Critique: Death Howl
Voici notre critique du jeu Death Howl, testé sur PC.

Genre: Deck Builder, Soulslike, Tour par tour tactique
Développeur: The Outer Zone
Date de sortie: 9 décembre 2025
Disponible uniquement sur PC.
De nos jours, il y a de plus en plus de Soulslike et de plus en plus de Deck Builders. Après tout, ces genres sont amusants et extrêmement populaires. Alors, pourquoi ne pas fusionner ces deux genres en y intégrant des combats tactiques au tour par tour? C’est précisément la proposition de l’équipe de The Outer Zone, un petit studio de développement situé à Copenhague au Danemark. Death Howl est leur deuxième jeu et il s’agit d’une recette qui semble très prometteuse. Ce titre, qui allie deux genres très populaires, offre également une esthétique originale qui devrait séduire un grand nombre d’entre vous. Il y a quelque temps, nous vous avons donné nos premières impressions sur le jeu, mais, maintenant qu’il est enfin disponible, c’est l’heure de vous donner notre avis final! Lisez cette critique pour découvrir ce que nous en avons pensé!
Ro
Dans Death Howl, vous incarnez Ro, une chasseuse appartenant à une petite tribu. Son fils, Olvi, est mort et, guidée par des esprits, elle part à sa recherche dans le monde fantastique des esprits dans le but de le ramener à la vie. L’histoire est touchante, mais surtout très sombre, et elle est fortement inspirée par les légendes scandinaves. Toutefois, elle est racontée un peu à la façon des Souls (c’est un Soulslike après tout). Alors, les joueurs qui préfèrent les histoires concrètes risquent de s’y perdre. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé la narration, même si elle est minime. Un voile de mystère plane constamment sur le personnage principal et chaque bribe d’information est pertinente et bienvenue.


Un Soulslike pas comme les autres
Pour ce qui est de la jouabilité, c’est ici que Death Howl se distingue des autres jeux. En fait, Death Howl est un Deck Builder à la sauce Soulslike. Ces deux genres sont extrêmement populaires, mais se rencontrent rarement. En ce qui concerne l’aspectDeck Builder du jeu, il fonctionne comme la plupart des titres du genre. Death Howl utilise des cartes et le but est de créer un paquet équilibré et efficace qui exploite au maximum les synergies disponibles. Dans la version complète du jeu, plus de 160 cartes sont mises à votre disposition et vous pourrez être très inventif dans la façon de les combiner. Par exemple, certaines cartes vous forceront à en défausser d’autres. Une fois jetées, ces dernières vous donneront un bonus d’attaque ainsi que d’autres effets qui feront pencher les probabilités en votre faveur. Toutefois, bien que de nombreuses cartes soient disponibles, vous ne pourrez qu’en équiper 20 à la fois. Vous devrez donc faire des choix difficiles et vraiment expérimenter avec l’aspect Deck Building du titre pour trouver les cartes qui vous conviennent le mieux selon la situation. Il est possible de créer des paquets axés sur le poison, le sacrifice, la riposte, le mouvement, et bien plus. La collecte de puissants totems chamaniques améliore davantage les options tactiques.



Le royaume des esprits
Death Howl est un monde ouvert avec plusieurs chemins qui vous s’offrent à vous. Vous aurez plusieurs façons de progresser, un peu comme dans un vrai Soulslike. Vous explorerez le royaume des esprits, qui est un monde vaste divisé en quatre royaumes avec un total de 13 régions distinctes à explorer. Contrairement aux jeux de cartes auxquels vous êtes habitués, Death Howl encourage réellement l’exploration. Même s’il n’est pas aussi vaste qu’un jeu comme Elden Ring, on sent tout de même le besoin d’explorer chacune des zones. Chaque nouvel environnement nous force à adapter nos stratégies et nous permet de découvrir des quêtes secondaires et des contes oubliés qui enrichissent le narratif.
De plus, tout au long de l’exploration, vous découvrirez des sites sacrés qui agissent un peu comme les fameux bonfire de la série Dark Souls. Les sites sacrés vous offrent la possibilité de restaurer vos points de vie et de déverrouiller des bonus, comme des emplacements supplémentaires pour l’équipement ou des cartes légendaires. Pour les déverrouiller, vous devrez tuer des esprits et ainsi collecter des Death Howl (l’équivalent des Souls) ainsi que les ressources nécessaires. Cette chasse aux ressources fait beaucoup penser à des jeux comme Monster Hunter. Certains esprits donnent en effet un certain type spécifique de ressource, et il faudra les affronter plusieurs fois avant d’en avoir assez pour fabriquer la carte désirée. La recherche de ressources occupe une place importante dans ce titre, ce qui amène un aspect légèrement répétitif au jeu, mais qui augmente énormément sa durée de vie, surtout pour les complétionnistes.


