que la progression est inutilement compliquée. J’avais toujours l’impression qu’il me manquait quelque chose pour continuer ma mission. Je ne peux pas créer ceci, car il me manque cela résume bien mon aventure.
Tout ça est décourageant, surtout au début, lorsque les actions et le temps ne peuvent pas être optimisés par manque de ressources et d’énergie pour tout faire pendant notre journée. Alors, j’étais toujours au lit pour reprendre le peu d’énergie que je pouvais récupérer.

Le métier de fossoyeur
Bien sûr, comme dans le premier jeu, vous êtes en premier lieu le gardien des morts. Le cimetière et la manière de s’en occuper ne sont pas très différents de ce à quoi nous avons été habitués dans le premier opus. L’âne vous apporte les cadavres que vous allez par la suite placer sur la table d’autopsie pour en extraire les organes afin d’en modifier les paramètres (les têtes de mort blanches ou rouges). Les têtes de mort rouge sont des malus, alors vous devez essayer d’avoir plus de blanches que de rouge pour que votre cimetière se porte bien. Lorsque vous essayez d’extraire des organes complexes, comme le cerveau ou le crâne, vous devez avoir une maîtrise plus élevée pour éviter les erreurs chirurgicales et réussir à prélever l’organe sans créer de problème.
Cette maîtrise peut être augmentée dans votre arbre de talent. La table d’autopsie de niveau « 2 » ou la consommation d’aliments, comme le hamburger, réduiront considérablement les risques d’erreurs. Au départ, il vaut mieux éviter les extractions, car elles sont pratiquement impossibles à compléter. Une fois l’autopsie complétée, vous pouvez enterrer les cadavres et placer une croix ou d’autres décorations sur leur lieu de repos.



La démence
Toutes les actions reliées à votre cimetière et à la mort, que se sois fabriqué des croix en bois ou mettre en terre les cadavres, vous infligeront de la démence. Cette démence se dissipe en buvant de la bière ou dormant lorsque votre personnage est fatigué, mais, au départ, elle est très handicapante.
Plus vous êtes affecté, moins vous pouvez faire d’actions et plus votre personnage met de temps avant de montrer des signes de fatigue. Donc, vous pourrez réaliser moins d’actions et vous devrez attendre plus longtemps avant de pouvoir vous reposer et regagner de l’énergie. C’est une mécanique de jeu qui, selon moi, est un peu trop punitive. Vous pourrez éventuellement vous procurer de la bière, ce qui calmera votre personnage, mais vous devrez avoir les moyens de vous la payer. Vous finirez donc par être en mesure de mieux gérer votre santé mentale, mais, en début de partie, c’est plus difficile de gérer cette maudite démence.
Une armée de zombies
Et ce n’est pas tout, un jour, vous ferez la connaissance du médecin de peste, Albert, qui vous donnera la possibilité de faire des recherches sur les objets et utiliser l’alchimie pour créer de nouvelles recettes. Il vous donnera aussi vos premiers zombies « apprivoisés » que vous pourrez utiliser pour vous aider avec les nombreuses tâches de votre quotidien, comme dans le premier jeu.

Grâce à ces zombies, vous pourrez aussi participer à certains affrontements. Le système de combat repose sur la gestion et le commandement de votre armée. Vous devez défendre votre drapeau pendant que vous prenez possession de ceux de vos ennemis. Les combats ne s’emboîtent pas naturellement au jeu, mais ils sont des distractions amusantes. C’est une mécanique de jeu intéressante, mais qui se présente plus tard dans l’aventure. Vous aurez droit à un petit avant-goût de ces combats en début de partie, mais vous devrez attendre plusieurs heures avant de pouvoir vraiment en profiter. Pour partir au combat, il vous faudra des barricades, des armes et des armures dont vous pourrez équiper votre
armée.


Le crafting
La fabrication d’objet est l’une des actions que vous allez le plus faire en début de partie jusqu’à ce que vous ayez la possibilité d’avoir vos petits travailleurs, les zombies, pour vous aider dans vos tâches. Le crafting est non seulement très complet, vous aurez aussi beaucoup de machines différentes à votre disposition. De four de poterie à l’établi de menuisier, en passant par le métier à tisser, votre environnement deviendra rempli de machines vous donnant une panoplie de possibilités de créations d’objets divers. Pendant ces créations, si vous avez les matériaux nécessaires à votre disposition, les actions se succèdent et sont très satisfaisantes.
Par exemple, pour faire du pain, il vous faut compléter plusieurs étapes. Vous commencerez par créer des parcelles de terre pour cultiver le blé, vous y planterez ensuite des graines de blé et les regarderez pousser. Vous pourrez ensuite les récolter et les utiliser pour faire de la farine avec votre meule. Puis vous utiliserez votre plan de cuisine pour façonner votre pâte en ajoutant de l’eau à votre farine. Pour terminer, vous utiliserez votre four de cuisine pour créer votre pain. Et, évidemment, vous aurez besoin de bois dans votre remise pour alimenter le four, ce qui vous demandera aussi d’abattre quelques arbres. Tout cela pour faire du pain!

Fossoyeur, mais aussi fermier!
Comme dans tous les jeux du genre, vous devrez cultiver des fruits et légumes, pêcher et amassez des matériaux. En cultivant, vous aurez tout le nécessaire pour cuisiner, ce qui vous donnera plus d’énergie pour votre journée. Plus votre personnage sera un bon fermier, plus vos récoltes seront bonnes et plus vos parcelles de terre seront élevées. Vous aurez donc la possibilité de cultiver des aliments qui demandent une meilleure maîtrise du jardinage, comme le houblon, qui vous demande sept points de maîtrise.


Mon avis
Graveyard Keeper 2 est une amélioration par rapport à son prédécesseur, mais je ne peux malheureusement pas dire que le jeu est parfait en tout point. Certes, j’ai eu énormément de plaisir à y jouer et le thème est unique et très accrocheur. Cependant, la progression est lente et inutilement complexe, surtout au début de l’aventure. On peut facilement se perdre dans la foule de mécaniques de jeu et c’est étrange de dire cela, mais le jeu manque de linéarité. Toutefois, c’est un titre original et qui vous en donnera pour votre argent. Avec une durée de vie d’environ 50 heures, et plus si vous souhaitez tout voir, vous rentabiliserez vite votre investissement. Les nouvelles mécaniques de jeu sont amusantes, le jeu est surprenamment vaste et complexe et j’aime bien les batailles de zombies, qui ajoutent un peu d’action et d’excitation. Les fans du premier titre y trouveront assurément leur compte, mais je suggère peut-être aux nouveaux venus de s’attaquer au premier titre avant de s’aventurer dans celui-ci, qui est tout de même plus complexe. Je donne à Graveyard Keeper 2 la note de 7.5 sur 10.
Points positifs:
- Un jeu extrêmement complet
- Une atmosphère parfaitement adaptée au thème
- Un excellent rapport qualité-prix
- Des nouvelles mécaniques de jeu intéressantes
- Une carte surprenamment vaste
- Des chaînes de production qui fonctionne plutôt bien
- Un arbre de technologie qui nous donne beaucoup de choix et de liberté …
Points négatifs:
- … mais qui est parfois trop compliqué
- La démence peut être handicapante, surtout au début de l’aventure
- Une progression assez lente
- Le jeu aurait bénéficié d’une ligne directrice plus claire
Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Graveyard Keeper 2. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!
Un énorme merci à Lazy Bear Games de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.
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