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Critique: Resident Evil Requiem

Voici notre critique du jeu Resident Evil Requiem, testé sur PlayStation 5.

Genre: Survie-Horreur, Action-Aventure
Développeur: Capcom
Date de sortie: 27 Février 2026

Disponible sur PlayStation 5, Nintendo Switch 2, Xbox Series et PC.

Le premier jeu Resident Evil a vu le jour en 1996 sur PlayStation et cette sortie a eu l’effet d’une bombe dans l’univers du jeu vidéo en proposant un jeu en « trois dimensions », où le côté horreur du titre faisait sursauter même les plus braves d’entre nous. Depuis cet immense succès, la série a continué de surfer sur sa vague de popularité pour proposer une panoplie d’autres jeux, qui ont fait office de suites directes, ou de compléments pour explorer d’autres personnages et horizons dans le vaste univers de Resident Evil. Nul besoin de mentionner que cette popularité est encore bien présente aujourd’hui, car la franchise compte maintenant neuf titres pour la série principale et, si l’on inclut les remakes, les spin-offs et les autres jeux liés, on frôle la trentaine de jeux. À un certain moment, la série s’est malheureusement un peu essoufflée et les joueurs ont commencé à douter de la pertinence de continuer cette saga monstrueuse. C’est alors que les titres Resident Evil 7: Biohazard et Resident Evil Village sont venus donner un vent de fraîcheur à la série et ont réussi à reconquérir le cœur de plusieurs fans, tout en prenant soin d’en accrocher de nouveaux au passage. Aujourd’hui, en 2026, après une grande vague de publicité, la série fait son retour avec le tout nouveau Resident EvilRequiem. Est-ce que ce nouveau jeu est à la hauteur des attentes et des promesses faites par Capcom? Est-ce qu’il plaira autant aux fans de la série qu’aux nouveaux venus? C’est ce que nous verrons dans cette critique!

Une histoire horrifique qui traverse les époques

Resident Evil Requiem débute avec la présentation rapide de l’un des deux personnages principaux du jeu, soit Grace Ashcroft, qui œuvre au sein du FBI. Suite à la découverte d’un corps inerte dans un hôtel, notre supérieur nous envoie enquêter à ce sujet. Comble du malheur, c’est dans ce même hôtel que la mère de Grace, Alyssa Ashcroft, a été assassinée il y a quelques années. C’est en explorant cet hôtel, assez lugubre, il faut se le dire, que Grace aura des flashbacks qui vont nous aider à mieux comprendre son passé, mais aussi son présent.

Dans tout le département, il fallait que ça tombe sur nous…

Les premières minutes de jeu sont assez tranquilles. On se déplace lentement, on explore, on trouve des objets clés pour pouvoir continuer notre exploration, le tout sans combats et sans action au sens propre. Cependant, dès notre entrée dans l’hôtel, on sent déjà cette énorme pression de stress sur nos épaules, et l’on ressent cette sensation de malaise qui nous traverse le corps au complet, et ce, grâce à une direction artistique hors norme et une bande sonore à faire glacer le sang. La balade dans les rues de la ville et l’exploration initiale de l’hôtel nous en mettent vraiment plein la vue. Il faut se le dire, c’est le plus beau jeu de la série, de loin!

Il ne faudra pas attendre bien longtemps pour que des créatures infectées fassent leur apparition et que le jeu montre sa vraie nature. C’est en avançant progressivement dans notre aventure qu’on va apprendre que Grace joue un rôle majeur dans l’avenir de ce monde. On comprendra également que rien n’a été placé au hasard dans sa vie jusqu’à maintenant. Leon S. Kennedy, qui est l’un des personnages les plus populaires de la série, viendra prêter main-forte à Grace pour tenter de mettre fin à cette nouvelle infection qui rappelle beaucoup trop la tragédie de Raccoon City, survenue plusieurs années auparavant.

Dès le départ, vous en aurez plein la vue!
Le jeu débute de façon assez calme…
… mais ça tourne rapidement au vinaigre.

Mon résumé de l’histoire va se terminer ici, car, comme je vous le mentionnais en introduction, le jeu regorge d’intrigues intéressantes et de revirements de situation, donc je vous laisse le plaisir de les découvrir. Resident Evil Requiem nous plonge dans une toute nouvelle intrigue, tout en nous ramenant aux sources de ce qui a fait de cette saga un succès phénoménal. Les retours dans le passé, les éléments narratifs des premiers jeux de la série et les références à des moments clés du passé, tout y est pour faire plaisir aux fans les plus anciens de la série. N’ayez crainte, ces références ne sont pas sans saveur et ne servent aucunement de remplissage: elles ont un but bien précis et sont nécessaires au bon déroulement de l’histoire principale. Tout s’agence parfaitement pour nous offrir un arc narratif complet et très satisfaisant.