Des affrontements au tour par tour
En ce qui concerne les combats, Death Howl opte pour un système au tour par tour tactique qui risque de plaire aux amateurs de jeux de plateau. Effectivement, l’utilisation de cartes et les déplacements par cases pendant les combats font immédiatement penser à un jeu de société du type Dungeon Crawler. Les adversaires sont visibles pendant l’exploration, vous permettant ainsi de les contourner pour éviter l’affrontement. Toutefois, en vous rapprochant d’un ennemi, le jeu basculera en mode combat.
Au début de votre tour, vous pigerez cinq de vos vingt cartes. Chacune d’entre elles aura un coût en mana pour être jouée, et vous débuterez avec cinq points de mana. Vous vous déplacerez dans une arène quadrillée de taille moyenne et, pour ce faire, vous pourrez dépenser des points de mana ou utiliser des cartes de déplacement. Vous devrez vous déplacer sur la grille et affronter vos adversaires en utilisant vos cartes d’attaque. Certaines cartes, qui sont beaucoup plus fortes, demanderont d’être détruites une fois utilisées. Elles ne seront pas détruites de manière permanente, cela signifie seulement qu’elles seront mises de côté dans une pile distincte de votre défausse et qu’elles ne seront pas mélangées avec le reste de votre paquet lorsque vous aurez épuisé vos cartes à piger. Pendant l’aventure, vous affronterez plus d’une trentaine d’ennemis avec des comportements uniques. Apprendre à connaître chacun des ennemis est crucial pour la réussite des combats, un autre aspect fortement inspiré des Soulslike.



J’ai vraiment aimé les combats dans Death Howl. Les esprits ordinaires ne sont pas très difficiles à vaincre, mais, lorsque vous affronterez des esprits plus balaises, vous devrez rester vigilant pour remporter la victoire. Chaque ennemi utilise une technique de combat unique, comme l’escargot qui se cache dans sa coquille après son premier assaut, ce qui le rend difficile à vaincre. Toutefois, ce que j’ai trouvé le plus réussi, c’est l’environnement des combats. Même s’ils ne sont que de petits espaces quadrillés, ils ont tous un design distinct qui nous oblige à adapter notre stratégie d’un endroit à l’autre.
L’arbre de compétences
Chaque royaume possède son propre arbre de compétences. Lorsque vous entrez dans un nouveau royaume, l’arbre de compétences de ce royaume est réinitialisé. Chaque arbre propose des compétences et des améliorations différentes, adaptées aux défis et aux types de cartes majoritairement présentes dans chaque zone. Vous devrez donc prioriser les améliorations de base, comme la mobilité, la défense, le coût de mana, etc., au début de chaque nouveau royaume, avant de vous spécialiser dans des branches plus nichées. L’arbre de compétences ne fait pas que rendre votre personnage plus puissant, il dicte la façon dont vous construisez votre paquet et dont vous utilisez chaque carte. Vous déverrouillerez également des emplacements pour les totems chamaniques. Ces derniers procurent des bonus passifs, un peu comme le feraient des artefacts, et peuvent vraiment influencer votre façon de jouer.



Un monde fascinant
Le côté pixel art est minimaliste, mais il est parfaitement exécuté. Ce qui le distingue assurément des autres jeux optant pour le même style, c’est sa palette et son design inquiétant. En effet, les couleurs sont limitées à des nuances très sombres, tandis que les décors ne comptent que quelques couleurs, ce qui renforce considérablement l’aspect rétro du titre. Les décors sont oppressants et l’ambiance générale du jeu est vraiment très mélancolique. Cela est accentué par une bande-son atmosphérique aussi angoissante que les décors qu’elle accompagne. Je n’ai cessé d’être impressionné par les environnements et les palettes de couleur. Death Howl propose un style visuel déstabilisant qui lui va comme un gant!



Avis final
J’ai toujours aimé les jeux qui se déroulent dans un univers décalé où l’on ressent qu’on n’est pas le bienvenu. Death Howl excelle dans ce domaine. Il propose un monde sombre et inquiétant dans lequel j’ai plongé avec excitation et fascination. Bien que l’aspect Soulslike du titre ne soit peut-être pas toujours mis en évidence, vous verrez tout de même plusieurs similitudes qui vous permettront de ne pas douter de sa source d’inspiration. Si vous êtes un fanatique de combats en tour par tour tactique ou si vous appréciez autant les jeux de construction de paquets de cartes que moi, vous adorerez Death Howl. Le concept est original, les cartes sont nombreuses et diversifiées, les combats sont captivants et l’esthétique visuelle est remarquable. Cependant, l’interface pourrait être plus élaborée et la
difficulté pourrait être plus clémente. Effectivement, la mort vous attend à chaque détour et seuls les joueurs les plus endurcis parviendront à relever le défi. Toutefois, c’est cette difficulté qui m’a poussée à expérimenter avec les cartes et les totems et c’est un des aspects que j’ai beaucoup aimés.
De plus, fidèle à mes habitudes, j’ai exploré chaque zone en long et en large afin d’en découvrir tous les secrets. J’ai ressenti le besoin de
farmer tous les matériaux nécessaires pour créer un maximum de cartes, ce qui a considérablement augmenté mes options de personnalisation.
C’est un signe évident que j’ai pris beaucoup de plaisir à y jouer. Une chose est certaine, je suivrai attentivement les projets de The Outer Zone dans le futur. Death Howl est un jeu unique, qui se démarque de la concurrence et auquel je donne la note de 9 sur 10!
Points positifs:
- Une boucle de jeu addictive
- Des tonnes de possibilités pour fabriquer votre paquet et les synergies sont réellement intéressantes
- Un design visuel glauque et unique
- Des combats au tour par tour vraiment agréables
Points négatifs:
- Une difficulté peu clémente
- L’interface utilisateur pourrait être plus élaborée
Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique du jeu Death Howl. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!
Un énorme merci à 11 Bit Studios de nous avoir permis de tester le jeu pour en faire une critique.
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