Grace

Resident Evil Requiem nous donne le plaisir de pouvoir incarner en alternance deux personnages différents tout au long de notre aventure. Ce qui est, selon moi, un atout majeur du titre est le fait que les deux personnages se jouent de deux manières totalement différentes. Par exemple, les séquences de jeu avec Grace sont beaucoup plus basées sur un style évoquant la survie, la peur, le stress et la fuite. Avec elle, on fonce rarement dans le tas, armé jusqu’aux dents. En contrôlant ce personnage, on se trouve plutôt à faire plusieurs parties de « cache-cache », à éviter les rencontres potentielles avec certaines créatures, à utiliser la ruse pour faire diversion afin d’atteindre des passages obligatoires, et bien plus. Comble du malheur, c’est en jouant avec Grace qu’on rencontre aussi les créatures les plus horrifiques et les plus menaçantes, rendant donc ses séquences à la limite du supportable.

C’est dans ces moments qu’on vit au maximum le sentiment de peur, de stress continu et cette ambiance malsaine qui nous ronge de l’intérieur. On est souvent amené à devoir se cacher des infectés, car on n’a plus aucune munition ou aucun couteau à notre portée, surtout en début de partie, sans compter la présence continue d’une créature qui est à nos trousses dans les moindres recoins. Le jeu nous suggère fortement de jouer en mode première personne avec Grace pour vivre à fond l’immersion et la peur constante. Force est d’admettre que, oui, le jeu est beaucoup plus effrayant dans ce mode de vue. On peut même constater les tremblements de Grace quand elle tient la lampe torche ou son arme, et on peut constamment l’entendre grelotter de peur.

L’ambiance est incroyable.
Quelle horreur!

Leon

Quand on passe du côté de Leon, c’est une autre histoire. On oublie ce sentiment de stress et de peur et l’on passe à un style de jeu beaucoup plus bourrin et rempli d’action. Avec Léon, on fonce tête baissée directement dans la menace pour éliminer tous les infectés qui se trouvent sur notre route. Lors de ces séquences de jeu, notre personnage est beaucoup plus équipé et beaucoup mieux préparé, ce qui nous donne plus de moyens de nous défendre, par exemple l’utilisation de notre hachette. Ici, le jeu nous propose un mode de vue à la troisième personne, ce qui nous permet de voir un peu plus l’environnement qui nous entoure et ainsi prévenir la menace des infectés qui pourraient nous prendre de dos. Ce mode de vue est également parfait pour pouvoir observer les techniques de combat de Leon et ses éliminations très stylées. N’ayez crainte, le jeu permet de changer de style de vue comme bon nous semble, mais ces deux modes distincts pour chaque personnage sont, selon moi, le meilleur choix.

La vue à la troisième personne avec Leon.

Que ce soit avec l’un ou l’autre des personnages, on a tout de même une base de jouabilité qui rallie les deux camps. Je prends, par exemple, la possibilité de mélanger deux objets pour en créer de nouveaux (comme les fameuses plantes vertes qu’on peut combiner pour créer un remède). Éventuellement, Grace obtient un dispositif qui lui permet de récolter du sang infecté, et c’est avec ce sang qu’elle peut fabriquer des munitions, des soins ou d’autres objets nous permettant de mieux nous défendre contre les menaces qui sont constamment à nos trousses. Il est aussi possible de découvrir de nouvelles « recettes » pour avoir accès à de nouvelles créations.

Du côté de Leon, on retrouve aussi la possibilité de combiner différents objets, mais cette mécanique repose davantage sur la modification des armes. Lorsqu’on tue des infectés, des points nous sont alloués, et ces points peuvent être utilisés à certains endroits précis, pour acheter des munitions, de nouvelles armes ou pour améliorer les armes que l’on possède déjà. Ici, le système d’amélioration est beaucoup plus axé sur l’action pure et dure plutôt que sur la création d’objets en mode survie, comme avec Grace.

Avec Leon, il est possible d’améliorer ses armes.
Les deux campagnes sont séparées… mais parfois, elles se rejoignent!

L’équipe de développement a réussi, de façon magistrale, à proposer un jeu avec deux styles de jeu distincts, oscillant entre l’horreur pure et dure et les scènes d’action sans précédent. Un équilibre parfait entre deux tons complètement différents, mais qui se complètent tellement bien, que ce soit au niveau du gameplay ou de la trame narrative. Dès que l’horreur commence à être lourde, le jeu nous replonge dans l’action. Pour cette raison, c’est un jeu plus facile à dévorer que les deux titres précédents. Mais, là encore, je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même.

Une ambiance magnifiquement monstrueuse

Dans un jeu comme Resident Evil, le sentiment de peur et de stress ne réside pas seulement dans l’apparition surprise de créatures avec un effet de « jumpscare ». Il réside aussi dans la façon de faire vivre ces émotions aux joueurs, et tout cela passe bien souvent par une mise en scène et une direction artistique bien ficelées. Sans surprises, Resident Evil Requiem n’y va pas de main morte et nous propose une ambiance à faire glacer le sang.

Les fans de la série vont rapidement reconnaître cet endroit.

Premièrement, si l’on s’attarde au niveau visuel, le titre propose des graphismes à couper le souffle. Tant au niveau des personnages, qui sont assez époustouflants (mis à part peut-être les cheveux qui posent souvent problème et quelques petits bogues de collision rencontrés ici et là), qu’au niveau des différents environnements glauques et lugubres, la direction artistique réussit à nous créer ce sentiment de malaise constant. Le jeu nous propose une panoplie d’environnements différents, comme un hôtel désaffecté, un manoir qui peut sembler normal aux premiers abords, mais qui renferme des horreurs inimaginables, des réseaux souterrains et même des passages dans des endroits mythiques de la série, et j’en passe. Peu importe l’environnement dans lequel on se trouve, une touche lugubre et macabre est ajoutée, que ce soit par des bains de sang au sol, des murs tapissés de sang ou de substances inconnues, des cadavres gisant au sol ou même de la pourriture un peu partout. Ce rendu visuel est celui qui vient créer ce malaise constant, ce dégoût qu’on a en entrant dans certaines pièces.

Pour ajouter encore un peu plus à ce sentiment déjà omniprésent, le jeu propose une bande-son des plus stressantes qui soient. Je conseille fortement de jouer avec un casque d’écoute, car tout au long de notre aventure, la bande sonore joue un rôle très important au niveau de l’immersion. On entend sans cesse des objets tomber dans les pièces adjacentes, des bouteilles qui roulent au sol au bout d’un couloir qu’on ne voit pas, faute de lumière. Et que dire des bruits de pas et des grognements des infectés qui rôdent autour de nous? L’ambiance auditive est une réussite sur toute la ligne. Oui, des « jumpscares », il y en a des tonnes. C’est surtout la direction artistique, qui est autant visuelle qu’auditive, qui rend ce jeu doublement stressant et paniquant par moments. En effet, elle nous plonge dans une atmosphère déconcertante, stressante et malsaine tout au long de notre aventure. Avec une aussi bonne immersion et une mise en scène si bien maîtrisée, c’est un plaisir d’avoir peur et un plaisir d’être stressé tout au long de notre première partie.

Pas très appétissant.
Certains environnements peuvent être malsains!
Une mise en scène bien maîtrisée.

À quand le prochain?!



Resident Evil Requiem est peut-être ce qu’il fallait à la série pour qu’elle connaisse un nouveau tournant dans sa longue histoire. Les critiques sont unanimes, le jeu plait aux fans de la série, mais il est aussi une parfaite introduction au genre. Il nous fait plaisir en nous ramenant à des endroits emblématiques et en nous offrant des moments d’anthologie où nos souvenirs les plus marquants des premiers opus refont rapidement surface. Ce succès retentissant n’est pas passé inaperçu chez Capcom, qui a déjà annoncé une extension narrative (et qui sait peut être même un mode VR!). Mais ce n’est pas de la chance, Requiem mérite ce succès, c’est un jeu phénoménal. La direction artistique est une réussite sur toute la ligne, le level design est tout simplement incroyable et les environnements sont variés et effrayants. C’est aussi un jeu qui met excessivement l’accent sur les détails. Cette attention aux détails est ce qui le rend unique et ce qui le distingue des autres jeux du genre. Mais ce qui est le plus frappant est la différence de jouabilité entre les deux personnages et l’équilibre entre l’horreur et l’action qui est tout simplement parfaite. Selon moi, c’est assurément le meilleur jeu de la série. Requiem est la preuve que même les plus vieilles licences peuvent innover tout en restant fidèles à leurs origines. Je lui donne l’excellente note de 9 sur 10!

Points positifs:

  • Une direction artistique visuelle aussi magnifique que glauque
  • Une direction sonore qui transpire le stress et la peur
  • Des environnements riches et variés
  • Une jouabilité en deux tons distincts entre Grace et Léon
  • Les phases de survie avec Grace sont terrifiantes
  • L’amélioration des armes avec Léon renforce le côté action
  • Un jeu totalement en français, audio comme écrit
  • La possibilité de changer de mode de vue à tout moment
  • Différents niveaux de difficulté proposés (vous avez même la possibilité de sauvegarder à l’ancienne avec de l’encre)
  • Des petits détails qui font la différence (par exemple les tremblements de Grace lorsqu’elle est poursuivie)

Points négatifs:

  • Quelques bogues de collision, surtout pour passer entre un ennemi géant et un mur, par exemple
  • J’aurais aimé des puzzles un peu plus corsés
  • Le jeu nous prend beaucoup par la main pour mener à bien notre exploration
  • Peut-être un peu court pour boucler l’histoire

Merci d’avoir pris le temps de lire notre critique de Resident Evil Requiem. N’hésitez pas à nous donner vos avis sur ce jeu dans la section commentaire, ci-dessous!



Underdrouin
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Underdrouin

Dans la trentaine, originaire de la Beauce.. Il a le bonheur d'être marié et papa de 2 beaux enfants. Il est dessinateur industriel depuis maintenant près de 14 ans et parallèlement, il est aussi pompier volontaire et premier répondant. Gameur depuis son tout jeune âge. Il a découvert le gaming grâce à la Super Nintendo. Depuis cette console, il a possédé toutes les autres consoles suivant cette génération. Actuellement sur la nouvelle génération, il est le genre de joueur qui aime toucher à tout de près ou de loin. Au plaisir de discuter gaming avec vous, ou même de se retrouver en ligne lors d'une partie. Game On !

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